Affichage des articles dont le libellé est Iran. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Iran. Afficher tous les articles

21 juin 2009

Iran ! Révolution ! Solidarité !

MILITANT- supplément du 21 juin 2009

Le samedi 20 juin 2009 restera comme une journée historique, qui n'est pas finie et dont on ignore le dénouement à l'heure où sont écrite ces lignes.

La veille, le véritable chef non élu de la "République islamique" d'Iran, Ali Khamenei, a déclaré la guerre au peuple, traitant d'agents de l'étranger, de l'Amérique et d'Israël la majorité des Iraniens. A l'interdiction déjà en vigueur des manifestations, qui ne suffit plus, s'est ajoutée la menace ouverte de la violence de masse : celle des nervis de l'appareil d'Etat et celle des bandes lumpens de voleurs et de violeurs, les fameux Bassidjis.

En réponse à cette déclaration de guerre, la classe ouvrière en tant que telle a commencé à réagir sur son terrain et avec ses méthodes : la grève, l'auto-organisation, aidée, nous n'en doutons pas, par les militants formés à l'école de la révolution iranienne de 1979, syndicalistes, révolutionnaires de diverses tendances, communistes hekmatistes, fedayins. Les ouvriers d'Iran Khodro (industrie automobile), le syndicat des chauffeurs de bus Vahed de l'agglomération de Téhéran, réunis en assemblées générales, ont dénoncé Khamenei, appelé à la résistance, organisé des débrayages à intervalles réguliers, ce qui signifie qu'ils se disposent à lutter, préparent leurs forces, et s'organisent.

Dans la nuit qui a suivi, Téhéran et les villes du pays ont vu, pendant que les bandes de Bassidjis cherchaient à semer le désordre et à traquer les isolés dans les rues, le peuple s'exprimer aux fenêtres, sur les toits et les balcons par des concerts de casseroles et le cri régulier de "Allah Akbar", dont il faut bien comprendre que, dans la conscience collective, il signifie que le peuple renoue avec la révolution de 1979 contre le chah.

Un militant ouvrier iranien (du PCOI) publie d'ailleurs sur le site http://iranenlutte.wordpress.com/ une évocation de la journée du même 20 juin 1981, quand la République islamique lança la grande campagne de répression contre les acteurs de la révolution de 1979, kidnappant des dizaines de milliers de militants pour les faire disparaître dans ses caves. Ce camarade écrit :

"En mémoire à ces précieuses vies perdues, nous promettons de finir le travail : de renverser la barbare République islamique d'Iran."

Oui, c'est ce langage qu'il faut parler, c'est là le seul langage des révolutionnaires, des communistes, des socialistes, des militants ouvriers !

Pas d'états d'âmes sur les manœuvres américaines : le plus surpris et gêné par la situation est Obama. Jamais la terreur islamiste n'a été un barrage contre l'impérialisme protégeant les travailleurs et les peuples, au contraire. Ne soyons pas comme Chavez : soyons dans le camp de la classe ouvrière !

Il y a 6 ans au lieu que ce soit les peuples, c'était l'armée US qui renversait Saddam Hussein en Irak et les conséquences en furent tragiques. La victoire des masses iraniennes sur la République islamique serait le plus grand des encouragements à la résistance anti-impérialiste des peuples d'Irak et d'Afghanistan comme aux combats de libération nationale du peuple palestinien et du peuple kurde.

Bien au delà, ce serait l'ouverture d'une nouvelle période, à l'échelle mondiale : celle de l'intervention directe des peuples, des exploités, des opprimés, pour maîtriser leur destinée contre le capitalisme en crise !

Voila pourquoi cette révolution est NOTRE révolution.

En ce 20 juin 2009, donc, Moussavi, les autres opposants officiels, l'ensemble des organisations en Iran et dans la diaspora qui se situent sur le terrain d'une transition pacifique sauvant le régime islamique et donc l'État bourgeois en accord avec l'impérialisme, ont appelé à ne pas manifester.

Ce sont les organisations ouvrières, étudiantes, communistes et révolutionnaires qui ont appelé. Les médias ici n'ont relayé que l'appel des premiers (sans nous dire, y compris sur TF1 et Antenne 2, que les images de manifestations et d'affrontements qu'ils diffusent proviennent généralement des blogs et sites des seconds ! ).

Les masses dans leur corps et dans leur conscience, jeunes et vieux, se protégeant et coude à coude, ont décidé de manifester, sachant le danger, en mémoire des morts, de ceux de 1979, ceux du 20 juin 1981, ceux des guerres inutiles, ceux de ces derniers jours, pour la liberté, pour la démocratie, pour la vie, mus par la force collective de la conscience qui monte.

Ils y sont allés, et ils ont remporté, malgré les coups, les morts volés à la vie par les pelotons de motocyclistes bassidjis, une grande victoire politique : contre Khamenei, contre tout l'ordre mondial, il y a eu, interdite, décrétée même inexistante par les médias occidentaux avant qu'ils ne doivent se rendre à l'évidence, il y a eu la manifestation, le rassemblement au grand jour des opprimés, et des opprimées, contre les oppresseurs, sur la place publique, à visage découvert, les portables brandis pour filmer, s'afficher tous puisque maintenant on ne peut plus, on ne doit plus se cacher, et que l'on va se battre.

L'expérience de 1979 revit, mais ce n'est pas la répétition, c'est la suite, ce n'est pas un remake, c'est un nouveau film qui commence, l'humanité soufflant sa propre forge.

