15 juillet 2006

De droles de marxistes...

Chaque année, le SWP de Grande Bretagne organise une université d'été qui attire du monde en rapport avec la surface de cette organisation. On connait l'orientation stratégique poursuivie par le SWP en direction de l'islamisme, considérée comme une forme acceptable et déformée d'anti-impérialisme. En GB, cela se traduit par la construction de Respect, qui n'est nullement une alternative socialiste et ouvrière au blairisme, mais plutot un "front unique" (en langage vieux trotsk' on dirait plus précisément un Front Populaire, sans les virugules car c'est bien de cela qu'il s'agit...) avec des forces communautaristes islamistes. Respect a pour figure de proue le politicien aventurier Georges Galloway, un homme bien introduit auprès du défunt régime baasiste de Saddam Hussein. Un homme pour les beaux yeux de qui, le SWP a repoussé le mot d'ordre "un salaire moyen de salarié pour les députés" lors de sa discussion à la conférence de feu la Socialist Alliance, liquidée depuis au profit de Respect. Un homme qui porte haut ses convictions religieuses et se proclame adversaire de l'avortement. Un homme qui déclare que "Respect est le parti des musulmans". Un politicien qui spécule maintenant sur l'éclatement du SSP (Scottish Socialist Party), proposant à Tommy Sheridan de laisser tomber le SSP pour une variante écossaise de Respect ..

Ne reculant devant aucun sacrifice pour attirer un public pieux et pratiquant, cette année, à l'édition 2006 de Marxism, il y avait 2 salles de prière pour les croyants de confession musulmane : une pour les hommes et une pour les femmes !

Faut-il rajouter de longs commentaires sur ce fait et sa portée politique ?

Précision pour éviter tout faux débat :
- que des croyants, de quelque obédience religieuse, fassent leurs prières est une affaire qui relève de la stricte sphère privée et doit donc se dérouler dans la sphère privée.
- qu'un groupe se prétendant marxiste, révolutionnaire, déroule les tapis de prière pour un exercice publique d'une foi religieuse, qui plus est, en acceptant la ségrégation sexiste propagée par une religion particulière ...là ce n'est pas de la subversion de l'ordre ancien, c'est de la défense rapprochée d'une des forces réactionnaires contemporaines les plus sournoises !

09 juillet 2006

Le Congrès des libertés en Irak et les syndicats du pétrole appelent à la grève contre l’occupation


Communiqué repris du site de Solidarité Irak


A l’issue d’une rencontre le 1er juillet Le Congrès des libertés en Irak (IFC) et la direction du Syndicat du pétrole ont annoncé, en conclusion, que parler de sécurité n’a aucun sens tant que l’occupation et son régime fantoche continuent.

Cette rencontre a réuni Samir Adil, président, ainsi que Saeed Nima, Ali Abbas, Abdalkareem Abdalsada, Abdalzahra Abdalhassan et Ryadh Kakasheen pour le bureau exécutif du Conseil central de l’IFC, le secrétaire du Syndicat du pétrole du sud, Falih Abood et le représentant du Syndicat des ouvriers du pétrole de Basra, Abdullah Almaliki.

Les participants ont également conclu que la « réconciliation nationale » n’était été ait une initiative états-unienne pour légitimer l’occupation et son gouvernement ethno-religieux. Ils ont insisté sur l’urgence de concentrer tous leurs efforts pour en finir avec la violence et construire des Forces de sécurité capable de protéger le peuple.

La situation de la société irakienne est telle que le gouvernement actuel est incapable de restaurer la loi et la sécurité. De nombreuses entreprises ont été contraintes de fermer, d’où un taux de chômage de plus de 65%. Le congrès des libertés en Irak (IFC), dont 40% de la direction est constituée de représentants ouvriers, préconise deux stratégies contre les meurtres d’ouvriers et le bain de sang quotidien.

1) La Force de sécurité doit être organisée et instruire les ouvriers pour leur autodéfense.

2) Le pétrole est le seul secteur de l’économie Irakienne qui fonctionne encore au maximum de ses capacités. Il est le nerf de l’économie d’occupation. Une grève dans ce secteur est un coup porté au cœur de l’occupation. Elle forcera les milices armées gouvernementales pro-occupation à battre en retraite et à cesser les massacres.

La discussion a porté sur l’organisation de la grève, son impact politique et social, et la logistique nécessaire. Les participants ont unanimement voté en faveur de la grève et demandé au Congrès des libertés en Irak (IFC) de mobiliser pour la grève.

Le bureau exécutif a aussitôt demandé aux organisations du Congrès et aux membres individuels de soutenir la grève par tous les moyens.

IFC Media Centre, 1er juillet 2006


Reproduction autorisée et bienvenue - Solidarité Irak, 99 rue du Molinel 59000 Lille - 03 28 36 41 86 - www.solidariteirak.org - contact@solidariteirak.org

08 juillet 2006

Pour en finir avec la V° République

Nous signalons à l'attention de nos lecteurs l'article de Gérard Combes paru dans Avanti Numero 34 de mai 2006 :
http://www.avanti-lcr.org/bulletin/html/34pourenfinir.html

Nous n'aurons qu'une remarque à formuler : comment dans la LCR les camarades d'Avanti font-ils pour, d'un côté, formuler la revendication juste du mot d'ordre d'assemblée constituante entendu comme "une consigne d’agitation pour tout de suite et pas comme un des volets institutionnels pour un catalogue électoral" et de l'autre, trouver un caractère positif au déroulement de la dernière conférence nationale de la LCR (24 et 25 juin 2006) dont la principale conclusion a été la décision de présenter Olivier Besancenot avec l'idée essentielle de "battre le libéralisme et le social-libéralisme" mais surtout pas "d'en finir avec la 5ème République" ?

Et ici, nous n'aurons même pas l'outrecuidance de rappeler le besoin d'un retour critique de la LCR sur son vote Chirac du 5 mai 2002...En l'état des discussions dans la LCR, rien ne préserve d'une consigne de 2ème tour "voter Sarko pour barrer la route à Le Pen" tandis que semble acquis le fait de "ne (surtout) pas voter pour le social-libéralisme".

Restons en au fait que les camarades d'Avanti sont les seuls dans la LCR à mettre en cause la légitimité du régime et à exiger le départ immédiat de Chirac, de son gouvernement et de sa majorité parlementaire UMP. Bon point pour eux.

02 juillet 2006

Quand Fillon intime à Hollande l’ordre de rompre avec l’extrême gauche.

Par sa contribution intitulée Complaisance zéro pour l’extrême gauche ! (Le Monde du 28 juin 2006), François Fillon nous donne un aperçu des craintes de la bourgeoisie française.

Fillon, gaulliste de toujours dans sa vie politique, a rompu avec Chirac et a choisi le camp de Sarkozy. Son actif gouvernemental compte notamment la réforme des retraites en 2003, portant tous les salariés à 40 annuités de cotisations alors que les fonctionnaires étaient encore au régime des 37,5 annuités. Cette victoire contre les travailleurs lui a été acquise grâce à la complicité des dirigeants syndicaux, Chérèque en tête, qui ont refusé d’organiser la grève générale jusqu’à satisfaction des revendications alors que les conditions le permettaient en avril-mai 2003. Puis en 2004, il s’est attaqué à une nouvelle réforme libérale de l’enseignement. Son ralliement à Sarkozy signe le choix de l’affrontement direct, sans faiblesse, avec la classe ouvrière.

Avec un tel capital d’expériences, Fillon sait très bien ce que la bourgeoisie française doit aux dirigeants de la gauche politique et syndicale. Il sait très bien que Jospin a souscrit avec Chirac à l’engagement de Barcelone en 2002 de porter à 65 ans l’age du départ en retraite. Il sait très bien ce que le gouvernement de la gauche plurielle sous la direction de Jospin, avec la participation du PS, du PCF, des Verts et du MDC, a réalisé en matière de privatisations, de flexibilité. Pourtant dans cette tribune, Fillon ordonne à François Hollande, premier secrétaire du PS, de rompre avec l’extrême gauche et de tenir une attitude hostile à son égard, la comparant à l’extrême droite.

Fillon rêve de rééditer la configuration de 2002, d’abord celle du 1er tour. Le gouvernement Jospin venait de passer 5 ans à appliquer le programme de la droite en tournant le dos aux espoirs de sa base sociale, de ceux qui l’avait élu en 1997 pour se débarrasser de Juppé. Ce faisant, la politique du gouvernement Jospin avait suscité une forte abstention dans l’électorat de gauche, un fort mécontentement chez ceux qui continuaient à voter pour la gauche et une montée des suffrages en faveur de l’extrême gauche. Ainsi, la politique de la gauche plurielle avait permis de détruire la représentation politique des travailleurs incarnée dans la majorité parlementaire de gauche issue des urnes en juin 1997.En faisant la politique de la droite, elle avait ramené Chirac.

On sait le succès de cette orientation pour la bourgeoisie qui avait abouti au recul de tous les candidats associés à la gestion gouvernementale de la gauche plurielle et à l’élimination de tout candidat de la gauche pour le 2ème tour.

Lorsque Fillon appelle à « un face à face décapant, transparent et constructif entre les deux formations susceptibles de gouverner la France : l’UMP et le PS » , c’est cela qu’il a en tête : avoir la garantie que le PS s’il revient au pouvoir, se maintienne dans sa tradition de gérant loyal du capitalisme mais surtout, l’espoir de Fillon, c’est que le PS se grille suffisamment vis-à-vis des espoirs populaires, alors qu’un très fort mécontentement social s’est accumulé contre la droite depuis 2002, afin que le candidat du PS soit éliminé dès le soir du premier tour.

Or le PS, n’en déplaise aux gauchistes, reste un parti ouvrier bourgeois. Certes le caractère bourgeois de celui-ci s’est clairement illustré et affirmé ces 25 dernière années, notamment lors des périodes de gouvernance PS, certes le personnel dirigeant des sommets du PS est de plus en plus issu de l’ENA et a de moins en moins le caractère de « lieutenants ouvriers de la bourgeoisie » qu’avaient les dirigeants sociaux démocrates d’antan, mais le PS reste un parti attaché au mouvement ouvrier, à la gauche par l’histoire et par ce qu’en font les salariés.

Lorsque les électeurs ont sanctionné la droite aux élections régionales et cantonales de mars 2004 et aux européennes de juin 2004, en votant massivement pour le PS, ils n’ont pas adhéré en masse au « social-libéralisme », ils n’ont pas été « intoxiqués » par les idées contre-réformistes des sociaux-libéraux, ils se sont servis de ce qu’ils pensaient être leur parti. De même, lorsque le PS fait des dizaines de milliers d’adhésions ces derniers mois, ce n’est pas qu’à cause de la cotisation au rabais à 20 euros, c’est d’abord parce que ces nouveaux adhérents espèrent disposer d’un outil contre la droite et ses attaques anti-sociales et anti-démocratiques.

Aussi lorsque Hollande rencontre Besancenot sur un plateau de télé et passe un long moment à dire que les aspirations des électeurs, telles que le facteur les porte, à sa façon avec un vocable radical, sont parfaitement légitimes, cela donne des frayeurs à Fillon.

