Pour le socialisme, pour la solidarité internationale des travailleurs, pour la lutte de classe : transformer le mouvement ouvrier pour changer le monde !
28 mai 2009
Houzan Mahmoud à Lyon le 30 mai
Elle abordera la question des perspectives politiques en Irak, après l'élection d'Obama et l'entrée en fonction d'une nouvelle administration US.
APS invite tous ses lecteurs de la région à assister à cette réunion.
16 mars 2008
Un site de soutien aux organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient
Middle East Workers' Solidarity
A website for activists in Britain supporting workers' organisations in Iraq, Iran, and the Middle East
Nous signalons à nos lecteurs ce site animé en Grande Bretagne par des militants voulant promouvoir une solidarité de classe avec les organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient.
Alors que les travailleurs iraniens cherchent à imposer leur droit à l'organisation syndicale, le pouvoir des mohlas réagit en réprimant sans relache les leaders ouvriers tels que Mansour Osanloo et Mahmoud Salehi.
Alors que Gaza subit une avalanche de feu de l'armée israélienne, les locaux syndicaux ont aussi été détruits.
Alors que l'occupation continue et que la spirale de la barbarie nourrie par les groupes réactionnaires ajoute au fardeau quotidien de la population, le mouvement ouvrier irakien survit et lutte.
Ces foyers de résistance et d'organisation ouvrières doivent être protégés, et l'information est la première phase de cette action.APS appelle ses lecteurs à prendre toute initiative allant dans ce sens.
Irak : le mouvement ouvrier vit et lutte
Malgré les conditions extrêmement difficiles créées par l'occupation US et la régression barbare due aux actions criminelles des différentes groupes réactionnaires intégristes, le mouvement ouvrier vit et lutte. C'est la seule source de salut pour le retour à une vie normale.
Le dernier bulletin d'information en langue anglaise de la FWCUI (Federation of Workers Councils and Unions of Iraq) donne quelques aperçus des luttes menées par ce mouvement syndical, contre le gouvernement qui participe à la privatisation des infrastructures publiques du pays, contre les patrons, pour le maintien de conditions de vie et de survie de la population laborieuse.
Le soutien politique et matériel du mouvement ouvrier international doit aller sans réserve à ce foyer fragile dont viendront la libération et l'émancipation des travailleurs d'Irak.
Nous reproduisons quelques photos extraites du numéro de mars 2008 de ce bulletin
21 juillet 2007
Abdulhussein Saddam a été assassiné par l'armée américaine
Abdulhussein Saddam, commandant en chef des Forces de sûreté du Congrès des libertés en Irak, a été assassiné par l’armée américaine.
Le 4 juillet, une unité de l’armée américaine, assistée de Gardes nationaux irakiens, l’a attaqué chez lui, dans le quartier d’al-Attiba à Bagdad. Ils sont ouverts le feu, le blessant mortellement et touchant sa fille. Deux jours plus tard, il a été retrouvé mort à l’hôpital de Yarmouk.
Abdulhussein Saddam avait 50 ans. Né dans une famille progressiste à Bassora, il avait été arrêté en 1997 et détenu deux ans par les services secrets de Saddam Hussein, à cause des critiques qu’il avait émises contre le régime baathiste. En novembre 2006, Abdulhussein avait rejoint les rangs du Congrès des libertés en Irak, afin de combattre pour une alternative laïque et démocratique dans ce pays victime de l’occupation et de la guerre civile.
Dès avril 2007, il rejoignait les Forces de sûreté, une organisation nouvellement formée, chargée défendre les habitants des quartiers de Bagdad contre les dangers quotidiens liés à la guerre civile, les menaces islamistes et les attentats. Deux mois plus tard, il était élu membre suppléant du conseil central du Congrès des libertés en Irak, et commandant en chef des Forces de sûreté.
Abdulhussein était une figure populaire et influence à Bassora comme à Bagdad. Tout le monde connaissait son courage, sa bravoure même lorsqu’il s’agissait de défier les milices religieuses. Tant qu’il a été à la tête des Forces de sûreté, aucun meurtre fondé sur l’identité religieuse ou ethnique n’a eu lieu dans les quartiers où l’organisation était active, en raison de la veille constante qu’elle exerçait.
C’est notamment grâce à Abdulhussein que le quartier d’al-Aiwadeh est devenu un exemple de sécurité, alors que les bombes explosent dans tout Bagdad. Lui et les autres membres des Forces de sûreté ont, sans relâche, diffusé leur slogan « Ni sunnites, ni chiites, nous sommes l’Humanité », qui enrage tant les milices religieuses et les groupes terroristes. Ils ont jour après jour dénoncé l’occupation anglo-américaine. Ils ont défendu les écoles, les locaux syndicaux et associatifs, les quartiers qui souhaitent vivre en paix et échapper à la guerre civile.
Ce meurtre perpétré par les troupes américaines contre un combattant de la liberté, de l’égalité, de la laïcité et de la démocratie, fait suite à l’attaque menée le 7 juin contre le local du Congrès des libertés en Irak à Bagdad, au cours de laquelle cinq gardes des Forces de sûreté avaient été arrêtés, puis relâchés après quelques jours de campagne internationale pour leur libération.
Cette attaque, menée conjointement par l’armée américaine et la police irakienne, semble liée à la ferme opposition menée par le Congrès des libertés en Irak à l’implantation de la milice fondamentaliste chiite l’Armée du Mahdi. Or, cette dernière contrôle de fait le ministère de l’Intérieur.
Mais au-delà, ce qui inquiète les USA, c’est que le Congrès des libertés est un front d’organisations de gauche, qui s’appuie sur une forte base syndicale, et qu’il joue un rôle croissant dans l’agitation des ouvriers du pétrole. Ce n’est certainement pas par hasard que ce crime a été commis jours après la manifestation organisée à Bagdad par le Congrès des libertés en Irak et le Front contre la loi sur le pétrole dont il fait partie, contre la nouvelle loi sur le pétrole concoctée selon les plans états-uniens. Déjà, en automne dernier, les troupes américaines avaient attaqué le Congrès des libertés lors de la grève des ouvriers du pétrole contre le gel des salaires.