Alors, Moussavi est sorti de sa cachette et les médias ici annoncent qu'il "poursuit le combat", exige toujours le recompte des votes quand ce sont des élections totalement libres dont l'exigence est à l'ordre du jour, et appelle à la grève générale alors que celle-ci a commencé et que la question que se posent, nous n'en doutons pas, les groupes de combattants à l'université, dans les quartiers, dans les usines, est celle des armes. Dés mercredi, des militaires cherchant à distribuer des armes au peuple ont été exécutés. D'autres viendront pour les venger.

Grève générale pour s'organiser et s'armer !

Mort à la République islamique !

Solidarité internationale avec la révolution iranienne !

16 mars 2008

Un site de soutien aux organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient

Middle East Workers' Solidarity

A website for activists in Britain supporting workers' organisations in Iraq, Iran, and the Middle East



Nous signalons à nos lecteurs ce site animé en Grande Bretagne par des militants voulant promouvoir une solidarité de classe avec les organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient.

Alors que les travailleurs iraniens cherchent à imposer leur droit à l'organisation syndicale, le pouvoir des mohlas réagit en réprimant sans relache les leaders ouvriers tels que Mansour Osanloo et Mahmoud Salehi.

Alors que Gaza subit une avalanche de feu de l'armée israélienne, les locaux syndicaux ont aussi été détruits.

Alors que l'occupation continue et que la spirale de la barbarie nourrie par les groupes réactionnaires ajoute au fardeau quotidien de la population, le mouvement ouvrier irakien survit et lutte.

Ces foyers de résistance et d'organisation ouvrières doivent être protégés, et l'information est la première phase de cette action.

APS appelle ses lecteurs à prendre toute initiative allant dans ce sens.





17 septembre 2007

Kouchner : le nouveau Doctor Folamour ?

Ce dimanche, interviewé sur une radio, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de Sarkozy a déclaré à propos de l’Iran :

Kouchner : « On ne peut pas trouver plus grande crise que celle-là au monde pour le moment. »

Journaliste : « Qu'est-ce que veut dire "il faut en même temps se préparer"? »

Kouchner : « Ca veut dire qu'il faut se préparer au pire. »

Journaliste : « C'est quoi, se préparer au pire? »

Kouchner : « C'est la guerre ».

Et Kouchner de poursuivre : « De la même manière, nous avons déjà demandé à un certain nombre de grandes entreprises de ne pas répondre aux appels d'offres et c'est une manière de signifier que nous sommes sérieux ».

On aurait pu croire que ce personnage faisait dans l’échappée en solitaire, et bien il n’en était rien car depuis le journal Le Monde, répercutant une annonce Reuters de 22H04, nous apprend :

« Pour la seconde fois en moins de 24 heures, Paris a tiré la sonnette d'alarme lundi sur le dossier du nucléaire iranien, au grand dam de Téhéran qui a accusé la France d'entretenir artificiellement la crise.

Le Premier ministre, François Fillon, a fait état, à la suite de Bernard Kouchner, d'une situation de très grande tension avec l'Iran mais a souligné que la France entendait épuiser tous les moyens diplomatiques pour "éviter la guerre".

"La menace que fait peser sur le monde l'existence d'une arme iranienne nucléaire est réelle", a dit le Premier ministre à des journalistes en marge d'une visite au 1er Régiment d'infanterie de marine, à Angoulême (Charente).

"Le ministre des Affaires étrangères a raison de dire que la situation est dangereuse et qu'elle doit être prise au sérieux", a-t-il souligné. »

Ainsi, en l’espace de deux jours, le gouvernement français par la bouche de son ministre des Affaires étrangères puis du Premier ministre, fait monter la pression sur l’Iran pour le compte de Bush.

Dans le cadre de sa crise financière initiée par la crise des subprimes, comme dans le cadre du bourbier irakien où ses troupes ne savent comment parvenir à maîtriser un pays plongé depuis 4 ans dans le chaos et la guerre, l’impérialisme US envisage de forcer le gouvernement iranien à s’aligner ou sinon, il avance pas à pas vers une attaque de ce pays.

Pour des socialistes révolutionnaires, il n’y a pas à hésiter : il faut flétrir les Kouchner et les Fillon pour ce qu’ils sont, à savoir des salauds qui préparent la justification du massacre de dizaines, de centaines de milliers d’Iraniens.

Les USA envisagent des frappes aériennes, pouvant aller jusqu’à l’usage tactique de l’arme nucléaire, sous prétexte de détruire les installations nucléaires de l’Iran.

Il n’y a pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr ou Westpoint (académies militaires respectivement de France et des USA) pour savoir que de telles attaques entraîneront la mort de très nombreuses victimes civiles iraniennes qui ne peuvent être tenues comptables des actes du régime théocratique, alors que les dignitaires de ce même régime barbare et réactionnaire seront à l’abri dans leurs bunkers. De plus, les déchets radioactifs résultant de l’utilisation des armes atomiques, portés par les vents, toucheront les populations à des centaines voir des milliers de kilomètres à la ronde.

Alors que le régime iranien est contesté par des couches de plus en plus nombreuses de la population (travailleurs, jeunes, femmes), l’attaque de l’Iran n’apportera aucune libération à ce peuple, de même que l’attaque de l’Irak en 2003 n’a pas apporté la paix et la prospérité mais bien la mort, la maladie, le chaos, les destructions, l’oppression des femmes.