Fillon rêve à voix haute : il évoque le Labour britannique qui « s’est approprié les réformes de Margaret Thatcher ». Le bilan de Jospin ne lui suffit pas, il veut un PS qui affronte les aspirations sociales maintenant. Fillon, en politicien bourgeois avisé, sait que le basculement de la majorité de l’électorat socialiste en faveur du NON malgré la campagne ouiouiste du sommet, tout comme le positionnement de la CGT au CCN de février 2005, en dépit des souhaits de Thibault-Le Duigou, a assuré la victoire du Non le 29 mai 2005. Fillon sait que la perspective du vote utile, du vote contre la droite menace l’UMP et la 5ème République, comme résultat de la haine et de la frustration sociale générées par les attaques anti-sociales du gouvernement UMP et du MEDEF.

En un mot, Fillon souhaite que le PS se détruise maintenant en tant que parti ouvrier. Pour cela, il y a Ségolène. La candidature Ségolène est le meilleur espoir de la droite de rayer la possibilité d’une présence d’un candidat de gauche au second tour de la présidentielle.

Mais Fillon sait aussi que rien n’est joué : Ségolène n’a pas encore gagné son titre de fossoyeur de la gauche dés le premier tour. Pour cela, il intime l’ordre à Hollande de rompre avec l’extrême gauche, de la traiter en pestiférée. Pourtant Fillon, en homme de Chirac et de l’UMP, sait combien la bourgeoisie doit à « l’extrême gauche », à la LCR pour son appel à voter Chirac le 5 mai 2002. Il sait combien il lui est redevable de sa tactique électorale refusant de se désister sans condition au deuxième tour pour le candidat de gauche restant face à la droite. Mais cela reste des moyens dont la bourgeoisie préfère n’avoir recours qu’en dernière instance. Ce que la bourgeoisie veut, c’est l’élimination de toute représentation politique, même très déformée, des espoirs des travailleurs dès le soir du premier tour.

Pour cela, la bourgeoisie a besoin de deux repoussoirs : une Ségolène ou son clone pour susciter le maximum de rejet du coté de la gauche « radicale » ou l’abstention de l’électeur populaire « lambda », et d’un effet repoussoir vis-à-vis de l’extrême gauche en la diabolisant.

Pour atteindre ce deuxième objectif, Fillon, diplômé de droit public et de sciences politiques, a recours aux moyens dont usaient les staliniens d’antan, l’amalgame et la calomnie. D’une part, Fillon amalgame le rejet de l’économie de marché à l’apologie de la terreur et de la dictature. Si tu es pour l’appropriation collective des moyens de production, tu n’es pas fréquentable !

Retournons à Fillon son mensonge grossier : le maintien du système capitaliste au vingtième siècle a nécessité deux guerres mondiales et leurs millions de morts, une crise économique et sociale terrible à partir du krach de 1929, l’arrivée au pouvoir du nazisme et l’extermination industrielle du peuple juif d’Europe, le développement de l’arme nucléaire, les guerres coloniales dont celle de la France en Indochine et en Algérie, la répression massive du mouvement ouvrier en Italie, en Espagne, au Portugal, en Allemagne et partout où les régimes réactionnaires et fascistes ont pu le faire et enfin, last but not least, l’extermination de l’avant-garde révolutionnaire par les staliniens : des procès de Moscou contre la vieille garde du parti bolchévik à l’élimination des trotskistes vietnamiens dont le gouvernement français, à participation socialiste et communiste, sous la houlette du général de Gaule n’a pas eu à se plaindre.

Fillon, tout comme l’ensemble de la bourgeoisie française, est orphelin du stalinisme, du bon vieux temps où Thorez, sur ordres de Moscou, proclamait « Un seul Etat, une seule armée, une seule police » et où de Gaulle pouvait lancer la reconstruction de l’Etat bourgeois avec toute garantie de paix sociale de la part du stalinisme.

Contrairement à Fillon et ses pairs qui ont reçu en héritage le sang des deux guerres mondiales, des guerres coloniales et de la répression anti-ouvrière du siècle passé, les misères sociales de générations de prolétaires, le mouvement trotskiste a, lui, un héritage bien plus digne : celui des Communards fusillés en masse par Thiers et Gallifet, celui de l’opposition internationaliste à la boucherie mondiale, incarnée par Lénine, Trotsky, Liebknecht, Rosa Luxembourg, Rosmer, l’opposition à l’oppression coloniale, la solidarité avec les combattants algériens et indochinois pour l’indépendance, le soutien et la participation à la grève générale de juin 1936, à celle de 1953, à mai-juin 1968, celui de l’opposition au stalinisme au prix des calomnies de la presse stalinienne, des coups du SO stalinien et des balles dans la nuque du NKVD.

Enfin, retournons à Fillon le dernier de ses mensonges, celui que ses prédécesseurs des années 30, 40, 50 partageaient avec les dirigeants staliniens, celui de l’assimilation de l’URSS sous la férule des bureaucrates avec le socialisme, le communisme. Ce gros mensonge arrangeait bien les capitalistes car il leur permettait d’effrayer certaines couches des travailleurs avec les horreurs du Goulag, et d’organiser la division entre travailleurs communistes et socialistes. Les staliniens, de leur coté, pouvaient claironner : la preuve par la propagande bourgeoise que « l’URSS c’est vraiment le communisme » permettait de faire avaler bien des couleuvres à des millions de prolétaires sincères qui aspiraient à changer le monde et se retrouvaient fourvoyés par des faussaires affublés de drapeaux rouges, de masques de Lénine, qui singeaient les mœurs et coutumes des origines du mouvement révolutionnaire né d’Octobre 1917.

Pour Fillon et les siens, les offres de bons services de l’appareil du PS ne paraissent pas suffisantes. Qu’un Hollande tente d’amadouer l’électorat d’extrême gauche en débattant avec le « facteur » n’apporte pas assez de garantie de sa capacité à sauvegarder le système.

Fillon veut gagner en 2007 dès le premier tour, tenons-nous le pour dit ! Ne laissons pas Ségolène Royal et François Hollande offrir ce plaisir à la droite, organisons-nous pour virer la droite le plus tôt possible et imposer une politique favorable aux travailleurs.

La solidité de cette organisation passera par son indépendance vis-à-vis de la course aux présidentiables au sein du PS comme vis-à-vis de l’imbroglio au sein de la « gauche antilibérale » entre les candidatures Arlette, Besancenot, Buffet, Bové…Mais qui dit indépendance ne dit pas nécessairement insouciance à l’égard de ce qui se passe dans les « organisations traditionnelles » PS, PC, LO, LCR…

90ème anniversaire de la bataille de la Somme

Ce samedi 1er juillet 2006 a été célébré le quatre-vingt-dixième anniversaire de la bataille de la Somme. Commencée le 1er juillet 1916 et achevée en novembre 1916, cette bataille aura coûté la vie ou la santé à près de 1,2 millions d’hommes. Un million et deux cent mille jeunes hommes ont été passés au hachoir de la boucherie capitaliste en quatre mois sur un territoire grand comme un département français !

Pour les militants ouvriers, il est bon de mettre sous le nez des dirigeants bourgeois les horreurs incontestablement produites par les crises du système capitaliste. Aussi quand un François Fillon tance sévèrement François Hollande (cf. Le Monde du 28 juin) pour cause de complaisance envers l’extrême gauche, au motif que celle-ci « s’inspire d’une idéologie qui a enfanté la terreur et la misère », nous nous faisons un plaisir de rappeler à la mémoire du sieur Fillon les grandes réalisations humaines du capitalisme au vingtième siècle.

L’extrême gauche peut et doit porter le souvenir de ces faits matériels et proclamait fièrement sa filiation avec l’aile internationaliste du mouvement ouvrier qui, loin de se vautrer dans la cohabitation, on disait alors « l’Union sacrée », pour la défense des intérêts capitalistes, a opposé le refus de la boucherie, la solidarité internationale des travailleurs contre tous les capitalistes.

Cette aile internationaliste, marginalisée au début de la guerre par la trahison des principaux dirigeants du mouvement ouvrier, sociaux démocrates et syndicalistes, gagnera en audience et en influence au fur et à mesure que les masses secoueront le carcan de la militarisation. Cette aile internationaliste sera le creuset de la Troisième Internationale. Elle tentera de changer le monde durant la vague révolutionnaire de 1917-1923.

01 juillet 2006

Pour la régularisation de tous les sans-papiers !

Appel pour une régularisation globale et immédiate de tous les sans papiers en France

Alors que des centaines de sans papiers, présents parfois depuis de longues années en France, revendiquent le droit de vivre dignement en situation régulière,

Alors que les politiques mises en œuvre par le Gouvernement à leur encontre ne sont faites que de répression, rafles, rétention, condamnations, expulsions, ce qui fait vivre des conditions inhumaines à de nombreuses familles,

Alors qu’en Europe l’Espagne, la Suède, l’Italie, l’Angleterre ont décidé ou annoncé des opérations de régularisation globale de sans papiers, que d’autres pays demain peut-être suivront cette voie et que de nombreuses personnalités, en France même, ont exprimé leur accord avec cette perspective,

Les associations, syndicats, partis, ci-après signataires, appellent à une régularisation globale et immédiate de tous les sans papiers en France.

Lancé le 21 juin 2006

Signatures : Association populaire d’entraide, Droits Devant !, Les Verts, MRAP, Ligue Communiste Révolutionnaire

Pour vous joindre à cet appel : voie.populaire@noos.fr

La rédaction d'APS appelle ses lecteurs à soutenir et répercuter cet appel.

28 juin 2006

Informations sur la conférence de solidarité avec les travailleurs d'Irak

A l'occasion de la tenue de la conférence de Londres du 1er juillet, les organisateurs de cettte initiative lance un blog qui donnera ultérieurement plus d'informations.

http://www.iraqconference.blogspot.com/

A mettre dans vos favoris !

20 juin 2006

Irak : Le compte bancaire du syndicat du pétrole sous séquestre !

Communiqué de Naftana du 20 juin 2006, diffusé par l’Iraqi Workers’ Solidarity Group
Le compte bancaire du syndicat du pétrole sous séquestre !
Le gouvernement irakien attaque les opposants à la privatisation du pétrole.

Nous venons juste d’avoir la confirmation que le régime irakien a gelé tous les comptes bancaires du syndicat des travailleurs du pétrole, à la fois à l’étranger et à l’intérieur de l’Irak.

Vague d’attaques anti-syndicales du gouvernement
Cette décision du régime irakien vient dans le prolongement d’une série de mesures anti-syndicales, dont le démantèlement du syndicat des avocats, le gel des comptes du syndicat des écrivains, et le décret de septembre 2005 qui rend illégale toute activité syndicale. Pour réaliser cette action anti-syndicale, le gouvernement se sert du prétexte de la promulgation d’une prochaine loi pour « réguler » les organisations syndicales et leurs activités.

Cette action suit les traces de l’administrateur US Paul Bremer.
En 2004, Paul Bremer, alors proconsul de l’occupation US en Irak, avait déclaré que l’activité syndicale dans le secteur public était illégale. Cette décision remettait en usage le décret de Saddam Hussein de 1987 qui interdisait les syndicats des travailleurs dans ce secteur en déclarant que ceux-ci étaient plutôt des « serviteurs de l’Etat » que des « travailleurs ».