Vous pouvez envoyez vos mail de solidarité à ifcongress@gmail.com
21 juin 2007
Sur les événements de Gaza
Bande de Gaza : que se passe-t-il ?
A écouter les principaux médias, "ils se battent entre eux" : ce serait la guerre civile entre le Fatah -le parti historique de Yasser Arafat, nationaliste arabe, ayant passé avec Israël les accords d'Oslo qui lui avait confié le gouvernement de Gaza et de lambeaux de la Cisjordanie- et le Hamas -parti islamiste sunnite, vainqueur sans appel des élections de 2006 parce qu'il apparaissait au peuple palestinien comme moins compromis avec Israël.
A les écouter encore, une "république islamique" serait installée dés à présent à Gaza -un terme qui prête complètement à confusion car, si le programme du Hamas est bien un programme islamiste réactionnaire prétendant voiler les femmes, etc. -alors que celles-ci ne se voilent pas plus depuis qu'elles ont voté pour lui- ce n'est absolument pas un mouvement religieux qui a motivé la prise de contrôle armée de Gaza par le Hamas.
A y regarder de plus prés, en consultant les sites pro-palestiniens, l'on constate que beaucoup d'entre eux, sans approuver le programme islamiste du Hamas, le soutiennent contre le Fatah en estimant que la direction du Fatah est devenue le bras armé des Etats-Unis et d'Israël, chargé de faire régner l'ordre dans le bantoustan palestinien. Un chef policier du Fatah, Mohammed Dalhan, est souvent désigné comme apprenti dictateur spécialisé dans la contre-insurrection (voir le site du Grand Soir qui recense des articles bien documentés développant ce point de vue: http://www.legrandsoir.info/).
D'après cette analyse, la victoire du Hamas à Gaza serait donc due au soutien populaire contre les valets de l'impérialisme. Il serait possible, notons-le, qu'il en soit ainsi même sans cautionner la politique du Hamas et sans se faire d'illusion sur ses propres capacités "anti-impérialistes" à moyen terme.
Il faut cependant compléter ces données par une constatation qui relève tellement du bon sens ... que beaucoup "oublient" de la faire : si les Etats-Unis et Israël avaient voulu donner au Fatah les moyens en armes lourdes d'écraser le Hamas dans la bande de Gaza, celui-ci aurait été écrasé même avec un soutien populaire massif (dans ce cas, par un bain de sang). Il est donc clair qu'ils ont laissé le Hamas prendre le contrôle de Gaza et qu'une situation où il y a maintenant, de fait, deux "Entités palestiniennes" aussi inviables, instables et croupion l'une que l'autre -l'une placée sous la terreur des milices du Hamas à Gaza, l'autre sous la terreur des milices du Fatah en Cisjordanie- est une situation qui fait le jeu des Etats-Unis et de l'Etat d'Israël qui vient d'évacuer Ehoud Olmert de la tête de son exécutif ...
C'est évidemment là une situation dans laquelle les dirigeants nord-américains et israéliens jouent avec le feu. Ils n'en sont plus à éteindre les incendies, cela fait déjà des années qu'ils ne font qu'allumer contre-feu sur contre-feu : la source du chaos, c'est eux.
Si l'on comprend cela, l'on voit alors que ce "jeu avec le feu" connaît d'autres points d'application dans la région.
Ainsi au Liban, les groupes al-qaïdistes qui ont fourni à l'armée libanaise le prétexte pour intervenir dans plusieurs camps palestiniens ont été discrètement soutenus par des secteurs gouvernementaux pro-américains.
Ainsi en Irak, selon le New York Times du 11 juin, l'armée nord-américaine a entrepris d'équiper en armes lourdes, dans la province d'Anbar puis dans plusieurs quartiers de Bagdad, des groupes "insurgés" sunnites opposés à la fois à al-Qaïda et au gouvernement collaborateur à majorité chiite. Remarquable "Résistance" directement armée par l'occupant ... qui sait d'ailleurs qu'une partie des balles qu'il fournit sera tirée sur lui, mais il en est là. Par contre, le gouvernement irakien est incité à réprimer par la force les grèves des ouvriers du pétrole à Bassora, à utiliser contre eux les milices chiites de Moqtada Sader, ancien "insurgé" anti-américain lui aussi, pendant que les forces US ont mis à sac le siège du Congrès des Libertés en Irak (un mouvement laïque à base ouvrière) à Bagdad.
De quoi s'agit-il pour le gouvernement nord-américain et, à sa suite, pour le gouvernement israélien ? De reprendre l'initiative et la fuite en avant vers la "guerre sans fin" contre le terrorisme. Cette fuite en avant avait connu un coup d'arrêt, en 2006, suite à l'échec de l'agression israélienne contre le Liban. Ils ont besoin de poser des mines, susciter des affrontements, des contre-feux, partout en Palestine, au Liban et en Irak, et trouvent des factions pour ce faire. Contre-feux préventifs partout pour prévenir le soulèvement des peuples.
Décidément, c'est bien l'insurrection généralisée qui serait la solution la plus raisonnable et la plus économique en vies humaines pour tous les peuples -arabes, palestiniens, irakiens, kurdes, judéo-israélien, libanais, américain ...
17 juin 2007
Nouvelles d'Irak - 2
L'armée irakienne attaque... des grévistes
Tandis que syndicalistes, employeurs et diplomates du monde entier participent à la Conférence annuelle de l'Organisation internationale du travail à Genève, les exactions se multiplient en Irak. Cible des autorités irakiennes, la remuante Fédération irakienne des travailleurs du pétrole (IFOU) a le gros défaut de s'opposer au projet de nouvelle loi sur le pétrole, qui confie ce secteur aux transnationales étasuniennes. L'IFOU – qui regroupe quelque 26 000 salariés – est connue pour ses dénonciations de la corruption et pour avoir mené des actions retentissantes en défense des salaires et des conditions de travail malgré un contexte de guerre civile.