La meilleure contribution à la paix, la meilleure arme pour protéger le peuple travailleur d’Iran, est de renforcer notre combat en France pour défaire le régime de Sarkozy, l’empêcher d’infliger une défaite historique, celle dont le MEDEF rêve depuis 25 ans, en ne laissant pas les cheminots de la SNCF et les travailleurs des régimes spéciaux, seuls, isolés, face à l’offensive gouvernementale.

Plus la lutte s’intensifiera contre Sarkozy et son gouvernement aux ordres des patrons, plus vite Bush perdra ce soutien précieux en Europe.

Non à la guerre impérialiste !

Troupes françaises : hors d’Afghanistan, du Golfe persique et de l’Océan indien !

Pour aider le peuple iranien à se débarrasser du régime théocratique, débarrassons-nous de Sarkozy !

Libérez Mahmoud Salehi, Mansour Osanloo et tous les militants ouvriers persécutés par le régime !

Solidarité avec les femmes victimes du régime théocratique et machiste !

Regroupons-nous, préparons-nous pour l’affrontement avec ce gouvernement Sarkozy fauteur de guerre !

La rédaction

15 mars 2007

8 mars 2007 : tract commun

Le 8 Mars Journée internationale des femmes

Depuis le 19eme siècle, les femmes se battent pour acquérir le droit de travailler, le droit de se syndiquer, le droit de vote, le droit de faire de la politique.

En février 1917, ce sont les ouvrières russes de Saint-Pétersbourg qui en manifestant en masse pour le pain et la fin de la guerre ont déclenché la première étape de la révolution russe. On a cependant souvent oublié le caractère révolutionnaire de ce jour particulier, en en faisant une manifestation uniquement féministe.

Aujourd'hui le capitalisme déclinant s'attaque dans le monde entier aux travailleurs des deux sexes, mais ce sont les femmes, au travail et dans leur vie privée qui en souffrent le plus.

Dans les pays “ avancés ” comme la France, les gouvernements qui se sont succédés ces dernières années, en s'attaquant à TOUTES les conquêtes sociales ont mis à mal particulièrement celles qui touchaient les femmes : travail de nuit pour les femmes comme pour les hommes, destruction progressive des centres de Protection Maternelle et Infantile, des crèches, 83% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes qui ne les ont pas choisis, les femmes représentent 57¨% des chômeurs non indemnisés, 60% des emplois aidés ou en CDD, 80% des salariés pauvres (en dessous du SMIC).

Dans le même temps, les femmes subissent des violences conjugales ( 20 000 femmes en France vivent dans la rue pour fuir un conjoint violent), des viols, des mariages forcés, des mutilations sexuelles. Le développement du chômage et de la misère entraînent la violence, la prostitution, le retour en force du machisme, de l'obscurantisme religieux dont les premières victimes sont toujours les femmes et les enfants.

Dans les pays où règne l'islamisme politique, c'est un véritable apartheid sexuel qui est imposé aux femmes qui sont interdites d'études, de travail, de droits élémentaires, dans ces pays la résistance des femmes rencontre la répression la plus barbare : lapidations, projections d'acide...

Cette journée a lieu cette année en France moins de deux mois avant les élections : le représentant direct de la bourgeoisie, Sarkozy, l'a annoncé, son élection (ou celle de Bayrou ou de LePen) signifierait des coups redoublés contre les salariés, les chômeurs, les immigrés.

Le combat pour les revendications des droits des femmes est inséparable du combat pour chasser les représentants des partis bourgeois et de l'organisation des travailleurs pour un gouvernement ouvrier.

En effet nous voulons :

  • un emploi stable à plein temps pour tous ceux et celles qui le souhaitent
  • la défense de l'IVG, de plus en plus mise en cause dans les hôpitaux publics
  • un service public de la petite enfance, le développement des crèches et leur gratuité.
  • le remboursement par la sécurité sociale de tous les moyens de contraception
  • le droit d'asile pour les femmes persécutées dans les pays sous la domination de l'islamisme politique en raison du seul fait d'être femme

    Le combat pour ces revendications est inséparable du combat de l'ensemble des travailleurs pour défendre leurs droits au travail, au logement, à des salaires décents, à la santé, aux études pour leurs enfants, à vivre où ils le souhaitent.

    Ce combat nécessite de s'attaquer au capitalisme, en France comme dans les pays où il a pris la forme d'états religieux pour mieux combattre les masses.

    Seule la prise du pouvoir par la classe ouvrière rendra aux femmes leurs droits, leur liberté, leur dignité.

    Signataires :
    CCI (T) – Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste)
    PCOI-H – Parti Communiste Ouvrier d’Iran - Hekmatiste
    CLSRD – Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
  • Iran : échos du 8 mars 2007

    Rapport de l’Organisation pour la Libération des Femmes – Iran (Extraits)

    Un 8 mars historique en Iran
    Les forces de sécurité attaquent les rassemblements de la Journée Internationale des Femmes
    Assemblées dans différentes villes pour la liberté et l’égalité en 2007

    Les gens ont accueilli favorablement la journée du 8 Mars cette année en Iran en organisant de nombreux événements dès avant le jour même à travers tout le pays. Cela a culminé par des rassemblements le jeudi, Jour International des Femmes. Les gens se sont passionnés par cette journée, ont préparé des manifestes, des résolutions, des banderoles, demandant l’égalité, condamnant l’apartheid de genre et l’oppression des femmes. Comme d’habitude, le régime islamique a tout essayé pour arrêter et prévenir ces initiatives. En dépit de la présence massive des paramilitaires et de la police secrète, de nombreux piquets et rassemblements ont eu lieu.