Couper les jambes des opposants au pillage du pétrole
Les énormes réserves de pétrole de l’Irak sont en train d’être domestiquées par le Production Sharing Agreement qui va transférer le contrôle effectif sur tous les aspects de la politique, de la production et du commerce du pétrole aux compagnies pétrolières multinationales. Le syndicat des travailleurs du pétrole est l’un des opposants les plus efficaces à cette politique, il a organisé une conférence contre la privatisation l’an passé, et en prépare une autre pour cette année.

Ewa Jasiewicz, militante de Naftana, peut répondre à vos questions sur ce sujet. Vous pouvez l’appeler au 07749 421576.


Notes à l’intention des journalistes

Le GUOE organise plus de 23.000 travailleurs du pétrole et du gaz.
Naftana (en arabe : « notre pétrole ») a été lancé par des militants en Grande-Bretagne après des rencontres avec le GUOE. Nous sommes en contact régulièrement avec les dirigeants de ce syndicat. En aout 2003, le syndicat a bloqué les exportations de pétrole pendant deux jours en signe de protestation contre les bas salaires.

Le GUOE est indépendant de tout parti politique et de toute fédération syndicale.
Des membres du comité exécutif, dont son président, ont fait partie de l’opposition à la dictature de Saddam Hussein, et nombre d’entre eux ont été emprisonnés par ce régime. Le GUOE est opposé à l’occupation militaire de l’Irak et à la privatisation du pétrole et des secteurs industriels de l’Irak.

Le GUOE (General Union of Oil) est le successeur du Southern Oil Company Union, établi immédiatement après la chute du régime de Saddam. En octobre 2003, les militants syndicaux ont chassé la compagnie américaine KBR des installations industrielles du secteur pétrolier.

14 juin 2006

Conférence de Solidarité avec le mouvement des travailleurs d’Irak - Londres le 1 Juillet 2006

Iraq Union Solidarity
Email: iraqunionsolidarity@yahoo.com
Web: www.iraqunionsolidarity.org
Tel: (+44) 7798.754.927.

Le 8 juin 2006

Solidarité avec les mouvements des travailleurs et des femmes d’Irak
Conférence à Londres le 1 Juillet 2006.


Nous vous invitons à venir à la conférence en « solidarité avec le mouvement ouvrier en Irak » qui se déroulera le samedi 1 juillet 2006 de 13H à 18H à Londres au Ressource Centre, 356 Holloway Road, London N7.

L’objet de cette conférence est de rassembler différents groupes à travers l’Europe qui agissent en soutien aux mouvements des travailleurs et de femmes d’Irak qui combattent pour un politique laïque et égalitaire à la fois contre l’occupation US et britannique et contre les milices sectaires. Cette conférence est ouverte à tous les groupes qui partagent cette priorité de base.

Nous pourrons échanger les informations sur nos activités et campagnes respectives, nous discuterons des développements de la situation en Irak et établirons les points d’accord et de compréhension communs. Nous discuterons des initiatives et campagnes internationales possibles.

L’ordre du jour provisoire de la conférence est le suivant :
- 1) Rapports sur la situation en Irak par des militants de retour d’Irak ;
- 2) Rapports sur les activités des différentes campagnes qui seront représentées à la conférence, dont IUS (GB) et Solidarité Irak (France) ;
- 3) Présentation et discussion autour de l’initiative Iraq Freedom Congress (Congrés pour le Liberté en Irak) ;
- 4) discussion sur les prochaines actions dont la possibilité de convoquer une autre conférence plus grosse à une prochaine date ;
- 5) Echanges de vues sur la situation en Iran et les actions de solidarité avec les mouvements des travailleurs et des femmes en Iran, contre la menace de guerre US et contre le régime islamique.

Vous serez peut-être aussi intéressé d’apprendre qu’immédiatement après la conférence, au même endroit, à 18h30, le célèbre écrivain américain Greg Palast parlera de son dernier libre « Mad House » à propos des milieux d’affaires et de la guerre en Irak, qui se tiendra en tant que séance de l’Université d’été de l’AWL des 1 et 2 juillet.

Meilleures salutations,
David Broder, pour Iraq Union Solidarity
Nicolas Dessaux, pour Solidarité Irak
Houzan Mahmoud, pour l’organisation à l’étranger du Parti Communiste Ouvrier d’Irak
Martin Thomas, pour l’Alliance for Workers Liberty

04 juin 2006

Histoire du trotskisme : à vos magnetoscopes !

On nous signale le passage de deux documentaires bientot sur France 2 :

SUR FRANCE 2

Jeudi 8 Juin 2006 à 23H05 : « LE MONDE DES TROTSKYSTES »
Jeudi 15 Juin à 23H05 : « LES TROTSKYSTES DU MONDE »

Documentaire de GUY GIRARD
Sélectionné au FIPA 2006

Complément du samedi 3 juin 2006 :

Quand le supplément télé du Monde (dans les kiosques le samedi 3 juin) annonce la programmation du premier des deux documentaires susmentionnés, le 8 juin prochain sur France 2, c’est pour y adjoindre bien des bêtises en très peu de lignes.

Entre autre l’affirmation que « la classe ouvrière est plutôt en voie d’extinction » complétée par une autre affirmation qui nous dit que « parfois » la lutte des classes reste d’une actualité brûlante … « à Buenos Aires ou à Brasilia ». Et l’auteur de cette présentation de se demander dans ces conditions « qui, aujourd’hui, peut encore se dire trotskiste ? ».

On jugera au visionnage si le reproche du manque de fil conducteur dans la construction du documentaire est justifié. Avant même cet exercice, nous voulons réfuter énergiquement l’assertion de la soit disante extinction de la classe ouvrière et par la même souligner l’actualité de la lutte des classes à travers le monde entier et, par conséquent, l’actualité du trotskisme qui s’est développé dans l’histoire du 20ème siècle comme l’héritier et le continuateur du bolchevisme et du marxisme conséquent, contre la trahison social-démocrate et contre la contre-révolution stalinienne qui a été l’assurance-vie du capitalisme pendant prés de 65 ans.

Le développement de la classe ouvrière est au cœur de l’expansion mondiale sous la forme de l’apparition des dragons asiatiques, de la transformation de la Chine en « atelier du monde du 21ème siècle » comme l’Angleterre le fut lors de la première révolution industrielle, sous la forme de l’industrialisation de nombreux pays émergeants. Corée, Chine, Vietnam, Amérique latine, pays du golfe persique, Inde : la classe ouvrière directement industrielle ne cesse de croître ! Mais qu’en est-il des vieilles puissances industrielles d’Europe ? A la division du travail nationale puis continentale se substitue toujours plus une division du travail mondiale qui rend les travailleurs salariés encore plus objectivement liés à travers les méandres du processus mondialisé de la production matérielle asservie non à la satisfaction des besoins humains mais à la création de plus value.

La classe ouvrière, ce n’est pas que les métallos de Renault et de la Navale et les sidérurgistes de Lorraine, les mineurs, tous passés au laminoir de la restructuration. La classe ouvrière, c’est la « working class » que la langue anglaise exprime bien mieux que l’expression française.

Classe ouvrière : l’informaticien Bac + 5 de SSII que son patron met en concurrence avec l’ingénieur indien. Classe ouvrière : le médecin étranger, précaire méprisé du système hospitalier français, condamné à un moindre salaire à moins de repasser tous ses diplômes. Classe ouvrière : la travailleuse immigrée du nettoyage ou du commerce, que son patron rêve de serrer toujours plus, si possible avec la dernière législation que Sarkozy et l’UMP concoctent pour rendre la vie impossible à des centaines et des centaines de milliers d’étrangers résidents.

Nous pourrions assommer notre lecteur encore longtemps de cette sociologie mondiale, mais on peut faire plus court ! Chaque samedi, dans le même numéro du Monde on peut lire l’éditorial économique d’Eric Le Boucher. Cette chronique 200 % libérale ne cesse de nous parler de valorisation du capital, de performances économiques, de profits…ce qui suppose tout simplement qu’il y ait des travailleurs salariés qui produisent cette valorisation, cette plus-value… Chaque semaine, les appels à la baisse des effectifs de fonctionnaires, à la baisse des dépenses de Sécurité sociale, à la baisse des indemnités chômage, récurrents sous la plume de ce chroniqueur…ne sont que l’expression déformée de ce besoin de pressuriser toujours plus une classe de travailleurs salariés, toujours plus dépendante du salaire car incapable de subvenir à ses besoins autrement que par le recours au travail salarié…Pas besoin de courir à Brasilia pour rencontrer cette fameuse classe qui est la majorité sociale de tous les pays capitalistes avancés et qui le devient chaque jour un peu plus dans les nouveaux pays émergents.

Quant à la lutte de classe : quelques faits de l’actualité immédiate de la semaine suffisent à rappeler sa réalité. Cette semaine, lors de sa visite à Chartres, Galouzeau de Villepin n’a pas pu s’éviter de faire charger la police contre les manifestants qui le conspuaient, après avoir transformé l’agglomération en ville assiégée. Mercredi, le sénateur Jean Arthuis a réclamé dans les colonnes du Parisien une baisse drastique des effectifs de la Fonction publique. Et les salariés de la Sogerma ont maintenu leur mobilisation contre les licenciements. Si cela ne suffit pas comme illustration immédiate de l’existence de la lutte des classes dans un pays hautement développé et civilisé comme la France …laissons le chroniqueur de la rubrique télé du Monde a son parti pris idéologique et allons visiter le blog hébergé par le site du Monde, intitulé Carnet d’un inspecteur du travail qui narre, au jour le jour, les malheurs des salariés dans un monde du travail supposé délivré de la malédiction de la lutte des classes.

L’existence de cette classe se manifeste aussi à travers l’existence du mouvement ouvrier, notamment le syndicalisme. Lorsque Marx a publié le Capital en 1867, il y avait quelques 250.000 syndiqués en Grande Bretagne et quelques autres ailleurs. Aujourd’hui, il y a au moins 165 millions de syndiqués à travers le monde !

Même si ce mouvement ouvrier n’est pas orienté consciemment vers la lutte des classes de façon systématique et méthodique, il n’en demeure pas moins que le mouvement ouvrier, la classe des salariés se retrouvent contraints et forcés d’engager des luttes de classe, à Brasilia comme à Paris (encore un journaliste qui a oublié la lutte contre le CPE et la précarité de ces derniers mois ! Fait-on la sieste à la rédaction du Monde quand l’Histoire avance ?). Le résultat de cette lutte sera d’autant plus favorable à la classe ouvrière qu’une politique socialiste, communiste, révolutionnaire sera au poste de commande.

Et c’est ici que l’histoire des trotskistes, « le monde des trotskistes », se recoupe avec celle de la lutte de la classe ouvrière. Les idées clés développées par Léon Trotsky, lorsque celui-ci se retrouva quasiment seul de la génération des dirigeants bolcheviks qui avaient fait la révolution d’Octobre, à combattre la contre-révolution stalinienne et la réaction capitaliste, ont trouvé leur confirmation dans le cours de l’histoire mondiale.

Depuis que le piolet stalinien a interrompu le combat de Lev Davidovitch, l’ensemble des idées révolutionnaires, des idées du marxisme telles qu’elles avaient commencé à connaître quelque notoriété avec le Manifeste communiste de 1848 ont été confirmées par les faits.

Certes le capitalisme est capable de se développer, d’accroître la richesse matérielle partout à la surface de la planète, mais au prix d’un coût humain terrible, au prix de crises cycliques, de guerres et maintenant de la destruction de l’environnement menaçant la survie à terme de toute forme de vie sur Terre.