Pour ce syndicat indépendant, le Rubicon semble avoir été franchi en mai dernier, lorsqu'il menace, par communiqué, de faire grève après d'infructueuses négociations sur les salaires, les dispositifs de santé et de sécurité et le recours à la main-d'oeuvre temporaire. Surtout, le syndicat se plaint amèrement de n'avoir pas été associé à l'élaboration de la loi pétrolière, approuvée par le gouvernement mais non encore par le législatif.
Selon le président du syndicat, Hassan Juma'a Awad, «dès que la fédération a appelé à la grève, beaucoup de nos syndiqués et militants ont été menacés physiquement par des partis actifs dans le processus politique, dans le but de déjouer la grève et de saper le message des organisateurs de la grève». De quoi susciter de vives inquiétudes dans le contexte d'insécurité irakien, même si la Fédération des travailleurs du pétrole renonçait finalement à la mi-mai à sa mesure de lutte, après une rencontre fructueuse en promesses avec le premier ministre Nouri al-Maliki. Les craintes syndicales vont être rapidement confirmées.
Le 4 juin, une grève spontanée des ouvriers d'un oléoduc de Bassorah met le feu aux poudres. Les travailleurs se plaignent de retards dans le versement des salaires. Ils sont immédiatement rejoints par d'autres ouvriers du secteur qui remettent les revendications de mai sur le métier.
Le lendemain, le gouvernement, qui considère toute grève dans le domaine pétrolier comme illégale, envoie la troupe. Les grévistes sont pris au piège, encerclés par les tanks et survolés par les avions de la coalition! Des ordres d'arrestation sont lancés contre quatre leaders de l'IFOU, dont M. Awad, pour «sabotage de l'économie nationale».
Mercredi 6 juin, la fédération suspend la grève jusqu'au lundi suivant pour permettre la reprise du dialogue. Heureusement pour les ouvriers, la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de l'industrie (ICEM) et le collectif de solidarité britannique Naftana ont immédiatement relayé la nouvelle et écrit à Bagdad pour réclamer l'ouverture de négociations.
Le 7 juin, la Confédération syndicale internationale – la plus importante organisation mondiale de travailleurs – se solidarisait à son tour avec le syndicat indépendant, exigeant «le retrait de l'armée de la grève des travailleurs du pétrole» et demandant à l'Etat «de ne pas recourir à des actes d'intimidation à l'encontre des travailleurs». Une pression qui – en pleine conférence de l'OIT – semble avoir fait son effet.
Hier, une délégation de syndicalistes a été longuement reçue par le ministre des Affaires parlementaires, sur mandat du premier ministre. Selon un message de «victoire» adressé par Hassan Juma'a Awad, toutes les charges à l'encontre des syndicalistes ont été abandonnées. En outre, une commission ministérielle de négociation a été instituée en échange de la levée du préavis de grève. Affaire à suivre.
BENITO PEREZ
12 juin 2007
Note : Pour en savoir plus : www.basraoilunion.org
Repris du site Le Courrier de Suisse
Nouvelles d'Irak - 1
Les forces U.S. ont scandaleusement pillé les bureaux du Congrès des libertés en Irak (CLI) à Bagdad. Des membres de ses forces armées ont été arrêté et des documents importants confisqués.
Les activités grandissantes du CLI en opposition à l’occupation et à ses crimes et l’existence d’un noyau qui défend une identité unique pour les êtres humains en Irak et la perspective de chasser l’occupation ont créé la panique dans les rangs des forces occupantes, qui ont donné l’assaut à notre quartier général, défoncé les portes, arrêté cinq gardes et confisqué leurs armes.
Ces forces, qui autorisent le carnage dont souffre le peuple irakien, qui tuent et détruisent tout sur leur passage, favorisent les gangs sectaires qui envoient à la boucherie des centaines d’innocents, ne supportent aucune opposition. Elles sont incapables de faire face aux bannières du CLI, qui dit haut et fort “NON à l’occupation et ses crimes”, “Fin immédiate de l’occupation”, “L’occupation est l’ennemie de l’humanité”, etc.
Le lancement de la télévision satellite du CLI, la campagne annoncée par le CLI pour rejeter la loi sur le pétrole, les en faveur de l’unité contre les divisions ethniques, le front global de soutien au CLI qui grandit, le nombre grandissant des forces de sécurité du CLI capables de devenir une alternative pour rétablir la sécurité dans de nombreuses zones, leur sont insupportables.
Les forces d’occupation ont donc, pour la troisième fois, pillé nos bureaux, et enlevé nos bannières récentes des rues de Bagdad. Ces pratiques et ces actions des forces occupantes ne peuvent décourager le CLI et ses leaders de continuer leur lutte pour débarasser la société des méfaits de l’occupation. Ils veulent faire voler en éclat la volonté révolutionnaire des irakiens, mais nous resterons aux avant-postes de la lutte contre l’occupation et ses agents, et aucune force ne pourra nous soustraire au combat que nous avons choisi contre l’occupation et ses abominables politiques.
Nous condamnons ces politiques qui révèlent l’hypocrisie de l’administration US qui déverse des torrents de mensonge sur la démocratie pour justifier l’occupation et ses crimes, et nous intensifions notre lutte pour chasser l’occupation et mettre fin à ces politiques, pour la formation d’un gouvernement laïque et non-ethnique qui donnera aux Irakiens leur unité.
Unissons nos rangs pour virer l’occupation et construire une société humaine ! A bas les ennemis de l’humanité !
Samir Adel, président du Congrès des Libertés en Irak (Iraq Freedom Congress)
7 Juin 2007
Repris de Solidarité Irak
13 mai 2007
Les travailleurs irakiens du pétrole en grève contre la loi de privatisation
Le plus grand des syndicats des travailleurs du secteur pétrolier d’Irak appelle à la grève pour ce jeudi 10 mai afin de protester contre la loi controversée sur le pétrole qui vient en discussion au parlement irakien.
Piquet de protestation organisé par Hands Off Iraqi Oil (Bas les pattes du pétrole irakien !) lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Shell : Mardi 15 mai 2007 de 8h30 à midi à l’hotel London-West et Convention Centre, 1 Shortlands, Hammersmith, London W6 8DR.