    Téhéran
    Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées autour de l’Université de Téhéran vers 16H pour commencer le rassemblement appelé par le comité d’organisation pour le 8Mars, soutenu par l’OLFI. Néanmoins, ce rassemblement fut empêché par les forces de sécurité. La République Islamique avait décidé d’empêcher toute célébration ici du 8 Mars. La présence massive des flics dans et autour de l’Université et du Parc Daneshjoo, là où ce rassemblement devait se clore, a entravé toute tenue de meeting. Toute personne qui tentait de lancer des slogans était immédiatement attaquée et arrêtée. Des témoins ont rapporté au siège de l’OLFI avoir vu près de 25 personnes ainsi arrêtées à l’Université ou au square Vali-e-asr.

    Certains des manifestants ont alors décidé de tenter à un autre endroit. Vers 18H, on rapporte qu’il y a eu un grand rassemblement au square Mohseni au nord de Téhéran, Les forces de sécurité l’ont attaqué aussi.

    Un autre meeting pour le 8 Mars a été organisé près du Parlement pour 14H. Environ 200 personnes ont tenté de se rassembler avant de subir l’attaque des forces de sécurité, quelques personnes ont été arrêtées. Les organisateurs du rassemblement ont cherché à lire leur déclaration. La foule rassemblée a exigé la libération des militantes féministes arrêtées le dimanche 4 Mars.


    Université de Téhéran, 8 Mars 2007
    Environ 1000 à 1500 personnes se sont rassemblées dans l’université pour protester contre la ségrégation et l’apartheid, basés sur le genre, contre la dictature et l’Etat policier. Les gens chantaient « le socialisme viendra ». Quelques orateurs ont pris la parole pour les revendications des femmes et lu une résolution clarifiant celles-ci. Des portraits de Mansoor Hekmat, le dirigeant du Parti Communiste-ouvrier, ont été exhibés, et les participants ont clos le rassemblement en chantant l’Internationale.

    Environ 300 personnes se sont rassemblées au square Vali-Asr. Elles furent empêcher de démarrer la célébration du 8 Mars par les services secrets qui étaient massivement présents dans la foule. Les manifestants durent attendre pour trouver une occasion de lire leur déclaration mais ils furent stoppés.


    Université Allameh, 4 Mars 2007
    Plus de 700 personnes se sont rassemblées pour s’opposer au niveau code vestimentaire pour les étudiantes qui a été introduit à l’université. Les étudiants chantaient des slogans condamnant les méthodes fascistes de contrôle de l’université. Une étudiante a déclaré « nous ne vous laisserons pas transformer l’université en une arène du fascisme et de la réaction ». Un étudiant a déclaré « ce nouveau code vestimentaire encore plus contraignant n’est pas seulement dirigé contre les femmes, mais aussi contre nous (les hommes) et l’humanité entière ». Les principales revendications portaient sur les restrictions aux libertés individuelles.

    Tout en chantant des chants protestataires, les étudiants sont sortis du campus. Les slogans étaient « Non à la réaction ! », « Ils veulent nous habiller encore en noir ! ». Les paramilitaires étaient tout le temps présents dans la foule et filmés la scène. Une certaine tension régnait.


    Cinéma et Thêatre de la faculté, 5 Mars2007
    Les étudiants rassemblés à la faculté pour protester contre les limitations imposées par le nouveau code vestimentaire au moment des inscriptions. En dépit des conditions imposées aux étudiantes refusant de se soumettre au code vestimentaire revu à la hausse, de ne pouvoir être réinscrites à l’université, les étudiants ont cherché à lui résister. Ils ont porté leurs vêtements habituels (à l’opposé du code vestimentaire) à l’université.

    Université de Sharif, 4 Mars 2007
    Cet événement à l’université a été rempli de banderoles. Les protestataires ont chanté des chansons progressistes et déployé des banderoles proclamant « Liberté, Egalité », « La liberté des femmes est celle de la société », « Les femmes sont les principales victimes de la guerre, de la pauvreté et de la violence », « Non à l’apartheid de genre ! », « Nous défendons les luttes de enseignants et des travailleurs ! », « Le mouvement étudiant uni aux cotés du mouvement des femmes et du mouvement ouvrier ! ».

    Des discours ont été prononcés par des étudiants et des étudiantes dénonçant la menace de guerre et soulignant l’importance de s’unir avec les autres mouvements sociaux pour une société libre et égalitaire. La cérémonie s’est déroulée en dépit de la pression policière. Les espions dans la foule tentaient d’interrompre les discours mais ils ont été isolés. Un des organisateurs du rassemblement leur a dit qu’ils ne pouvaient ramener l’horloge de l’histoire aux années 80’ quand des dizaines de milliers de personnes étaient exécutées.

    Un manifeste en défense des droits des femmes a été lu à la fin et ainsi 150 ans de lutte internationale pour les droits des femmes et pour la liberté et la libération de l’humanité ont été célébrés.


    Esfahan, 8 Mars2007
    Deux initiatives se sont déroulées dans la ville d’ Esfahan. L’une au « Parc Boostan » et l’autre à la principale bibliothèque. Des femmes ont enlevé leur voile pendant plusieurs minutes pour exprimer leur haine des lois islamiques. Elles ont exprimé leur revendication d’obtenir la liberté vestimentaire et ont condamné l’apartheid de genre.