Marx et Engels avaient proclamé en jetant les bases de la philosophie matérialiste militante que l’Histoire était celle des luttes de classe, le 20ème siècle a été un siècle de luttes de classe terribles et le 21ème commence à apporter sa part de confirmation à cette loi sociale.

Le but de cette lutte de classe pour les travailleurs ne peut être que la transformation de la société par la conquête du pouvoir par l’immense majorité contre la minorité exploiteuse. Et pour réaliser ce but, il faut séparer le mouvement ouvrier des politiques qui l’enchaînent à la société bourgeoise et le paralysent dans la lutte quotidienne pour la défense immédiate de sa situation matérielle comme dans sa lutte pour de grandes réformes et l’accession au pouvoir de ses partis.

Voila pourquoi, en ce début d’un nouveau siècle, il y a des trotskistes partout sur la planète : de Brasilia à San Francisco, de Buenos Aires à Paris, du Cap à Hong-Kong, de Londres à Melbourne.

Si toutefois, ces « fils du prophète » sont minoritaires dans le mouvement ouvrier, s’ils sont divisés et fragmentés en une infinité de groupes et courants souvent rivaux, cela est le reflet des défaites subies par la classe ouvrière depuis que le stalinisme a clos en 1940 le chapitre de la Révolution russe. Le pullulement des groupuscules fait rire les ignares mais il est comme le processus moléculaire de la formation de la classe, de sa conscience. De l’expérience des luttes de classe viendra une décantation qui ira vers un regroupement conscient de la classe ouvrière, cela s’accompagnera de regroupements des éléments sains de cette multitude de groupuscules. La formation de nouveaux partis ouvriers indépendants de masse ira de pair avec la clarification politique au sein de la mouvance des « trotskistes du monde ».

28 mai 2006

Sur le cas de Ayaan Hirsi Ali

Pour avoir « menti » sur son nom et sur son parcours réel lors des formalités pour obtenir l’asile politique, Ayaan a été déchue de la nationalité néerlandaise. Pourtant, elle est bel et bien une « vraie » réfugiée politique mais il semble que pour le gouvernement de droite et son propre parti (de droite), la vie et le destin de cette femme qui combat pour les droits des femmes et contre l’Islam politique ne comptent pas.

Ayaan est une femme originaire d’Afrique de l’Est qui a fuit l’oppression patriarcale et la morale étouffante de l’Islam, qui combat l’excision. Elle va trouver asile aux Pays Bas. Dans son combat, après un passage au Parti travailliste néerlandais, elle va se rallier au Parti libéral de Bolkestein pour finalement subir une mesure injuste et raciste énoncée par une ministre de son propre parti !

Ayaan se retrouve broyée par la conjonction de trois facteurs :
1) une mouvance islamiste qui la harcèle avec constance au point d’amener son exfiltration temporaire aux USA en 2004 par mesure de sécurité, mouvance qui est capable d’exercer suffisamment de pression sur le gouvernement néerlandais pour amener celui-ci à des concessions.
2) une gauche communautariste qui confond défense des immigrés et promotion du repli communautaire et de la différence des droits.
3) une droite libérale qui est, comme toutes ses cousines de l’Europe entière, raciste et hostile au droit d’asile.

Aujourd’hui Ayaan a trouvé refuge aux USA auprès d’un think tank (fondation politique) néoconservateur. Ceci éclaire sur l’état d’isolement de cette femme qui ne trouve appui qu’auprès de gens qui ne la soutiendront pas longtemps ni fermement si elle veut continuer son combat pour les droits des femmes. Bush mène plus rapidement, plus surement à Ben Laden qu’elle ne l’imagine…

Dans le cas présent, ceux qui objecteront que Ayaan est encartée ou abritée à droite pour refuser de condamner sa déchéance de la nationalité néerlandaise sont à l’image de ceux qui hurlaient avec les loups au moment des procès de Moscou.

Conditionner la condamnation de la mesure raciste et anti-droit d’asile que vient de subir Ayaan à son affiliation politique est une erreur que font ceux qui ne comprennent pas que « la liberté, c’est toujours au moins la liberté de celui qui pense autrement » (Rosa Luxembourg).

Pour la défense des droits des femmes, pour la défense de la laïcité, pour la défense du droit d’asile, pour la défense des immigrés en Europe, la mesure prise à l’encontre de Ayaan doit être abrogée !

La rédaction d’APS

26 mai 2006

Iran : ni agression US ni répression théocratique !

Iran : ni agression US ni répression théocratique !

Comme à la veille de l'invasion de l'Irak, l'administration Bush instaure un climat de peur pour préparer l'opinion publique à un autre acte d'agression - cette fois-ci contre l'Iran. Il y a trois ans c'était le spectre de Saddam Hussein flanqué de ses armes de destruction massive ; aujourd'hui c'est l'invocation d'une possible bombe atomique iranienne. L'objectif immédiat de Washington est de conduire le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter des sanctions contre l'Iran et, selon toute probabilité, à justifier une attaque militaire contre les installations nucléaires de Téhéran -une opération qui pourrait s'appuyer sur Israël. La Maison blanche va jusqu'à mettre la catastrophique "option nucléaire" sur la table -à savoir l'emploi d'armes nucléaires tactiques pour détruire les installations iraniennes, en dépit du fait que beaucoup d'entre elles sont situées prés de centre de population civile. Quoiqu'une invasion totale de l'Iran semble particulièrement difficile à envisager au moment présent, il ne saurait faire de doute que les néoconservateurs de l'administration Bush ont une grande vision stratégique qui comporte l'éventualité d'un "changement de régime" à Téhéran sur la route de l'expansion du pouvoir impérial US.

Nous sommes résolument opposés à l'occupation américaine de l'Irak : il y a eu assez de désespoir et de souffrances pour la population irakienne, des dizaines de milliers de morts, la descente aux enfers de la guerre civile et de la terreur exercée par les éléments les plus oppresseurs de la société irakienne -ainsi que les 2400 soldats US morts et les milliers de blessés. Et voila qu'en plus, le gouvernement américain voudrait attaquer l'Iran, ce qui a d'abord pour effet de terroriser les Iraniens et d'affaiblir l'opposition intérieure aux mollahs. Les déclarations selon lesquelles c'est pour promouvoir la démocratie dans ces pays ne sont que pure hypocrisie ; le seul intérêt de l'administration Bush dans cette affaire, c'est le pouvoir et c'est le contrôle des ressources. Nous, attachés au combat pour que les peuples d'Irak et d'Iran gouvernent leurs propres sociétés, conquièrent les libertés civiles et les droits des femmes, des homosexuels, des travailleurs, et des minorités ethniques, sommes pour cela même engagés dans le combat contre les menaces actuelles contre l'Iran et pour le retrait immédiat des forces US d'Irak.

Nous aussi, nous voulons voir un changement de régime à Téhéran, mais cela n'est possible que par l'action du peuple iranien lui-même, pas par Washington. Voila 26 ans que l'Iran est opprimé par une théocratie répressive. Sous les apparences formelles de la démocratie, le pouvoir réel est aux mains d'une oligarchie cléricale non élue ; tous les candidats aux élections doivent recevoir son imprimatur, et sa domination s'appuie sur des gangs de brutes religieuses. Le président Ahmadinejad est un négationniste de l'Holocauste qui appelle à la destruction d'Israël.

Les femmes iraniennes sont privées des droits humains élémentaires. Elles ne peuvent s'habiller, travailler, se déplacer ou choisir leurs époux librement. Le "crime d'honneur" est légal, et la loi permet de les pendre et de les battre à mort pour des "relations coupables [non-chastes]". Des millions de femmes iraniennes s'efforcent de contourner ces interdictions et y parviennent en partie, et un nombre relativement faible souffre des plus extrêmes conditions. Les femmes ont le droit de voter et de siéger au parlement, et se trouvent en proportion significative dans les universités et les lieux de travail. Il n'en demeure pas moins que peu de pays au monde peuvent se vanter d'avoir un tel arsenal légal contre les femmes.

Les travailleurs qui tentent une grève ou la formation de syndicats indépendants sont souvent violemment réprimés. Beaucoup n'ont pas reçu leurs salaires depuis des mois voire des années. Les tentatives d'organisation sont fréquemment attaquées par des bandes de mercenaires armées de couteaux, les forces de sécurité et l'armée. En dépit de cette répression, les travailleurs persistent à s'organiser et les syndicats indépendants prennent pied.

Si dans beaucoup de pays l'homosexualité est hors la loi, en Iran elle est passible de la mort et des pogroms vicieux sont organisés contre les homosexuels dont beaucoup sont torturés, battus et exécutés publiquement. Le gouvernement organise campagne massive de traque sur Internet, les victimes sont l'objet d'une surveillance constante, chassées de leurs emplois, arrêtées, soumises à chantage pour les forcer à révéler les noms d'autres homosexuels. La torture est employée pour les forcer à avouer des crimes qu'ils n'ont pas commis. Les Basijis et autres forces religieuses parapolicières kidnappent les homosexuels, séquestrés et torturés pour donner des noms. Mis sur des listes noires, ils ne peuvent quitter le pays. Et l'Iran maintenant entreprend d'exporter sa croisade anti-homosexuels en Irak.

Ces dernières années la résistance a grandi dans la société iranienne, particulièrement parmi les travailleurs contre les privatisations et le chômage et dans la jeunesse à l'encontre de la répression sociale et politique. Cette résistance porte la promesse et l'espoir d'une transformation démocratique radicale de l'Iran. La menace d'actions militaires et de sanction extérieures -et spécialement l'horrible menace de frappes nucléaires- ont seulement pour effet de grouper la population autour du régime et de lui donner des prétextes pour réduire au silence les dissidents, contenir ce processus potentiellement révolutionnaire et renforcer l'extrême-droite cléricale. Les menaces US ne servent qu'à légitimer les armes nucléaires pour le peuple iranien.

Aux termes du Traité de Non-Prolifération, l'Iran a le droit de développer une capacité nucléaire civile, quoi qu'en dise l'administration Bush. Certains d'entre nous sont opposés à l'emploi du nucléaire par tout pays, tant pour des raisons environnementales qu'à cause de ses liens avec les armes nucléaires -mais tel n'est pas l'objet de la confrontation présente entre les E.U. et l'Iran. Quoi qu'il en soit des raisons de douter des allégations de Téhéran sur sa volonté de développer le nucléaire comme nucléaire civil, l'Iran en a encore probablement pour quelques années pour être en capacité de produire des armes nucléaires. Et si Téhéran acquiert la bombe, il ne fait pas de doute que si les ayatollahs, qui détiennent le pouvoir réel, décidaient de s'en servir ce serait du suicide. Israel détient 200 à 300 têtes nucléaires capables de frapper l'Iran, sans compter les milliers que les Etats-Unis pourraient utiliser. Il n'y a malheureusement pas de garantie que l'Iran, ou tout autre Etat disposant de cette arme, n'en usera pas contre d'autres. Aussi longtemps qu'existeront ces armes barbares, elles pourront être utilisées, et plus il y aura de pays en leur possession plus le risque grandira qu'elles soient utilisées.