Le projet de loi sur le pétrole propose de donner aux compagnies multinationales le premier rôle dans l’exploitation des importants champs pétroliers jusque là non forés, avec des contrats d’une durée pouvant aller jusqu’à 30 ans. La production de pétrole en Irak, comme dans la plupart des pays du Moyen Orient, a été dans le secteur public depuis les années 70.
Le syndicat qui représente 26.000 travailleurs du secteur pétrolier, a lancé précédemment 3 grèves depuis 2003, coupant à chaque fois les exportations jusqu’à 2 jours consécutifs. L’annonce de cette nouvelle grève a relancé les négociations avec le Ministère du pétrole, qui sont toujours en cours.
Imad Abdul-Hussain, président délégué de la Fédération IFOU a déclaré : “Le gouvernement central [de l’Irak] doit être propriétaire en totalité et avoir la maîtrise complète de la production et de l’exportation du pétrole ».
Il a mis en garde contre les très controversés Production Sharing Agreements (Accords de Partage de la Production), très appréciés par les compagnies étrangères, indiquant que d’autres formes de coopération avec des firmes étrangères pouvaient être acceptables mais pas à ce niveau de contrôle et de profitabilité tel qu’indiqué par la présente loi sur le pétrole.
Hassan Jumaa Awad al Assadi, président de la Fédération, a déclaré : « La loi sur le pétrole ne représente pas les aspirations du peuple irakien. Elle abandonnera le secteur pétrolier aux compagnies étrangères et entérinera la privatisation sous couvert des soit disants Accords de Partage de la Production. La Fédération appelle au retrait de cette loi sur le pétrole, parce qu’elle ne sert pas les intérêts du peuple irakien ».
Le syndicat n’est pas seul dans sa condamnation de cette loi sur le pétrole. Les opposants à cette loi comprennent aussi tous les autres syndicats d’Irak, un certain nombre de partis politiques et un groupe d’une soixantaine d’experts irakiens confirmés de l’industrie pétrolière.
Hassan Jumaa a ajouté : “La Fédération appelle tous les syndicats dans le monde à soutenir nos revendications et à mettre la pression sur les gouvernements et les compagnies pétrolières pour ne pas mettre les pieds sur les champs pétroliers irakiens ».
Les membres du syndicat réclament aussi une amélioration de la grille salariale et une distribution de terrains pour la construction de logements pour les travailleurs.
Ewa Jasiewicz of Naftana, représentante du Comité de soutien britannique à l’IFOU [Iraqi Federation of Oil Unions], a déclaré :
« L’IFOU, comme n’importe quel syndicat, a le droit de s’engager dans des négociations collectives sur toute questions importantes pour ses adhérents. Dans le cas présent, l’enjeu est de savoir qui va contrôler le pétrole d’Irak et l’avenir économique du pays est une question importante pour tous les Irakiens. Le syndicat a appelé à plusieurs reprises à la prise en compte de la société civile dans la rédaction de la loi sur le pétrole et ces demandes ont été ignorées. Le syndicat va maintenant affirmer le droit d’avoir son mot à dire dans le processus de prise de décision concernant son secteur industriel et le développement économique futur de l’Irak. Leur courage et leur engagement pour la démocratie doivent être soutenus ».
Au lieu de recevoir un accueil favorable à la participation syndicale, les dirigeants syndicaux ont été accusés de fragiliser la sécurité et sont menacés de poursuites judiciaires.
Farouq Al-Asadi, le secrétaire de la Fédération, a déclaré : “Le Ministre du pétrole choisit d’oublier que le droit de grève est garanti par la Constitution, nous avons choisi de suivre la voie légale”.
Les dirigeants syndicaux ont déjà reçu nombre de menaces de mort qu’ils prennent au sérieux. « Aussitôt que la Fédération appelle à la grève, de nombreux syndiqués et militants sont menacés physiquement par des partis politiques actifs dans ce processus, dans le but de déjouer la grève et de saper le message des organisateurs de la grève ».
Communiqué par Ewa Jasiewicz, Naftana UK Support Group for the IFOU and Hands Off Iraqi Oil Campaign Contact : 0044 7749 421 576 ou freelance@mailworks.org
Site web : www.handsoffiraqioil.org
TELL SHELL - HANDS OFF IRAQI OIL!
Source : http://www.workersliberty.org/node/8409
28 mars 2007
Un nouveau blog en soutien aux travailleurs d'Irak
IRAQ UNION SOLIDARITY SCOTLAND
Ce blog est réalisé par la campagne écossaise de soutien aux travailleurs et aux syndicalistes irakiens en butte à l'occupation impérialiste et aux attaques des forces réactionnaires islamistes (aussi bien gouvernementales que de "résistance").
24 mars 2007
Les Irakiennes sont les cibles n°1 des milices
Houzan Mahmoud, porte-parole de l’Organisation pour la libération des femmes en Irak. Elle vit à Londres depuis 1996 et a été menacée de mort en février par un groupe lié à Al-Qaida.
Interview parue dans l'édition du 15 mars 2007 du journal gratuit "20 Minutes" distribué en région parisienne.
A quoi peut ressembler la vie quotidienne des femmes en Irak ?
Elles n'ont pas de vie quotidienne à proprement parler. Elles ne peuvent pas se réveiller le matin en se disant : « Je vais faire ça et ça », car il peut y avoir un attentat à tout instant. Elles doivent batailler pour réussir à tenir leur foyer, vu la pénurie de ressources comme l'eau ou l'électricité. Et elles redoutent d'envoyer leurs enfants à l'école, parce qu'ils peuvent se faire enlever contre une forte somme d'argent, que les parents n'ont pas la plupart du temps.
Vous dénoncez la dégradation de leur condition depuis 2003...
Les femmes ont été les cibles privilégiées des milices islamistes dès le début de l'occupation américaine en 2003. La guerre et la criminalité ont favorisé la multiplication de ces milices armées, dont le premier message fut : « Les femmes doivent rester à la maison, s'occuper des enfants, faire la cuisine et le ménage. Elles ne peuvent pas travailler et doivent sortir voilées. » Aujourd'hui, les femmes sont victimes de viols, d'enlèvements, d'assassinats, parfois en public, et de crimes d'honneur.