    Sanandaj, 8 Mars 2007
    Historiquement, Sanandaj est connue comme une « ville rouge » en raison des traditions du mouvement radical et progressiste. Chaque année, des séminaires sont organisés le 8 Mars. Cette année, la police et les services secrets ont attaqué la cérémonie et arrêté de nombreuses personnes. Un rassemblement au principal centre de la ville a été attaqué par les Gardes islamiques, des personnes ont été arrêtées et certaines blessées.

    Les noms des personnes arrêtées : Asoo Saleh, Peyman Nemati, Akoo Kord-Nasab, Sooran Hoseini, Voorya Tdayon, Parviz Poorrezaee, Fateme Zamani, Soraya Mohamadi, Sima Alikhani, et Salah Zamani. Il a été rapporté au siège de l’OLFI que tous les arrêtés d’hier ont été relâchés à l’exception de Peyman Nemati and Salah Zamani.

    Kamyaran, 8 Mars 2007
    Dans cette ville aussi, la présence policière était forte. Des dizaines de personnes se sont rassemblées pour célébrer cette journée, autour des tombes des femmes victimes des crimes d’honneur ou suicidées, proclamant leur résolution à défendre les droits des femmes.

    Sagez, 8 Mars 2007
    Dans cette autre ville du Kurdistan, il y avait beaucoup de monde pour célébrer cette journée internationale des femmes. Des femmes ont pris la parole pour dénoncer leur condition et exprimer le besoin de changement. La lutte pour les droits des femmes et l’abolition de l’apartheid de genre ont été les thèmes principaux des cérémonies.

    Université de Tafrash, 6 Mars 2007
    Un rassemblement s’est tenu à la faculté du génie électrique auquel de nombreux étudiants ont pris part. Une étudiante a parlé au sujet des limites imposées par la société aux femmes, en particulier à l’université. L’assemblée a adopté une résolution stipulant notamment : « la liberté dans une société se mesure à celle accordée aux femmes », « Nous continuerons dans la tradition du 8 Mars jusqu’à que toutes les discriminations soient abolies », « Je suis un être humain avant d’être une femme » et « Liberté, égalité ».

    Le lundi 5 mars, environ 100.000 enseignants ont fait grève. Le 8 mars, 10.000 enseignants ont participé à un piquet autour du Parlement pour exiger la justice et de meilleurs salaires. Le régime a refusé de satisfaire leurs revendications. Le 8 mars, de nombreux étudiants et le mouvement des femmes ont exprimé leur solidarité avec les enseignants. De nombreux tracts consacrés au 8 Mars ont été distribués parmi les manifestants. Il y a eu des discussions au sujet du 8 Mars parmi les manifestants à l’Université de Téhéran.

    Le lundi 5 mars, plusieurs milliers de salaries d’entreprise ont rejoint les enseignants pour exiger le versement des salaries impayés. De nombreux comités de travailleurs ont publié des messages le 8 mars pour célébrer la Journée Internationale des Femmes.

    Traduction reprise du Numero 210 de la Lettre de Liaisons

    27 février 2007

    Préparation du 8 mars en Iran

    Alors que vous lisez ce blog, des dizaines de femmes attendent en prison d’être exécutées en Iran.

    Les femmes en Iran constituent une réelle force en faveur d’un changement radical et progressiste. Leurs droits humains et civils les plus élémentaires sont violés par le régime islamique en Iran. Elles demandent l’égalité, la liberté, l’abolition de l’apartheid fondé sur le genre, la fin des discriminations et l’établissement d’une société laïque.

    Aidez-nous à réaliser ces buts ! Soutenez notre blog et nos revendications. Envoyez-nous vos lettres de soutien ! Ensemble, nous pouvons faire la différence. Les droits des femmes sont universels. L’humanité ne connaît pas de frontière !

    A l’occasion du 8 Mars, le mouvement pour la libération des femmes en Iran revendique :

    1. Abolition de toutes les lois discriminatoires dans les domaines économique, social, politique et culturel.
    2. Une complète égalité des droits économiques, sociaux, politiques et culturels entre les hommes et les femmes.
    3. Les droits égaux pour les femmes dans les domaines de la famille, du mariage, du divorce, de la garde des enfants et d’héritage.
    4. La liberté de l’habillement.
    5. Abolition de l’apartheid de genre.
    6. Le droit de participer à tous les sports aux niveaux national et international.
    7. Combattre la violence domestique et étatique contre les femmes.
    8. Non à la guerre, non aux bombes nucléaires !

    Nous cherchons à organiser des meetings publics pour lever la bannière de la liberté et de l’égalité. Soutenez-nous ! Rejoignez-nous !

    Sources :
    En langue anglaise : http://8march-ir.blogspot.com/
    En langue farsi : http://8march.blogfa.com/

    21 août 2006

    Défendons Ahmed Batebi !

    Brève du 19 Août, 2006 - 15:18
    Repris du site de l’AWL ( http://www.workersliberty.org/node/6796 )

    Durant le soulévement étudiant de 1999 contre la République Islamique, le jeune Ahmed Batebi, âgé de 21 ans, fit la une du magazine The Economist et devint un symbole du mouvement pour la démocratie en Iran. A la suite de cela, il fut arrêté et soumis à une longue période de tortures dont ont résulté des nombreuses complications médicales. La conférence annuelle du NUS (National Union of Students – Syndicat National des Etudiants) de Grande Bretagne l’avait élu Vice-Président Honoraire en solidarité avec l’opposition étudiante à la dictature iranienne.