Nous sommes donc opposés aux efforts de Téhéran pour acquérir des armes nucléaires. Mais tant qu'une poignée de nations s'arrogera à elle-même le droit exclusif de les posséder, celles qui en sont privées ressentiront leur menace et voudront s'en procurer -comme l'exemple de la Corée du Nord l'a montré, en dépit du Traité de Non-Prolifération. De plus l'Iran, menacé par les E.U. depuis deux décennies et membre éminent de la liste noire des membres de l'"axe du mal" selon Bush, peut opter pour quitter le Traité de Non Prolifération.

C'est une rupture avec le bellicisme de Washington qui constitue l'élément décisif nécessaire pour éviter que Téhéran rejoigne le "club" nucléaire. Au delà la seule voie pour enrayer la prolifération, c'est que les puissances nucléaires désarment -voilà bien là une chose à laquelle l'administration Bush comme celles qui l'ont précédée de l'un ou l'autre parti se sont refusé de faire, bien que les E.U. soient signataires du Traité de Non-Prolifération où il est stipulé que "Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace." Simultanément les puissances nucléaires devraient oeuvrer à la formation de zones sans armes nucléaires dans le monde, spécialement au Moyen Orient dangereux et instable.

Nous en appelons à une nouvelle politique étrangère démocratique américaine envers les menaces représentées pour nous tous par les réseaux terroristes et par les armes de destruction massive, promouvant une véritable démocratie au Moyen Orient et ailleurs, par :

* Le renoncement aux interventions militaires pour étendre et promouvoir le pouvoir impérial US, et le retrait des troupes et des bases US au Moyen Orient.

* La fin du soutien US à des régimes dictatoriaux et corrompus, comme ceux d'Arabie Saoudite, des Etats du golfe et comme l'Egypte.

* L'opposition à toutes les formes de terrorisme -ceux d'Al Qaeda, des commandos de la mort irakiens, et des kamikazes palestiniens, comme ceux des forces liées aux Etats-Unis telles que les paramilitaires colombiens et les troupes israéliennes dans les territoires occupés- aussi bien qu'aux brutalités et humiliations infligées chaque jour aux Irakiens par les forces américaines d'occupation et qu'aux sinistres menaces envers l'Iran.


* Le soutien au droit à l'autodétermination nationale pour tous les peuples du Moyen-Orient, y compris les Kurdes, les Palestiniens et les Juifs israéliens. Arrêt du soutien à l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de l'oppression du peuple palestinien.

*Pour des initiatives unilatérales de renonciation aux armes de destruction massive, armes nucléaires comprises, et la promotion vigoureuse d'une campagne pour un traité de désarmement international, au lieu de faire obstruction au moindre effort de mettre fin à la course aux armements.

*Abandonner les efforts pour imposer, via le FMI et la Banque mondiale ou unilatéralement, les politiques économiques néolibérales de privatisation et d'austérité qui plongent dans la misère une grande partie du monde. Engager un programme massif d'aide directe aux populations.

La majorité du peuple de notre pays a maintenant conscience que l'invasion de l'Irak fut un désastre et qu'elle a été systématiquement trompée par l'administration Bush pour l'entraîner dans la guerre, et elle est pour le moins circonspecte envers les nouvelles interventions militaires au Moyen Orient. En même temps s'ensuit une tactique de la peur de la part du gouvernement pour générer un soutien populaire à des attaques aériennes contre l'Iran. Il est d'autant plus impératif de s'exprimer contre les menaces de Washington, de renseigner l'opinion publique, et d'organiser l'opposition à l'agression contre l'Iran, aussi bien que pour un retrait immédiat et complet d'Irak. Il est temps d'exiger une nouvelle politique étrangère démocratique pour les Etats-Unis, résolument orientée vers la solidarité avec les aspirations des peuples à la liberté ou que ce soit, renonçant une fois pour toutes aux interventions impériales, et s'engageant dans un réel désarmement.

Appel publié notamment dans The New York Times, The Nation, The Progressive.

Responsables de Campaign for Peace and Democracy:
Joanne Landy, Thomas Harrison, Jennifer Scarlott.

Premiers signataires :
Michael Albert, Tom Ammiano, Stanley Aronowitz, Rosalyn Baxandall, Eileen Boris, Jeremy Brecher, Noam Chomsky, Ariel Dorfman, Martin Duberman, Rusti Eisenberg, Carlos R. Espinosa, Samuel Farber, Mansour Farhang, Barbara Garson, Larry Gross. Mina Hamilton, Thomas Harrison, Howie Hawkins, Adam Hochschild, Nancy Holmstrom, Doug Ireland, Joy Kallio, Larry Kramer, Joanne Landy, Jesse Lemisch, John Leonard, Sue Leonard, Rabbi Michael Lerner, Nelson Lichtenstein, Norman MacAfee, Marvin & Betty Mandell, David McReynolds, David Oakford, Barbara Watson Pillsbury, Henry Pillsbury, Frances Fox Piven, Nancy Romer, Ruth Rosen, Peter Rothberg, Matthew Rothschild, Jennifer Scarlott, Jay Schaffner, Sydney Schanberg, Stephen R. Shalom, Wallace Shawn, Meredith Tax, Cornel West, Cora Weiss, Peter Weiss, Edmund White, Reginald Wilson, and Howard Zinn.

Site Internet : http://www.cpdweb.org/

Traduction en français par la Lettre de Liaisons

Pétition de soutien à Ayaan Hirsi Ali

A toutes les organisations progressistes, à tous les défenseurs des droits des femmes, à tous les protecteurs des droits humains, à tous ceux qui cherchent la liberté, à tous les progressistes individuels

Pétition de soutien à Ayaan Hirsi Ali

La désinformation sur le cas de Ayaan Hirsi Ali concernant l’application du droit d’asile n’est pas une nouvelle tactique pour désespérer les réfugiés, de même rien n’est nouveau sur le cas de Ayaan, néanmoins le gouvernement hollandais vient juste de décider de se servir de ce type d’information sur elle comme prétexte pour faire avancer son agenda politique.

Les droits à la citoyenneté pour Ayaaan ne peuvent être reniés. Cependant, annoncer publiquement la révocation de sa naturalisation constitue un message puissant qui éclaire l’agenda politique du gouvernement hollandaise qui entend menacer et réduire au silence tous les opposants de l’Islam politique et les défenseurs de la laïcité.

Les Pays Bas ont une politique contraire aux droits humains en ce qui concerne les immigrés et les réfugiés. C’est ce même gouvernement qui déclare que l’Iran est un pays sur et qui y renvoie par la force les demandeurs d’asile. Son action contre Ayaan Hirsi Ali atteste une fois de plus de sa politique discriminatoire et anti-humaine à l’encontre des immigrés. En effet, Ayaan est une victime de cette politique discriminatoire.

Nous croyons que le gouvernement hollandais est soumis aux demandes de l’Islam politique et qu’il essaye d’améliorer ses relations avec les pays islamiques ainsi qu’avec les groupes islamistes, chez lui et internationalement. Nous nous opposons aux ambitions de l’Islam politique et nous dénonçons la volonté des gouvernements occidentaux d’accéder et de se soumettre aux demandes de celui-ci. Les régimes musulmans se servent de leur pouvoir économique et diplomatique sous le déguisement du multiculturalisme et du relativisme culturel pour avancer leurs pions à l’Ouest et réduire au silence la libre pensée et la libre expression.

Nous en appelons à toutes les organisations progressistes, à tous les défenseurs des droits des femmes, à tous les protecteurs des droits humains, à tous ceux qui cherchent la liberté et à tous les individus progressistes pour condamner cette attaque vicieuse du gouvernement hollandais contre Ayaan Hirsi Ali qui est une militante célèbre des droits des femmes, et une combattante passionnée contre l’Islam politique.

En signant cette pétition, non seulement nous soutenons Ayaan Hirsi Ali globalement dans son attitude ferme contre l’Islam politique mais aussi nous nous opposons à l’Islam politique, au terrorisme islamiste et à leurs soutiens, que ceux-ci soient des partis au pouvoir ou en Occident.

Source : http://www.nosharia.com/

Premiers signataires :
Homa Arjomand
Cooedinator of International Campaign against Sharia court in Canada
Homawpi@nosharia.com
www.nosharia.com
www.childrenfirstnow.com AzarMajedi Chairperson of Women’s Liberation-Iran http://www.azadizan.com/english/index.htm
azarmajedi@yahoo.com

Jocelyne Clarke
Secretary-general of the Union des Familles Laïques ( UFAL)
http://www.ufal.org/

June Callwood
Writer, journalist and founder /
co-founder of over 50 social action organizations
http://archives.cbc.ca/IDD-1-69-1393/life_society/june_callwood/

Maryam Namazi
Writer,Journalisy &
Secularist of the year 2006
http://maryamnamazie.blogspot.com/

Irshad Manji
Author, “The Trouble with Islam Today”
Fellow, Yale University
http://www.muslim-refusenik.com/

MilaYounes Agente de communications et de relations publiques
Fédération des femmes canadiennes françaises

Jalil Behroozi Spokesperson of campaign
“NO to Islamists’ Oppression, No to the USA’s Aggression”
jalil1917@yahoo.com

Ann Campbell
The Brampton branch of the "University
Women's Club" (CFUW-Brampton)

Paloma Saavedra Ruiz
Presidenta/President
Red Ciudadanas de Europa/Women Citizens of Europe Network (RCE)
web: www.redciudadanas.org

Hamid Taqvaee
Secretary
Worker-communist Party f Iran
http://www.wpiran.com/

Awatef Rasheed
Iraqi Al-Amal Association/ Canada
www.iraqi-alamal.org

MinaAhadi Coordinator of International
Committee against Stoning
http://www.stopstoningnow.myphotos.cc/

JocelynBézecourt , WriterJournalist http://www.jihadwatch.org/dhimmiwatch/archives/004187.php www.atheisme.org

ParvinKaboli
International Campaign for defense of Women’s Right in Iran
http://www.irandwr.org/english/index.htm

LeroyAnne Profession Psychologue France

KhayalIbrahim
Coordinator of Women’s Liberation-Iraq
Khayal71@yahoo.ca

Chaliand Minces Juliette
Writer Women in Islam &
http://www.frenchculture.org/books/tours/cv/minces.htm

ShirleyGillett "Women Won't Forget"
ةlaine Audet & Micheline Cpublishers of Sisyphe
http://sisyphe.org

Mahmoud Ahmadi
One of Spokesperson of no one is illegal
Ahmadimh@yahoo.com

Nabile Fares
Psychanalyste, Paris
http://www.rwanda.net/french/event/procolo09152002c.htm

Bill Broderick
Humanist Shannonville, Ontario, Canada

Yves Scheller
Président de l'Association suisse pour la laïcité
http://www.laicite.ch/

Anne Zelensky
Présidente de la Ligue du Droit des femmes
http://mapage.noos.fr/anne.zelensky

Diane Lequet-Slama
Chargée de mission internationale

Michele Vianes
Présidente de Regards de Femmes France
regardsdefemmes@chello.fr
www.regardsdefemmes.com

Nadine Sidhu
Member of Amnesty International
Burlington Group

Farshad Hoseini
International Federation of Iranian Refugees(IFIR
www.hambastegi.org
farshadhoseini@yahoo.com

Samia Labidi
President association AIME
http://www.assoaime.net/

Hugo Van Offel
Photographer-Journalist
http://www.hugovanoffel.com

Nelly Sayagh
Présidente de l'Institut pour la Défense de la Démocratie
(President of the Institute for Defense of Democracy)

Dave Bleakney,
Canadian Union of Postal Workers
http://www.cupw-sttp.org/index.cfm/ci_id/6456/la_id/1.htm

Kim Pate
Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS)
www.elizabethfry.ca

Mohan Ashtakala
Publisher
The Himalayan News

Mary-Lou Zeitoun
Writer

Michel Virard,
President
Association Humaniste du Québec,Canada
http://lfhq.org/

Karen Kawawada
Journalist & Reporter

Benjamin Mayer
Paris, France

Mohan Ashtakala
Publisher
The Himalayan News

Monique M. Kelly,
CFUW-Vaughan,
PROGRAMME co- chair
with Lynn Dobson

Mary-Lou Zeitoun
Writer

Michèle Brognetti
traductor of persian language

Popelin Mireille
182 rue Francis de Pressensé
69100 VILLEURBANNE

Stephen Pender
English, University of Windsor.