Qu’advient-il des femmes violées ou kidnappées ?
Elles seront tuées de toute façon pour ces questions d'« honneur ». Je me souviens d'une femme qui avait été kidnappée. Ses ravisseurs avaient demandé une rançon au père pour la relâcher. Il leur a répondu : « Vous savez, il vaut mieux la tuer, parce qu'on devra le faire de toute façon pour laver l'honneur de notre famille. » Non seulement les femmes sont victimes, mais elles sont punies au lieu d'être soutenues. Environ cent femmes sont victimes chaque mois de crimes d'honneur à Bagdad. Imaginez à l'échelle du pays. C’est aussi pour ça que les familles ne viennent pas chercher ou reconnaître les corps des femmes retrouvées mortes, souvent décapitées, mutilées, et déposées à la morgue. Elles ne veulent pas que cela se sache. Nous avons ouvert deux centres d’accueil, à Bagdad et Kirkouk, pour accueillir ces femmes menacées de crimes d’honneur.
Vous avez découvert que de nombreuses femmes peuplaient les prisons…
En 2006, notre organisation a effectivement révélé, grâce à une enquête menée dans des conditions difficiles dans la prison de Al Kazamiah, que des femmes et leurs enfants sont détenus en prison soit parce qu’elles ont un lien, même très vague, avec des insurgés, soit sans aucun motif. Elles n’ont aucun avocat ni recours légal. Certaines nous ont montré des marques de tortures qu’elles ont subies pendant leur enfermement, où elles sont maltraitées et violées par des gardiens ou des soldats irakiens.
Qu’en est-il des mariages dits « de plaisir » ?
Ils ont été initiés par l'Armée du Mehdi, du milicien chiite Al-Sadr, dans le sud de l'Irak. Sadr a demandé ouvertement à des femmes chiites de rejoindre son armée pour quelques jours pour distraire ses hommes. C'est de la prostitution version islamique. Humiliées, elles risquent là encore d'être tuées si la famille l'apprend. Mais ces miliciens ont la force et les armes, donc ils peuvent imposer ce qu'ils veulent. Sous Saddam Hussein, ce n'était évidemment pas idéal, mais au moins les femmes ne subissaient pas toutes ces violences arbitraires. Avant, nous avions un seul dictateur, donc on savait contre qui on luttait. Désormais nous en avons des centaines.
Comment était-ce sous Saddam Hussein ?
Les femmes pouvaient travailler, aller à l’école, divorcer, des droits acquis grâce à un mouvement de défense des femmes datant des années 1950. Aujourd’hui, elles peuvent se faire tuer pour rien. Nous assistons à une « brutalisation » de la société, à laquelle participe l’Etat.
Le président américain Bush avait notamment argué de la situation des femmes en Irak pour justifier l’invasion en 2003…
Bush ne s’est jamais préoccupé de la situation des Irakiennes. C’était un prétexte. Aujourd’hui, les femmes sont encore plus cloîtrées chez elles. Mon opinion, c’est que l’administration américaine est responsable des violences qui leur sont faites, car les miliciens terrorisent les femmes sous la supervision des Etats-Unis. Les Irakiennes pâtissent d’une radicalisation de la société et d’un virage réactionnaire, tribal et sectaire qu’accroît la présence des troupes étrangères. Il faut que les Etats-Unis partent. J’étais contre la guerre, je suis contre l’occupation.
La société civile tente-t-elle de résister aux violences des milices ?
Oui. La solidarité du peuple est capitale. Par exemple, quand en 2005 le pont que traversaient des milliers de chiites en pèlerinage s’est effondré, les sunnites du voisinage ont accouru pour les sauver de la noyade. Le problème, c’est que les milices et le gouvernement tentent de politiser les religions. Je m’élève contre cela. Je suis athée, je veux avoir le droit de critiquer la religion. Les gens essayent de lutter contre l’islamisation. C’est pour ça que les milices nous persécutent.
Cette lutte vous a valu des menaces de mort…
Au Kurdistan (nord de l’Irak), d’où je viens, un projet de loi visait à introduire la charia. Je m’y suis opposée. Cela rendrait la situation plus difficile encore pour les femmes. En février dernier, j’ai reçu un mail, intitulé « kill » (« meurs ») du groupe djihadiste Ansar al-Islam, lié à al-Qaida. Il me menaçait de mort pour « faire campagne contre l’islam ». Mais ce n’est ni une surprise, ni un obstacle pour nous empêcher de poursuivre notre combat.
Recueilli par Faustine Vincent
05 mars 2007
Solidarité avec Houzan Mahmoud !
Le 26 février 2007, Houzan a reçu un e-mail signé de Ansar al-Islam, le célébre groupe jihadiste notoirement brutal, basé au Kurdistan d’Irak. Cette menace de mort contenue dans ce mail disait :
« Avec la permission de Dieu Tout puissant, nous te tuerons aussi bien en Irak qu’à Londres à la mi-mars car tu fais campagne contre l’Islam. Tu recevras le châtiment de Dieu ».
Houzan Mahmoud, 34 ans, qui réside à Londres, est originaire du Kurdistan irakien où elle a récemment dirigé une campagne contre l’instauration de la Sharia, la loi islamique, dans le projet de constitution. Houzan est déterminée à poursuivre son travail, en dépit du fait d’être une cible désignée par Ansar al-Islam.
Houzan déclare : "Je continuerai à faire ce que je fais maintenant, à aller à travers le monde pour développer le soutien aux femmes d’Irak et du Kurdistan comme pour dénoncer la violence et l’apartheid basé sur le genre que les Islamistes imposent à des millions de femmes de cette région du monde."
La camarade Houzan a besoin de notre soutien. Adressez-lui vos messages de soutien et de sympathie à l’adresse suivante: houzan73@yahoo.co.uk
La survie et la croissance d'un mouvement ouvrier, féministe, laïque et démocratique en Irak, capable de faire face aux forces d'occupation comme aux forces intégristes réactionnaires, sont conditionnées par l'appui qu'il pourra trouver auprès du mouvement ouvrier international
Vendredi 30 mars 9 h 30 à 11 h30 : Table ronde Genre et développement, quels enjeux ?