    Ahmed a été relaché en janvier dernier puis ré-arrêté en juillet. Il est maintenant en grève de la faim pour protester contre son arrestation et les mauvais traitements. Le militant étudiant Akbar Mohammadi a été récemment tué dans la prison d’Evin, de sinistre réputation. Seule une pression massive militante de solidarité peut prévenir le meurtre d’Ahmed par la République Islamique.

    Depuis que nous avons lance la campagne ENS (Education is Not for Sale), celle-ci a pris position fermement en solidarité avec les étudaints, les travailleurs et femmes d’Iran, à la fois contre les bruits de botte US et contre la dictature théocratique d’Iran. Depuis l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmedinejad, cette tache est urgente que jamais. Rejoignez la campagne de défense de Ahmed Batebi !

    Envoyez vos mails de protestation à consulate@iran-embassy.org.uk et adressez nous une copie à sofie.buckland@nus.org.uk

    26 mai 2006

    Iran : ni agression US ni répression théocratique !

    Iran : ni agression US ni répression théocratique !

    Comme à la veille de l'invasion de l'Irak, l'administration Bush instaure un climat de peur pour préparer l'opinion publique à un autre acte d'agression - cette fois-ci contre l'Iran. Il y a trois ans c'était le spectre de Saddam Hussein flanqué de ses armes de destruction massive ; aujourd'hui c'est l'invocation d'une possible bombe atomique iranienne. L'objectif immédiat de Washington est de conduire le Conseil de sécurité de l'ONU à adopter des sanctions contre l'Iran et, selon toute probabilité, à justifier une attaque militaire contre les installations nucléaires de Téhéran -une opération qui pourrait s'appuyer sur Israël. La Maison blanche va jusqu'à mettre la catastrophique "option nucléaire" sur la table -à savoir l'emploi d'armes nucléaires tactiques pour détruire les installations iraniennes, en dépit du fait que beaucoup d'entre elles sont situées prés de centre de population civile. Quoiqu'une invasion totale de l'Iran semble particulièrement difficile à envisager au moment présent, il ne saurait faire de doute que les néoconservateurs de l'administration Bush ont une grande vision stratégique qui comporte l'éventualité d'un "changement de régime" à Téhéran sur la route de l'expansion du pouvoir impérial US.

    Nous sommes résolument opposés à l'occupation américaine de l'Irak : il y a eu assez de désespoir et de souffrances pour la population irakienne, des dizaines de milliers de morts, la descente aux enfers de la guerre civile et de la terreur exercée par les éléments les plus oppresseurs de la société irakienne -ainsi que les 2400 soldats US morts et les milliers de blessés. Et voila qu'en plus, le gouvernement américain voudrait attaquer l'Iran, ce qui a d'abord pour effet de terroriser les Iraniens et d'affaiblir l'opposition intérieure aux mollahs. Les déclarations selon lesquelles c'est pour promouvoir la démocratie dans ces pays ne sont que pure hypocrisie ; le seul intérêt de l'administration Bush dans cette affaire, c'est le pouvoir et c'est le contrôle des ressources. Nous, attachés au combat pour que les peuples d'Irak et d'Iran gouvernent leurs propres sociétés, conquièrent les libertés civiles et les droits des femmes, des homosexuels, des travailleurs, et des minorités ethniques, sommes pour cela même engagés dans le combat contre les menaces actuelles contre l'Iran et pour le retrait immédiat des forces US d'Irak.

    Nous aussi, nous voulons voir un changement de régime à Téhéran, mais cela n'est possible que par l'action du peuple iranien lui-même, pas par Washington. Voila 26 ans que l'Iran est opprimé par une théocratie répressive. Sous les apparences formelles de la démocratie, le pouvoir réel est aux mains d'une oligarchie cléricale non élue ; tous les candidats aux élections doivent recevoir son imprimatur, et sa domination s'appuie sur des gangs de brutes religieuses. Le président Ahmadinejad est un négationniste de l'Holocauste qui appelle à la destruction d'Israël.

    Les femmes iraniennes sont privées des droits humains élémentaires. Elles ne peuvent s'habiller, travailler, se déplacer ou choisir leurs époux librement. Le "crime d'honneur" est légal, et la loi permet de les pendre et de les battre à mort pour des "relations coupables [non-chastes]". Des millions de femmes iraniennes s'efforcent de contourner ces interdictions et y parviennent en partie, et un nombre relativement faible souffre des plus extrêmes conditions. Les femmes ont le droit de voter et de siéger au parlement, et se trouvent en proportion significative dans les universités et les lieux de travail. Il n'en demeure pas moins que peu de pays au monde peuvent se vanter d'avoir un tel arsenal légal contre les femmes.

    Les travailleurs qui tentent une grève ou la formation de syndicats indépendants sont souvent violemment réprimés. Beaucoup n'ont pas reçu leurs salaires depuis des mois voire des années. Les tentatives d'organisation sont fréquemment attaquées par des bandes de mercenaires armées de couteaux, les forces de sécurité et l'armée. En dépit de cette répression, les travailleurs persistent à s'organiser et les syndicats indépendants prennent pied.