Pierre Cassen,
Animateur du journal en ligne Respublica (France)

Paul Scot
Historian Writer of the book
"L'Etat chez lui, l'église chez elle"

Huguette Chomski Magnis
Présidente du mouvement pour la Paix et contre le terrorisme

Nicole Durand
Secretariat LEOM
Ecole Centrale de Lyon

Manolo Guillén
Program Manager
San Diego Youth & Community Services
B-SAFE Human Trafficking Program

Hanna Wallsten
Writer & Journalist

Ron Tomlinson
HAC Director
VSHA Director

Ron Hart
webmaster
http://www.safewatergroup.org/

Tracy Harris,
Publisher, moxi femme magazine
http://www.moxifemme.com/

Mounia Chadi,
Journalist radio de Montréal et agence
de presse Syfia International

Lorna Dueck
Executive Producer
Listen Up TV
Christianity and Culture Journalist

Banglar Islam
http://www.BanglarIslam.com

France Dombrowski
Writer and Journalist

Charly BOUCHARA
Traducteur
Montréal (QC)
Canada

Caroline Fourest
writer and journalist

Nabile farès,
psychanalyste, paris

Ann Campbell
Equitable CFUW

Aimée Toulgoat
Montrouge

Marie Claude Rideau
Translator
France

Joëlle NOGUERAS
Secrétaire Direction.

Catherine Carroll
Concern citizen

Janet Ritch
Canada

Martine Ruppé,
Présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité

Ophelia Benson
Butterflies and Wheels
www.butterfliesandwheels.com

Asqar Karimi
Secretary of the WPI Executive Committee
asqar-karimi@ukonline.co.uk
www.wpiran.org

Echos de la réunion du 29 avril 2006

Le compte-rendu sous forme de PV de la réunion commune du 29 avril dernier, organisée par Liaisons/CLSRD, Le Militant, La Commune et le CCI(T) est disponible sur le site des camarades du Militant à l'adresse http://www.le-militant.org/mouvement/PV290406.htm .

Nous signalons au passage l'article "Regrouper un pôle anticapitaliste " de Raymond Debord, animateur du site Le Militant à l'adresse
http://www.le-militant.org/mouvement/reflexions.htm

20 mai 2006

A propos de l'appel ...

A propos de APPEL POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES : IL Y A URGENCE !


Nous signalons deux commentaires qui ont nous paru pertinents :

- Quelques réflexions sur l’Appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes : il y a urgence ! par Robert Duguet

http://robert-duguet.blogspot.com/2006_05_14_robert-duguet_archive.html

- Quelques vérités désagréables mais bonnes à dire.
Par Vincent Presumey

http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/archives_2006/LN060515.htm

Causerie-Débat avec Ricardo NAPURI le samedi 27 mai

Organisée par la revue Carré Rouge et la CALPA


« PENSER l’ AMERIQUE LATINE AUJOURD’HUI »

Samedi 27 mai à 14h30
21ter Rue VOLTAIRE Paris 20ème métro Boulets-Montreuil


Venant d’Argentine, pays où il réside, Ricardo NAPURI est de passage à Paris.
La vie de Ricardo NAPURI est chargée de toute une trajectoire de militant révolutionnaire et de combattant contre l’ impérialisme et le capitalisme. Il a été expulsé en 1948 de l’aviation militaire péruvienne en tant que lieutenant d’aviation pour s’être refusé à bombarder civils et militaires de la rébellion du parti Aprista du Pérou. Il a été collaborateur du Comandante Ernesto Che Guevara entre 1959 y 1964 pour la tâche d’impulsion de la révolution en Amérique Latine. Il a été Cofondateur de la CGT péruvienne en 1968 et Cofondateur du Front Ouvrier Paysan étudiant et Populaire (FOCEP) qui obtint 21% des votes à l’Assemblée Constituante du Pérou en 1978. Député et Sénateur du Pérou. Il a été victime du Plan Condor des dictatures du Cône Sud.

Alors que l’Impérialisme américain tente de récupérer le contrôle de l’ Amérique latine, considérée depuis toujours par lui comme son « arrière cour », en tentant d’en faire une région colonisée qui lui permette de se réapproprier le pétrole vénézuelien, de se rendre maître de la région de l’ Amazone et de ses immenses réserves écologiques et du reste de vitales matières premières, tout en continuant à alimenter quotidiennement en dollars la bourse de New York,
dans de nombreux pays de l’ Amérique latine les travailleurs et les peuples sont entrés en mouvement et en rébellion contre les conséquences désastreuses pour leur vie et l’ indépendance de leur nation de plus de 20 ans des contre réformes néo libérales du capitalisme mondialisé. Utilisant pour cela des méthodes radicales, les rébellions des travailleurs et des peuples, les luttes des paysans et indigènes pauvres et sans terre, cherchant à exprimer leurs revendications et aspirations sociales et politiques.

Dans ce contexte de nouveaux gouvernements ont accédé au pouvoir depuis l’an 2000. Quelle est la nature de ces différents gouvernements ? Dans quelle mesure traduisent- ils ou non les aspirations de leurs peuples ? Quel est le degré réel de résistance à l’ offensive impérialiste ?
Que faut-il pour que ces résistances et rébellions deviennent révolutions ? Face à l’ approfondissement de la barbarie capitaliste comment repenser et ouvrir la voie de l’ alternative socialiste ?

Voilà quelques uns des problèmes que Ricardo NAPURI se propose de soumettre à notre réflexion et débat ce samedi 27 mai à 14H30 au 21 ter Rue Voltaire Paris 20ème Métro Boulets-Montreuil.

Site de Carré rouge : www.carre-rouge.org
Site de CALPA : www.calpa-paris.org

11 mai 2006

Jean-René Chauvin : un trotskiste dans l'enfer nazi


Appel à souscription


Jean-René Chauvin prépare la publication de ses mémoires, portant principalement sur la période 1943-1945, durant laquelle, militant du Parti Ouvrier Internationaliste, il fut arrêté par la police française, puis toturé par celle-ci puis la Gestapo et déporté à Mauthausen, Auschwitz et enfin Buchenwald.

L'ouvrage est préfacé par Michel Lequenne. Il comporte 264 pages.

Pour soutenir la parution de cet ouvrage, vous pouvez souscrire dès maintenant, sur simple courrier, auprès des Editions Syllepse, 69 rue de Rigoles, 75020 Paris au prix de 20 Euros, franco de port. Chèque à l'ordre de Syllepse.

Plus d'infos sur les Editions Syllepse : www.syllepse.net

Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons…

Le Monde daté du 11 mai 2006 rapporte ce propos de M. de Villepin du 19 juillet 2004 "Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons…".

Et pourtant, « ils » n’ont pas encore sauté et toute la question pour les travailleurs et les jeunes est bien celle là : quand vont-ils sauter ? Comment les faire partir ? Tous : Chirac, Villepin, Sarko, la majorité parlementaire UMP, avec leurs préfets, leurs recteurs, leurs directeurs d’agence régionale de santé, leurs institutions issues du coup d’Etat du 13 mai 1958…

Si aujourd’hui, « ils » se déchirent ainsi par crocs en jambe et coups tordus à la volée, c’est que la poussée vers la grève générale de ces trois derniers mois a remis au centre du débat au sein du camp bourgeois la question : comment gagner en 2007 ?

La question n’est pas qu’une simple querelle de recette électorale, c’est celle qui taraude la bourgeoisie française depuis 1981 : comment venir à bout de la classe ouvrière de ce pays, de ses acquis, de sa combativité pour « faire enfin ces réformes dont le pays a besoin ». Traduire : reproduire en France ce que Reagan et Thatcher ont réalisé au début des années 80, et reprendre sa place, son rang parmi les exploiteurs, un rang digne de ce nom au niveau mondial.

En 1995, cela avait pris la forme de la rivalité Chirac-Balladur. En 2002, Jospin avait déroulé le tapis rouge à la droite en réalisant le rêve de celle-ci : détruire la gauche en faisant le boulot de la droite à sa place. Aujourd’hui, Sarkozy assure la relève de Balladur et Chirac s’accroche dèsespèrément à l’Elysée.

Pourtant, ils n’ont plus que 10 mois à tenir jusqu’au printemps 2007 et la gauche, de Ségolène à Besancenot, de Emmanuelli à Arlette, n’est en aucune manière sur l’orientation de les chasser. Et toutes les directions syndicales sont ouvertes aux « diagnostics partagés » qu’on leur soumettra. Alors pourquoi tant de coups bas ?

Parce que pour gagner en 2007, le meilleur argument à droite, au sein de la bourgeoisie, c’est celui du « qui mettra la branlée aux travailleurs », celui qui réalisera ce préalable sera nominé sans partage, éliminant tout rival.

Malheureusement, la cible de cet objectif est plus que mouvante : elle vit et elle remue ! Elle ne se laisse pas faire : les millions de manifestants et de grévistes de ce printemps sont une menace pour le prétendant au poste de commandant en chef pour l’affrontement, coté bourgeois.

Le répit offert par la gauche politique et syndicale qui se refuse à les chasser alimente à sa façon le conflit. Se sentant rassuré de ce coté là, les protagonistes redoublent de férocité entre eux. Mais l’ombre de la classe ouvrière qui, par deux fois en un an, le 29 mai 2005 et de février à avril 2006, a témoigné de sa force potentielle en dépit des bons et loyaux services des dirigeants de la gauche, leur rappelle sans cesse que le gagnant de ce duel éliminatoire devra passer ensuite à des choses sérieuses au plus vite, or justement « celui qui s’y colle » est celui qui prend le risque maximal pour se voir éliminer en 2007, aux primaires de la bourgeoisie comme au 1er tour officiel du scrutin…

Alors, de notre point de vue, à nous, travailleurs et jeunes qui ne voulons plus subir ce régime politique, cette politique anti-sociale systématisée, le dumping sur les salaires et les droits sociaux, peu importe de savoir qui emportera cette joute. Nous ne voulons d’aucun d’eux !

Nous n’avons rien à attendre de 2007, nous ne devons pas attendre 2007 !

C’est maintenant qu’une campagne politique et sociale doit se faire entendre pour les chasser au plus vite, et imposer l’abrogation de toutes les mesures anti-ouvrières accumulées depuis 1983, depuis le tournant vers la rigueur.