Voir aussi sur le site de Solidarité Irak l'article suivant
17 février 2007
Arrêter les déportations vers l'Irak !
Communiqué de presse du 13 février 2007
Nous comprenons d’après des sources en provenance d’Erbil que l’avion a atterri non pas au terminal habituellement destiné aux voyageurs mais dans une zone destiné au fret et que les journalistes ainsi que la plupart des employés de l’aéroport ont été tenus à l’écart de cette zone.
Dashty Jamal, représentant de la Fédération Internationale des Réfugiés Irakiens, a téléphoné à deux des déportés ce soir. Les déportés ont dit qu’ils avaient été accueillis à leur arrivée par de nombreux agents de la police spéciale du PDK (Parti démocratique du Kurdistan) (les Asayish) qui cernaient l’avion. Plusieurs des déportés ont été frappés par les gardes présents dans l’avion lors de leur descente puis dans le car où ils sont montés. Ils ont ensuite été emmenés dans un hôtel qui était sous le contrôle des Asayish. Quelques uns ont été autorisés à quitter l’hôtel avec leur famille, mais ceux qui n’avaient pas de familles les attendant à l’arrivée sont toujours consignés dans l’hôtel. On nous a rapporté que les agents des forces spéciales du PDK interdisent à quiconque de rendre visite aux déportés présents dans l’hôtel.
La Fédération Internationale des Réfugiés Irakiens et la Coalition pour l’arrêt des déportations en Irak sont très inquiets de la volonté du gouvernement britannique de maintenir les déportations de personnes vers le Kurdistan où celles-ci seront renvoyées de force par des avions militaires. Les familles de ces personnes à Erbil n’ont pas su pendant plusieurs heures où se trouvaient leurs proches. Nous sommes aussi inquiets que le Gouvernement Régional du Kurdistan a facilité l’atterrissage de cet avion et a permis que les déportés soient battus, même si la presse au Kurdistan est remplie de démentis de l’UPK et du PDK depuis plusieurs jours, ces derniers niant avoir passé un accord avec le gouvernement britannique pour accepter le retour de personnes renvoyées de force.
Nous craignons que ces démentis, en plus du secret et de l’embargo à l’encontre des médias à l’aéroport d’Erbil, soient destinés au moins pour partie à décevoir le peuple du Kurdistan sur la politique vraiment suivie concernant les personnes rapatriées de force. Nous comprenons aussi d’après une lettre du Home Office adressée aux juges le 2 février, que le Home Office s’est en fait inquiété d’une possible attaque terroriste à l’aéroport d’Erbil, ce qui contredit leur affirmation que les trois provinces du nord de l’Irak sont des endroits surs permettant le renvoi de personnes.
Pour plus d’informations au fur et à mesure de leur arrivée, prendre contact avec
Dashty Jamal au 0785-603-2991 ou d.jamal@ntlworld.com, ou Sarah Parker au 0208-809-0633.
Lire le tract de compte-rendu des manifestations en Grande Bretagne des 9 et 10 février contre les déportations ici
15 octobre 2006
Débat autour du livre de Nicolas Dessaux
Un débat de Quilombo, co-organisé avec Solidarité Irak
le mercredi 25 octobre à 19h45
Au Cicp - 21ter rue Voltaire - 75011 Paris
M° Nation ou Rue des Boulets
"Résistances irakiennes. Contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme", coordonné par Nicolas Dessaux, Paris, Éditions l'échappée. 124 pages / 10 euros.
A paraître le 2 novembre 2006
Dans un Irak déchiré par l'occupation militaire et la guerre civile, des hommes et des femmes, arabes et kurdes, athées et croyants, sunnites et chiites, chômeurs, ouvriers, syndicalistes et féministes cherchent à sortir du chaos.
Menacés par les islamistes, persécutés par les nationalistes, emprisonnés par les troupes d'occupation, ils tentent de répondre à ces questions :
Comment combattre l'impérialisme américain sans poser de bombes ? Quelles stratégies adopter pour empêcher la guerre civile de se propager dans les quartiers ? Comment défendre les droits des femmes alors que les islamistes participent au gouvernement et tiennent la rue ? Quelles luttes sociales mener pour défendre l'égalité et les droits des salariés ?
Ce livre leur donne la parole. Ces neuf entretiens nous font découvrir cette autre résistance, résolument laïque, féministe et anticapitaliste qu'Al-Qaeda considère " plus dangereuse que le Mossad ".
*Nicolas Dessaux, archéologue, est président de l'association Solidarité Irak, qui, depuis 2003 fait connaître et soutient les luttes féministes et sociales en Irak occupé.
Les Éditions l'échappée : http://www.lechappee.org/
Solidarité Irak : http://www.solidariteirak.org/
11 septembre 2006
Irak : Troupes US contre Congrès des libertés
[vous pouvez faire parvenir vos message de soutien à ifcongress@gmail.com,
copie à contact@solidariteirak.org]
Ces mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2006, à deux reprises, les forces américaines ont chargé et mis à sac les locaux du Congrès des libertés en Irak (IFC) à Bagdad.
Déjà, le 12 août, les forces américaines avaient attaqué le local du Parti communiste-ouvrier d'Irak, l'un des composantes de l'IFC, à Kirkouk, en raison du rôle joué par ce parti dans les manifestations et mouvement sociaux contre le gouvernement régional du Kurdistan.
Ces assauts répétés ne sont pas le fruit du hasard. L'IFC, qui dispose d'une forte base syndicale, est à l'initiative de la grève dans le secteur pétrolier iraquien. Le Syndicat général des ouvriers du pétrole et son leader Hassan Jumaa, la Fédération générale des syndicats en Irak et la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak sont tous membres de l'IFC et soutiennent concrètement le mouvement. Le 2 août dernier, la grève a commencé à Bassora en bloquant les centres de production, mais aussi le port industriel de Bassora - principal lieu d'exportation du pétrole irakien.