    Si dans beaucoup de pays l'homosexualité est hors la loi, en Iran elle est passible de la mort et des pogroms vicieux sont organisés contre les homosexuels dont beaucoup sont torturés, battus et exécutés publiquement. Le gouvernement organise campagne massive de traque sur Internet, les victimes sont l'objet d'une surveillance constante, chassées de leurs emplois, arrêtées, soumises à chantage pour les forcer à révéler les noms d'autres homosexuels. La torture est employée pour les forcer à avouer des crimes qu'ils n'ont pas commis. Les Basijis et autres forces religieuses parapolicières kidnappent les homosexuels, séquestrés et torturés pour donner des noms. Mis sur des listes noires, ils ne peuvent quitter le pays. Et l'Iran maintenant entreprend d'exporter sa croisade anti-homosexuels en Irak.

    Ces dernières années la résistance a grandi dans la société iranienne, particulièrement parmi les travailleurs contre les privatisations et le chômage et dans la jeunesse à l'encontre de la répression sociale et politique. Cette résistance porte la promesse et l'espoir d'une transformation démocratique radicale de l'Iran. La menace d'actions militaires et de sanction extérieures -et spécialement l'horrible menace de frappes nucléaires- ont seulement pour effet de grouper la population autour du régime et de lui donner des prétextes pour réduire au silence les dissidents, contenir ce processus potentiellement révolutionnaire et renforcer l'extrême-droite cléricale. Les menaces US ne servent qu'à légitimer les armes nucléaires pour le peuple iranien.

    Aux termes du Traité de Non-Prolifération, l'Iran a le droit de développer une capacité nucléaire civile, quoi qu'en dise l'administration Bush. Certains d'entre nous sont opposés à l'emploi du nucléaire par tout pays, tant pour des raisons environnementales qu'à cause de ses liens avec les armes nucléaires -mais tel n'est pas l'objet de la confrontation présente entre les E.U. et l'Iran. Quoi qu'il en soit des raisons de douter des allégations de Téhéran sur sa volonté de développer le nucléaire comme nucléaire civil, l'Iran en a encore probablement pour quelques années pour être en capacité de produire des armes nucléaires. Et si Téhéran acquiert la bombe, il ne fait pas de doute que si les ayatollahs, qui détiennent le pouvoir réel, décidaient de s'en servir ce serait du suicide. Israel détient 200 à 300 têtes nucléaires capables de frapper l'Iran, sans compter les milliers que les Etats-Unis pourraient utiliser. Il n'y a malheureusement pas de garantie que l'Iran, ou tout autre Etat disposant de cette arme, n'en usera pas contre d'autres. Aussi longtemps qu'existeront ces armes barbares, elles pourront être utilisées, et plus il y aura de pays en leur possession plus le risque grandira qu'elles soient utilisées.

    Nous sommes donc opposés aux efforts de Téhéran pour acquérir des armes nucléaires. Mais tant qu'une poignée de nations s'arrogera à elle-même le droit exclusif de les posséder, celles qui en sont privées ressentiront leur menace et voudront s'en procurer -comme l'exemple de la Corée du Nord l'a montré, en dépit du Traité de Non-Prolifération. De plus l'Iran, menacé par les E.U. depuis deux décennies et membre éminent de la liste noire des membres de l'"axe du mal" selon Bush, peut opter pour quitter le Traité de Non Prolifération.

    C'est une rupture avec le bellicisme de Washington qui constitue l'élément décisif nécessaire pour éviter que Téhéran rejoigne le "club" nucléaire. Au delà la seule voie pour enrayer la prolifération, c'est que les puissances nucléaires désarment -voilà bien là une chose à laquelle l'administration Bush comme celles qui l'ont précédée de l'un ou l'autre parti se sont refusé de faire, bien que les E.U. soient signataires du Traité de Non-Prolifération où il est stipulé que "Chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace." Simultanément les puissances nucléaires devraient oeuvrer à la formation de zones sans armes nucléaires dans le monde, spécialement au Moyen Orient dangereux et instable.

    Nous en appelons à une nouvelle politique étrangère démocratique américaine envers les menaces représentées pour nous tous par les réseaux terroristes et par les armes de destruction massive, promouvant une véritable démocratie au Moyen Orient et ailleurs, par :

    * Le renoncement aux interventions militaires pour étendre et promouvoir le pouvoir impérial US, et le retrait des troupes et des bases US au Moyen Orient.

    * La fin du soutien US à des régimes dictatoriaux et corrompus, comme ceux d'Arabie Saoudite, des Etats du golfe et comme l'Egypte.

    * L'opposition à toutes les formes de terrorisme -ceux d'Al Qaeda, des commandos de la mort irakiens, et des kamikazes palestiniens, comme ceux des forces liées aux Etats-Unis telles que les paramilitaires colombiens et les troupes israéliennes dans les territoires occupés- aussi bien qu'aux brutalités et humiliations infligées chaque jour aux Irakiens par les forces américaines d'occupation et qu'aux sinistres menaces envers l'Iran.


    * Le soutien au droit à l'autodétermination nationale pour tous les peuples du Moyen-Orient, y compris les Kurdes, les Palestiniens et les Juifs israéliens. Arrêt du soutien à l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de l'oppression du peuple palestinien.

    *Pour des initiatives unilatérales de renonciation aux armes de destruction massive, armes nucléaires comprises, et la promotion vigoureuse d'une campagne pour un traité de désarmement international, au lieu de faire obstruction au moindre effort de mettre fin à la course aux armements.