Les barbouzes, les amateurs de Sushi, les lessiviers de Clearstream sont nos ennemis féroces : la classe ouvrière ne pourra pas respirer tant que ce régime subsistera. Pour aller de l’avant, il ne faut pas craindre de vider les écuries d’Augias de ce régime, le plus tôt sera le mieux !

Organisons-nous pour cela ! Dans nos partis, dans nos syndicats, à tous les échelons du mouvement ouvrier, c’est la question de l’heure !

Retrait du CESEDA ! Retrait du CNE ! Retrait de la LEC !
Chirac, Villepin, Sarko, majorité UMP : retrait !

10 mai 2006

13 mai 2006 : contre le nouvel esclavage, retrait du CESEDA !

On ne ferait notre travail militant qu’à moitié en se contentant de dénoncer seulement l’aspect raciste, discriminatoire et inhumain du projet de loi CESEDA (Conditions d’Entrée et de Séjour des Etrangers et Demandeurs d’Asile). Non Sarkozy ne fait pas que chasser sur les terres du Front National !

Le cœur du CESEDA est dans la volonté de précariser une couche précise du salariat en France : celle issue directement ou indirectement de l’immigration. Le CESEDA est le complément du CPE, du CNE, de la LEC : il fait partie du dispositif de destruction du Code du travail qui devait aboutir en mai-juin 2006 selon l’agenda prévisionnel du gouvernement.

Le recours structurel à la main d’œuvre d’origine étrangère dans les secteurs livrés à la sous-traitance et l’externalisation (nettoyage, gardiennage, restauration, commerce, BTP, services…) est une chose ancrée dans les faits depuis longtemps en France. Mais pour satisfaire les besoins d’extorsion de plus-value du capital, il faut en plus de la précarité, des bas salaires, des discriminations racistes ou sociales déjà existantes, priver cette population des aspects du droit qui permettaient de se protéger un peu, de bénéficier d’une vie de famille par le regroupement familial, d’espérer un peu plus que le minimum.

La stratégie de délocalisation « à domicile » que représente le recours à la main d’œuvre vulnérable des sans papiers et autres clandestins, ne suffit pas au patronat. Il lui faut précariser non pas quelques centaines de milliers de travailleurs mais des millions, à l’image des 15 millions de sans-papiers qui peuplent les USA.

C’est une stratégie de mise en concurrence, de moins disant systématique qui vise tous les salariés, au delà des souffrances supplémentaires qui vont être infligées à une population déjà démunie.

Après le succès du mouvement contre le CPE, il est de l’intérêt de tous les travailleurs de France de se mobiliser pour imposer le retrait du CESEDA.

La garantie de ce retrait réside dans le départ du gouvernement et du régime, discrédités chaque jour un peu plus par les effets de la « bombe Clearstream ».

Abandonner nos frères et sœurs immigrés, avec ou sans papiers, c’est non seulement laisser faire la discrimination raciste mais c’est aussi laisser les patrons rabaisser toujours plus la part des salaires, de tous les salaires, dans la richesse nationale.

Non à l’esclavage moderne : retrait du CESEDA !
Français, immigrés : même patron, même combat !
Egalité des droits ! Des papiers pour tous !

Chirac, De Villepin, Sarko : même racaille ! DEHORS !

MANIFESTATION à l’appel du collectif « Unis contre l’immigration jetable »
Samedi 13 mai – 15H République

Voir infos complémentaires sur http://contreimmigrationjetable.org/

30 avril 2006

Message à la conference annuelle des 29-30 avril 2006 de l'AWL

Message from Arguments Pour le Socialisme (France) to the 2006 AWL conference

When you are a handful of marxist militants, who claim to be in the Third Camp’s tradition in a country like France, where there are three big trotskyist organisations living from more than 40 years, with a large political and social influence, despite they are still not at the same level as the PS or the PCF, so you need to have a tool to tell your ideas, your conception and help organise actions according to your political orientation.

That need for a paper, a bulletin is reinforced when the politics or the internal life of these big organisations don’t allow to be active in them on long term or with efficiency.

But what makes more necessary such a voice is the present political and social situation in France as it appeared in the movement by workers expressed by the vote No at the 29 may referendum on the European Constitutional Treaty and, during the last three months, by the youth and students movement against the CPE and the casualisation of labour and the pressure forward the general strike expressed by the big demonstrations and strikes on February, March and April.

In these two cases, what makes the issues successful is not what provided the official leadership of the labour movement but what the rank and file imposed against the will of the summits.

In 2005, whatever PS or PCF or CFDT or CGT or FO or FSU displayed as electoral consign (Yes or No) what they didn’t want was the victory of the No as an expression of the massive rejection of the iron heel of capitalism .

In 2006, the pressure of youth and workers obliged all of the top union and left officials to say “down with the CPE” – even Chéréque, the scab leader of the CFDT – but what that leaders don’t want is a general strike who put the fall of the government on the agenda.

So we got a victory against the CPE but the government, the bosses and the top officials avoid the development of a general strike. They avoid the fall of the government. That round is over, now we must prepare for the next round in order to go towards our final goal: workers’ power and socialism.

That’s why APS exists! Now it is a very little bulletin with short resources (a web site and a web blog but no office, no bank account) but if you believe in your ideas, in the capacity of workers to change the world, that is the basement of Marxism, you must take your keyboard, write, shape your ideas, and dispatch them to help the struggles and organisation of workers.

In day to day activities, we operate with the bulletin Liaisons who associates militants from different traditions. We plan in the coming year to publish documents from Third Camp’s tradition and analysis promoting the self activity of workers and international solidarity.

In that task, your press (Solidarity, the AWL web site, yours leaflets, your analysis) is playing a big part. So we wish you a good conference in order to help the growth of a revolutionary voice of the labour movement.

Paris, 27 april 2006

24 avril 2006

Réunion publique - samedi 29 avril 20 H

Réunion publique samedi 29 avril 2006, 20h,
Salles AGECA 177, rue Charonne - Paris
(Métro Alexandre Dumas).


La mobilisation de la jeunesse, l’unité syndicale imposée sur le mot d’ordre de retrait du CPE, la menace de la grève générale, ont infligé une défaite politique à Chirac, De Villepin, Sarkozy, à la majorité UMP de l’Assemblée nationale, au MEDEF : ils ont du retirer le CPE.

Et maintenant ?

Entrons-nous dans une phase uniquement dominée par la préparation (et par l’attente) des élections présidentielles ? Nous ne le pensons pas.

Pourquoi ?

Parce que, du côté des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à l’offensive et à la discussion.

Et parce que, du côté du pouvoir et du patronat, tous leurs objectifs sont inchangés, le CNE est maintenu, et la préparation de la présidentielle pour eux ne saurait être neutre sur le terrain des luttes sociales : elle exige pour eux qu’ils reprennent l’offensive, en appliquant le CNE, en « sécurisant les parcours professionnels », en associant les syndicats contre l’unité pour le retrait du CPE telle qu’elle a existé pendant 2 mois.

Il n’y aura donc aucun « fleuve tranquille » entre maintenant et les présidentielles. Les questions posées aux travailleurs, aux jeunes, à la majorité, aux militants socialistes, communistes, syndicalistes, sont :

Chasser Chirac, De Villepin, Sarkozy et le plus tôt sera le mieux !

Quel régime, quel gouvernement, quelle société, satisfera les revendications et stoppera définitivement l’offensive contre le travail et contre les droits ?

Voilà ce sur quoi nos groupements politiques, qui ont pour point commun d’avoir pris part au combat pour le retrait du CPE en défendant la perspective de la grève générale et d’une manifestation centrale unitaire contre le pouvoir, appellent à débattre dans la fraternité et la démocratie ouvrière.

Groupes signataires :

Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
Le Militant
La Commune
Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste)

Liste non limitative

20 avril 2006

Costa Rica : un dirigeant syndical menacé de 60 ans de prison !

Orlando Barrantes, dirigeant du syndicat des ouvriers de la banane CONATRAB, sera jugé les 20 et 21 avril 2006. Il est accusé d’avoir organisé, voilà 5 ans, la séquestration de 4 policiers et le procureur demande à son encontre une peine de 60 ans de prison. Dans la réalité, lors d’une intervention de la police anti-émeute contre une manifestation pacifique d’ouvriers des plantations de bananes, plusieurs policiers ont été retenus par les manifestants, puis libérés. C’est cet acte, dans lequel l’implication de Barrantes n’est même pas prouvée, que le procureur a qualifié de séquestration pour étayer des poursuites criminelles. Ivàn Angulo, employé municipal, est poursuivi pour les mêmes motifs.

Orlando Barrantes dérange ; il remet en cause de puissants intérêts. Avec le syndicat CONATRAB, il a organisé des milliers d’ouvriers agricoles et d’anciens travailleurs des plantations qui ont été exposés dans les années 70 à un puissant pesticide, le Nemagon (DBCP). Ce produit très toxique a continué d’être utilisé en Amérique Centrale bien après que son usage ait été interdit aux USA. Les ouvriers qui le manipulaient n’ont jamais été informés du danger, ni munis de tenues de protection. Or ce pesticide est responsable d’avortements et de stérilité. Il provoque des troubles de la vue et attaque la peau. Il est à l’origine de cancers du foie et de l’appareil digestif.

Les travailleurs victimes du pesticide se sont organisés pour intenter des procès aux trusts de la chimie qui l’ont produit et commercialisé même après que sa nocivité ait été reconnue par l’OMC. Ils attaquent également en justice les grandes compagnies bananières Standart Fruit, Del Monte et Chiquita Brand, qui ont délibérément mis en danger des centaines de milliers d’ouvriers agricoles. Plus de 1600 dossiers ont déjà été transmis à la justice nord américaine, et cela pour le seul Costa Rica, car une douzaine de pays sont concernés.

Rien d’étonnant à ce qu’on veuille faire taire ceux qui demandent réparation. Des intérêts financiers considérables sont en jeu : déjà des ouvriers agricoles du Nicaragua ont obtenu une indemnisation devant la justice des USA. Les trusts de la chimie et les grandes compagnies bananières redoutent des condamnations en série et de devoir payer des centaines de millions de dollars. Au Honduras, le dirigeant syndical Medardo Garcia, engagé dans le même combat, a été assassiné par des tueurs à gages. Orlando Barrantes a lui même été agressé et menacé de mort.

Il y a urgence à intervenir pour exiger :

· Non à la criminalisation des luttes populaires
· Arrêt des poursuites contre Orlando Barrantes et Ivàn Angulo
· Justice et réparation pour les victimes du NEMAGON


Auprès de la justice du Costa Rica : ins_judicial@poder.judicial.go.cr

Auprès de l’ambassade du Costa Rica, 78 avenue Emile Zola 75015 Paris
Fax : 01 45 78 99 66

Envoyer vos messages de solidarité et prises de position à : conatrab@hotmail.com
Transmis par la CGT de l'ONIC

18 avril 2006

Irak : L'UPK multiplie les arrestations de militants communistes

Communiqué du PCO d'Irak, transmis par Solidarité Irak

Cette année, pour commémorer l'Anfal - c'est-à-dire le massacre perpétré par l'armée de Saddam Hussein contre une ville Kurde en 1988 - le Parti communiste-ouvrier d'Irak a lancé une vaste campagne de protestation contre la situation dans laquelle vit aujourd'hui encore la population du Kurdistan : misère, chômage, privations, coupures d'électricité, manque d'hôpitaux et de crèches.