Elle s'est ensuite étendue à la région de Bagdad, où, à l'appel de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, vient de se tenir la rencontre des syndicalistes des différentes secteurs en grève (pétrole, cimenteries de Sulaymania, employés municipaux de Bagdad) et où a été discutée l'extension de la grève du pétrole.
Le Congrès des libertés en Irak (IFC), dont le slogan est « Construire une alternative démocratique, laïque et progressiste contre l'occupation US et l'Islam politique en Irak », est en train de devenir la principale force de résistance civile de gauche dans ce pays. Elle doit lancer, dans les semaines qui viennent, sa propre chaîne de télévision par satellite.
Nous attendons plus d'informations sur ce qui s'est passé, mais il y a tout lieu de penser que les forces américaines ont décidé de lancer une campagne d'intimidation contre cette force capable de bloquer la production pétrolière.
Plus d'informations :
Solidarité Irak,
www.solidariteirak.org
Congrès des libertés en Irak
www.ifcongress.com
23 août 2006
Soutien à la grève des travailleurs du pétrole de Bassorah !
Cette grève survient après des mois de protestation des travailleurs contre la détérioration de leurs conditions de travail et contre les bas salaires. Les revendications des travailleurs sont les suivantes :
1. Les salaires doivent être payés en temps et en heure.
2. Les heures supplémentaires doivent être payées.
3. Augmentation des allocations sociales des travailleurs.
4. Fourniture d’ambulance sur les lieux de travail pour le transfert à l’hôpital des salariés malades.
Le gouvernement et son administration ont fermé les yeux devant ces revendications des salariés depuis des mois. Aussi, les travailleurs ont été contraints de faire usage de l’arme de la grève pour imposer leurs revendications au gouvernement et à la South Oil Company.
Nous exprimons notre soutien aux travailleurs et à leurs revendications. Nous demandons que le gouvernement et son administration satisfassent immédiatement ces revendications. Nous tenons les forces d’occupation et le gouvernement installé par celles-ci comme responsables des conséquences de cette grève.
Nous appelons toutes les organisations ouvrières, syndicats et tous les amoureux de la liberté à soutenir cette grève et à exercer une pression sur le gouvernement irakien pour que celui-ci satisfasse les revendications des travailleurs du pétrole de Bassorah.
Organisation à l’étranger du Worker-communist Party of Iraq.
16 juillet 2006
Guerre au Moyen Orient, un point de vue irakien
Transmis par Solidarité Irak
Dans une grave escalade militaire au Moyen-Orient, l'aviation israélienne a, aujourd'hui, jeudi 13 juillet 2006, bombardé la ville de Beyrouth, causant ainsi des dizaines de morts et de blessés parmi les civils et la destruction de routes, de ponts, et de l'aéroport international de la capitale.
Cette escalade militaire se dit être une réponse à l'enlèvement de deux soldats israéliens par les milices paramilitaires du Hezbollah dans le Nord d'Israël et ses tirs de roquettes sur les villes et zones résidentielles. Israël et le Hezbollah continuent mutuellement et de façon barbare de prendre pour cible des villes et des zones d'habitation.
Cette événement dangereux coïncide avec l'invasion de Gaza qui a causé d'énormes destructions et des souffrances humaines, en particulier chez les femmes et les enfants, tout comme avec la terrible détérioration de la sécurité et le cercle vicieux de la guerre sectaire en Irak.
L'actuelle escalade militaire israélienne contre les peuples de Palestine et du Liban est le résultat du nouvel ordre mondial des USA et de sa guerre en Irak. C'est un nouveau front dans la guerre qui fait rage entre les deux pôles du terrorisme : le terrorisme d'Etat des USA et son allié local, l'Etat d'Israël, d'un côté, et les forces de l'Islam Politique du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, de l'autre.
Le terrorisme de l'Etat d'Israël contre les peuples du Liban et de Palestine n'a que faire de sa volonté affichée de libérer les soldats israéliens kidnappés. Son but est de terroriser le peuple de la région par le biais de la politique ignoble des attaques aériennes, semant ainsi la terreur pour des millions de gens, une politique qui a fréquemment été utilisée par l'infâme armée israélienne.
De l'autre côté, les milices et gangs de l'Islam Politique, soutenues par les régimes islamistes ultra-réactionnaires d'Iran et d'Arabie Saoudite, perpétuent leurs actions criminelles au nom du Djihad, de la résistance islamique, de la lutte contre les Juifs et tout l'arsenal idéologique hypocrite de l'Islam Politique afin de se justifier, de reproduire leur mouvement réactionnaire et de renforcer leur main mise sur les sociétés musulmanes par la terreur et le viol des droits humains élémentaires, des libertés et de l'égalité de millions de gens.
Notre parti condamne fermement ses agressions israéliennes et demande qu'elles soient immédiatement arrêtées. Nous condamnons aussi les actions militaires des milices islamistes contre des cibles civiles en Israël. Nous appelons à l'arrêt immédiat de la guerre et au cessez-le-feu. Nous rappelons notre position politique pour résoudre la crise du Moyen-Orient à propos de la question palestinienne, c'est-à-dire la nécessité urgente d'établir un Etat palestinien indépendant, laïque et non-nationaliste avec égalité des droits aux côtés de l'Etat d'Israël.
Nous appelons le peuple du Liban, de Palestine et d'Israël, tous les amis de la liberté, les laïques et progressistes du Moyen-Orient et du monde, à se lever fermement contre les actes terroristes des deux belligérants de ce conflit. Nous rappelons notre position que seul le camp de l'humanité, le troisième camp, peut stopper ce déchaînement de barbaries, résister à ces deux pôles du terrorisme international et les rejeter aux marges de la société.
A bas le terrorisme de l'Etat d'Israël !
A bas le terrorisme islamique !
Pour un Etat palestinien laïque et non-nationaliste !
Parti Communiste-ouvrier de Gauche en Irak, 13 juillet 2006
09 juillet 2006
Le Congrès des libertés en Irak et les syndicats du pétrole appelent à la grève contre l’occupation
Communiqué repris du site de Solidarité Irak
Cette rencontre a réuni Samir Adil, président, ainsi que Saeed Nima, Ali Abbas, Abdalkareem Abdalsada, Abdalzahra Abdalhassan et Ryadh Kakasheen pour le bureau exécutif du Conseil central de l’IFC, le secrétaire du Syndicat du pétrole du sud, Falih Abood et le représentant du Syndicat des ouvriers du pétrole de Basra, Abdullah Almaliki.
Les participants ont également conclu que la « réconciliation nationale » n’était été ait une initiative états-unienne pour légitimer l’occupation et son gouvernement ethno-religieux. Ils ont insisté sur l’urgence de concentrer tous leurs efforts pour en finir avec la violence et construire des Forces de sécurité capable de protéger le peuple.
La situation de la société irakienne est telle que le gouvernement actuel est incapable de restaurer la loi et la sécurité. De nombreuses entreprises ont été contraintes de fermer, d’où un taux de chômage de plus de 65%. Le congrès des libertés en Irak (IFC), dont 40% de la direction est constituée de représentants ouvriers, préconise deux stratégies contre les meurtres d’ouvriers et le bain de sang quotidien.
1) La Force de sécurité doit être organisée et instruire les ouvriers pour leur autodéfense.
2) Le pétrole est le seul secteur de l’économie Irakienne qui fonctionne encore au maximum de ses capacités. Il est le nerf de l’économie d’occupation. Une grève dans ce secteur est un coup porté au cœur de l’occupation. Elle forcera les milices armées gouvernementales pro-occupation à battre en retraite et à cesser les massacres.
La discussion a porté sur l’organisation de la grève, son impact politique et social, et la logistique nécessaire. Les participants ont unanimement voté en faveur de la grève et demandé au Congrès des libertés en Irak (IFC) de mobiliser pour la grève.
Le bureau exécutif a aussitôt demandé aux organisations du Congrès et aux membres individuels de soutenir la grève par tous les moyens.
IFC Media Centre, 1er juillet 2006
Reproduction autorisée et bienvenue - Solidarité Irak, 99 rue du Molinel 59000 Lille - 03 28 36 41 86 - www.solidariteirak.org - contact@solidariteirak.org
28 juin 2006
Informations sur la conférence de solidarité avec les travailleurs d'Irak
http://www.iraqconference.blogspot.com/
A mettre dans vos favoris !
20 juin 2006
Irak : Le compte bancaire du syndicat du pétrole sous séquestre !
Le compte bancaire du syndicat du pétrole sous séquestre !
Le gouvernement irakien attaque les opposants à la privatisation du pétrole.
Vague d’attaques anti-syndicales du gouvernement
Cette action suit les traces de l’administrateur US Paul Bremer.
Couper les jambes des opposants au pillage du pétrole
Ewa Jasiewicz, militante de Naftana, peut répondre à vos questions sur ce sujet. Vous pouvez l’appeler au 07749 421576.
Notes à l’intention des journalistes
Naftana (en arabe : « notre pétrole ») a été lancé par des militants en Grande-Bretagne après des rencontres avec le GUOE. Nous sommes en contact régulièrement avec les dirigeants de ce syndicat. En aout 2003, le syndicat a bloqué les exportations de pétrole pendant deux jours en signe de protestation contre les bas salaires.
Le GUOE est indépendant de tout parti politique et de toute fédération syndicale.
Des membres du comité exécutif, dont son président, ont fait partie de l’opposition à la dictature de Saddam Hussein, et nombre d’entre eux ont été emprisonnés par ce régime. Le GUOE est opposé à l’occupation militaire de l’Irak et à la privatisation du pétrole et des secteurs industriels de l’Irak.
Le GUOE (General Union of Oil) est le successeur du Southern Oil Company Union, établi immédiatement après la chute du régime de Saddam. En octobre 2003, les militants syndicaux ont chassé la compagnie américaine KBR des installations industrielles du secteur pétrolier.
14 juin 2006
Conférence de Solidarité avec le mouvement des travailleurs d’Irak - Londres le 1 Juillet 2006
Email: iraqunionsolidarity@yahoo.com
Web: www.iraqunionsolidarity.org
Tel: (+44) 7798.754.927.
Le 8 juin 2006
Solidarité avec les mouvements des travailleurs et des femmes d’Irak
L’objet de cette conférence est de rassembler différents groupes à travers l’Europe qui agissent en soutien aux mouvements des travailleurs et de femmes d’Irak qui combattent pour un politique laïque et égalitaire à la fois contre l’occupation US et britannique et contre les milices sectaires. Cette conférence est ouverte à tous les groupes qui partagent cette priorité de base.
Nous pourrons échanger les informations sur nos activités et campagnes respectives, nous discuterons des développements de la situation en Irak et établirons les points d’accord et de compréhension communs. Nous discuterons des initiatives et campagnes internationales possibles.
L’ordre du jour provisoire de la conférence est le suivant :
- 1) Rapports sur la situation en Irak par des militants de retour d’Irak ;
- 2) Rapports sur les activités des différentes campagnes qui seront représentées à la conférence, dont IUS (GB) et Solidarité Irak (France) ;
- 3) Présentation et discussion autour de l’initiative Iraq Freedom Congress (Congrés pour le Liberté en Irak) ;
- 4) discussion sur les prochaines actions dont la possibilité de convoquer une autre conférence plus grosse à une prochaine date ;
- 5) Echanges de vues sur la situation en Iran et les actions de solidarité avec les mouvements des travailleurs et des femmes en Iran, contre la menace de guerre US et contre le régime islamique.
Vous serez peut-être aussi intéressé d’apprendre qu’immédiatement après la conférence, au même endroit, à 18h30, le célèbre écrivain américain Greg Palast parlera de son dernier libre « Mad House » à propos des milieux d’affaires et de la guerre en Irak, qui se tiendra en tant que séance de l’Université d’été de l’AWL des 1 et 2 juillet.
Meilleures salutations,
David Broder, pour Iraq Union Solidarity
Nicolas Dessaux, pour Solidarité Irak
Houzan Mahmoud, pour l’organisation à l’étranger du Parti Communiste Ouvrier d’Irak
Martin Thomas, pour l’Alliance for Workers Liberty