L'Union patriotique du Kurdistan, c'est-à-dire le parti du président irakien Jalal Talabani, au pouvoir dans cette partie de l'Irak, essaye d'empêcher cette campagne de se développer en multipliant les arrestations.

Le 9 avril, les forces de sécurité de l'UPK ont arrêté, dans le district de Kalar, Aram Muhammad, Amir Salah et Mustafa, avant de les relâcher. Le 12 avril, elles ont incarcéré Hussein Salih, un organisateur du Parti communiste-ouvrier d'Irak, alors qu'il était en train de distribuer des tracts.

Le 13 avril, c'est Zmnako Aziz, un membre du bureau politique, qui a été arrêté. Elles sont également mené des raids dans les résidences étudiantes de Sulaymania.

De plus, Fayaq Gulpi, le leader du Parti pour une solution démocratique au Kurdistan (branche irakienne du Parti des travailleurs du Kurdistan - PKK) et dix autres membres, ont également été arrêtés. Deux autres, AdulwahabAhmed et Bahadin Mahmud sont recherchés.

Ces pratiques rappellent celles du régime baasiste. Nous appelons à défendre la liberté d'expression, de parole, d'organisation et de manifestation, et à la libération de tous les prisonniers politiques.

Parti communiste-ouvrier d'Irak, 16 avril 2006

En France, vous pouvez envoyer vos protestations à l'Union patriotique du
Kurdistan, 23 rue Louis Pouey 72800 Puteaux,

Tel: 01 47787598, Fax: 0140900282

15 avril 2006

Nécrologie : Stefan Piekarczyk

Stefan Piekarczyk
Par August Grabski

Le 16 février 2006, Stefan Piekarczyk est mort d’un cancer à Varsovie. Stefan était un socialiste, un trotskiste, un traducteur et un économiste.

Il était né en 1955 et avait grandi dans une famille polonaise de Glasgow et c’est là qu’il avait rejoint la section britannique de la Quatrième Internationale, l’International Marxist Group (IMG).

A la fin des années 70’, Stefan était venu en Pologne pour étudier. Il a été l’une des personnes les plus importantes (aux côtés de Ludwik Hass) pour la reconstruction du trotskisme en tant que courant de la gauche polonaise. Il a été actif en tant que journaliste de gauche au sein du syndicat Solidarité en 1980-81, puis sous la loi martiale, il a été l’éditeur de journaux clandestins de gauche, au risque d’une peine de prison et d’une expulsion de Pologne.

En 1987, il a été l’un des cofondateurs du Courant de la Gauche Révolutionnaire (CGR), un groupe illégal qui était aussi en solidarité politique avec les trotskistes organisés dans la Quatrième Internationale. Il fut actif dans cette organisation jusqu’à sa mort.

En 1991, Stefan a participé à la publication en polonais de La Révolution Trahie de Léon Trotsky. De même en 1991, il participa au lancement du magazine socialiste Dalej ! (En Avant !) pour lequel il utilisait le nom de plume de Jan Sylwestrowicz. A ce jour, 41 numéros de Dalej ! ont été publiés.

Les années 1990 ont été un moment difficile pour les gens ayant une perspective anti-capitaliste. D’une part, ils devaient faire face à l’héritage du passé et d’autre part, ils devaient affronter la trahison du programme des intérêts des travailleurs par les dirigeants de Solidarité. Cela contribua à l’isolement des trotskistes par rapport à un plus large milieu social. La survie de la gauche anti-capitaliste en Pologne, jusqu’au regain d’activité avec le mouvement « altermondialiste », fut en grande partie facilitée par la publication du magazine Dalej ! dirigé (en particulier au début des années 1990) par Stefan.

Stefan a aussi inspiré le premier ouvrage universitaire sur le mouvement trotskiste, débarrassé des déformations et de la désinformation staliniennes (2003).

En avril 2004, il a été parmi les principaux organisateurs de la Conférence Anti-Sommet de Varsovie « Pour une Europe Sociale », au moment où le Forum Economique Européen se déroula à Varsovie.

En octobre 2004, il a été l’un des porte-parole représentant la gauche anti-capitaliste polonaise au Forum Social Européen de Londres.
Stefan Piekarczyk s’est toujours considéré comme un militant de la Quatrième Internationale. Malheureusement, la direction de la Quatrième Internationale a déçu le Courant de la Gauche Révolutionnaire.

Quand, en 1999, le CGR a exclu l’un de ses membres du fait de son comportement fortement anti-démocratique, cette personne fut capable d’utiliser ses contacts personnels avec les experts du travail en Europe de l’est de la Quatrième Internationale pour priver le CGR du statut de section de la Quatrième Internationale. Plus de 20 camarades furent vendus par ces spécialistes pour sauver un ami personnel.

Les procédures démocratiques au sein de la Quatrième Internationale se sont révélées être une fiction et les soit disant experts n’ont toujours construit aucun groupe en Pologne ou dans un quelconque pays de l’Est depuis 1989.

En tant que militant politique, Stefan a toujours été opposé à toute collaboration avec les “post-communistes” dans lesquels il voyait les fossoyeurs du socialisme authentique et l’avant-garde de la restauration capitaliste en Pologne. Il a toujours été partisan de l’unité de la gauche radicale en Pologne, et pour cette raison, il a soutenu l’activité du CGR en tant que courant du PPS-RD (Parti Socialiste Polonais – Révolution démocratique) à la fin des années 1980 et en tant que courant de la Nouvelle Gauche à partir de l’automne 2005.

Pour les mêmes raisons, il était un sympathisant de l’alliance pluraliste de la gauche radicale en Europe occidentale : l’Alliance Rouge et Verte au Danemark, le Bloc de gauche au Portugal, et – en dépit de son attitude critique à l’égard de la politique anti-démocratique du SWP – de Respect en Angleterre.

Bien que Stefan ait été un trotskiste orthodoxe convaincu, il était ouvert à la collaboration avec les autres militants de gauche anti-staliniens et tolérait les différences politiques au sein d’une même organisation anti-capitaliste. Aussi accepta-t-il le tournant pris en 2004 par une partie des militants du CGR de collaborer avec l’Alliance for Workers’ Liberty. Pour lui, ce qu’il y avait de plus important était le combat politique commun contre le capitalisme et pour les droits des travailleurs.

Il était une personne modeste, dépourvue d’ambitions personnelles en politique ; il a toujours subordonné ses souhaits personnels à la cause politique du socialisme. Il était un homme bon et noble. Une nuit, (il travaillait la nuit comme traducteur) il se querella au téléphone avec une camarade femme de l’organisation. Vers 2 heures du matin, il acheta un bouquet de fleurs et traversa toute la ville pour frapper à sa porte et venir s’excuser.

Le Courant de la Gauche Révolutionnaire perd l’un de ses dirigeants mais aussi un ami sincère, quelqu’un sur lequel on pouvait toujours compter.

Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran

Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération sur la victoire des travailleurs, des étudiants et du peuple de France.

Ces dernières semaines, le peuple d’Iran, le peuple travailleur, les étudiants et notre syndicat ont suivi avec beaucoup d’intérêt les nouvelles en provenance de France, espérant de tout notre cœur la victoire du juste mouvement mené par les grands syndicats de salariés et d’étudiants et par le peuple de France.

Les nouvelles concernant ce mouvement ont été une source d’inspiration et d’exaltation pour les militants syndicalistes emprisonnés en Iran. Le Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération étend ses congratulations et sa solidarité pour cette victoire au peuple de France et en particulier aux syndicats des salariés et à ceux des étudiants.

Nous espérons que, comme ils le sont dans votre pays, les droits des salariés pour la défense de leurs intérêts en accord avec la convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) seront pleinement réalisés dans notre pays aussi vite que possible.

Dans l’espoir de ce jour !
Avec nos chaleureuses salutations et souhaits pour un monde meilleur !

Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération.

Traduit en anglais par la Commission de solidarité internationale des travailleurs du Parti communiste –ouvrier d’Iran

05 avril 2006

Chirac, chef du camp du CPE, ne cède pas, mais il vacille

L’unité est réalisée : pour vaincre, il faut passer des journées d’action tous les mardis à la grève générale !

Chirac, chef du camp du CPE, ne cède pas, mais il vacille.

Vaincre le CPE et le CNE, c’est chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy.


Avec une rapidité rarement vue dans toute l’histoire de la V ème république, la loi sur « l’égalité des chances » et son article 8 concernant le CPE vient d’être publiée, un dimanche matin 2 avril au Journal Officiel !

Chirac n'a pas reculé : il promulgue. Mais il est éclopé, le gouvernement est affaibli des coups que lui ont porté les 3 millions de manifestants et les grévistes du 28 mars, la crise de régime s’ouvre : alors il promulgue … en disant que la loi ne sera pas appliquée !

Se comportant en véritable maquignon, il sous-traite à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire à la majorité de députés UMP minoritaires dans le pays, la rédaction d’une nouvelle loi qui maintiendrait le CPE en ramenant la période d’essai à un an et en introduisant une information des licenciés sur le « motif » de leur licenciement, qui n’enlèverait rien au droit patronal illimité de licencier.

LA PRÉCARITE ET L’ARBITRAIRE NE SONT NI AMENDABLES, NI NEGOCIABLES !

RETRAIT DU CPE, DU CNE ET DE TOUTE LA LOI
« EGALITE DES CHANCES ».


L'heure n'est pas à la préparation de projets de loi dont on sait que l'assemblée UMP ne tirera rien de bon !

Comment gagner ?
De mardi en mardi, les travailleurs et la jeunesse sont sceptiques sur la multiplication des journées d’action et autres « temps forts » dont on se rappelle qu’elle a permis en fait au gouvernement de faire passer sa contre-réforme des retraites en 2003.

La voie de la victoire, c’est celle qui ne recule pas devant le renversement de Chirac, De Villepin, Sarkozy et leur régime. Les étudiants et les lycéens, en manifestant le 23 mars en direction de l'Assemblée et de Matignon l'ont indiquée. Les jeunes et les moins jeunes qui, vendredi soir, ont esquissé une marche sur l'Élysée l'ont indiquée. Les centaines de milliers de grévistes du 28 mars l'ont indiquée. Les unions syndicales locales qui appellent à la grève tous ensemble public et privé et cherchent à organiser des assemblées générales sur les lieux de travail et à envisager la reconduction de la grève, l'indiquent.

A ce jour, l’unité syndicale pour le retrait du CPE est maintenue et c’est un point d’appui. Alors il faut passer des « journées d’action » à autre chose. Il faut écouter la coordination étudiante qui a lancé, ce samedi 1° avril, à nouveau un appel à la grève générale jusqu’au retrait total. La généralisation de la grève et une manifestation nationale contre l'Elysée, Matignon et l'assemblée UMP, voila la voie du débouché.

Il nous faut donc ce 4 avril nous organiser, multiplier les assemblées générales sur les lieux de travail, reconduire la grève et surtout réunir jeunes, entreprises et services publics dans le combat.


Partout, assemblées générales sur les lieux de travail et discussion sur la généralisation et la reconduction de la grève.


Signataires :
Le Militant
( http://www.le-militant.org/ )
Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
( http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/index.html )
La Commune
( http://www.lacommune.org )


(liste non limitative – texte achevé le 3 avril 2006 en soirée ).