    *Abandonner les efforts pour imposer, via le FMI et la Banque mondiale ou unilatéralement, les politiques économiques néolibérales de privatisation et d'austérité qui plongent dans la misère une grande partie du monde. Engager un programme massif d'aide directe aux populations.

    La majorité du peuple de notre pays a maintenant conscience que l'invasion de l'Irak fut un désastre et qu'elle a été systématiquement trompée par l'administration Bush pour l'entraîner dans la guerre, et elle est pour le moins circonspecte envers les nouvelles interventions militaires au Moyen Orient. En même temps s'ensuit une tactique de la peur de la part du gouvernement pour générer un soutien populaire à des attaques aériennes contre l'Iran. Il est d'autant plus impératif de s'exprimer contre les menaces de Washington, de renseigner l'opinion publique, et d'organiser l'opposition à l'agression contre l'Iran, aussi bien que pour un retrait immédiat et complet d'Irak. Il est temps d'exiger une nouvelle politique étrangère démocratique pour les Etats-Unis, résolument orientée vers la solidarité avec les aspirations des peuples à la liberté ou que ce soit, renonçant une fois pour toutes aux interventions impériales, et s'engageant dans un réel désarmement.

    Appel publié notamment dans The New York Times, The Nation, The Progressive.

    Responsables de Campaign for Peace and Democracy:
    Joanne Landy, Thomas Harrison, Jennifer Scarlott.

    Premiers signataires :
    Michael Albert, Tom Ammiano, Stanley Aronowitz, Rosalyn Baxandall, Eileen Boris, Jeremy Brecher, Noam Chomsky, Ariel Dorfman, Martin Duberman, Rusti Eisenberg, Carlos R. Espinosa, Samuel Farber, Mansour Farhang, Barbara Garson, Larry Gross. Mina Hamilton, Thomas Harrison, Howie Hawkins, Adam Hochschild, Nancy Holmstrom, Doug Ireland, Joy Kallio, Larry Kramer, Joanne Landy, Jesse Lemisch, John Leonard, Sue Leonard, Rabbi Michael Lerner, Nelson Lichtenstein, Norman MacAfee, Marvin & Betty Mandell, David McReynolds, David Oakford, Barbara Watson Pillsbury, Henry Pillsbury, Frances Fox Piven, Nancy Romer, Ruth Rosen, Peter Rothberg, Matthew Rothschild, Jennifer Scarlott, Jay Schaffner, Sydney Schanberg, Stephen R. Shalom, Wallace Shawn, Meredith Tax, Cornel West, Cora Weiss, Peter Weiss, Edmund White, Reginald Wilson, and Howard Zinn.

    Site Internet : http://www.cpdweb.org/

    Traduction en français par la Lettre de Liaisons

    15 avril 2006

    Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran

    Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération sur la victoire des travailleurs, des étudiants et du peuple de France.

    Ces dernières semaines, le peuple d’Iran, le peuple travailleur, les étudiants et notre syndicat ont suivi avec beaucoup d’intérêt les nouvelles en provenance de France, espérant de tout notre cœur la victoire du juste mouvement mené par les grands syndicats de salariés et d’étudiants et par le peuple de France.

    Les nouvelles concernant ce mouvement ont été une source d’inspiration et d’exaltation pour les militants syndicalistes emprisonnés en Iran. Le Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération étend ses congratulations et sa solidarité pour cette victoire au peuple de France et en particulier aux syndicats des salariés et à ceux des étudiants.

    Nous espérons que, comme ils le sont dans votre pays, les droits des salariés pour la défense de leurs intérêts en accord avec la convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) seront pleinement réalisés dans notre pays aussi vite que possible.

    Dans l’espoir de ce jour !
    Avec nos chaleureuses salutations et souhaits pour un monde meilleur !

    Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération.

    Traduit en anglais par la Commission de solidarité internationale des travailleurs du Parti communiste –ouvrier d’Iran

    15 mars 2006

    46 chauffeurs de bus de Téhéran virés

    Mardi 14 mars 2006 :
    46 chauffeurs de bus de Téhéran virés alors que les protestations continuent.


    Des travailleurs des bus qui protestaient contre le licenciement de centaines de leurs collègues à la suite de la grève du 28 janvier dernier ont établi une liste de 46 cas confirmés de licenciements. Cette liste comporte cinq membres du comité exécutif du syndicat qui sont toujours en prison.

    La compagnie, propriété de l’Etat (Sherkat e Vahed), déclare que les ordres sont venus des autorités gouvernementales. Plus tôt, on a déclaré à des travailleurs qu’un « comité disciplinaire » avait été établi, qui travaillait sur la base d’une longue liste de salariés qui devaient être licenciés pour leur participation à la grève. Environ un millier de travailleurs des bus, détenus puis relâchés récemment à la suite des protestations internationales, ont été lock-outés de leurs lieux de travail. Ils sont sans paie depuis les six dernières semaines.

    Six membres de l’exécutif du syndicat des travailleurs des bus (le Syndicat des Travailleurs de la Compagnie Unifiée des bus de Téhéran et de son agglomération) et deux militants ouvriers qui avaient exprimé leur soutien aux grévistes des bus sont toujours détenus en quartier de haute sécurité à la prison d’Evin sans avoir été formellement inculpés et sans pouvoir bénéficier d’un avocat :
    1- Mansoor Ossanlou (Président du Bureau exécutif)
    2- Ebrahim Madadi (Délégué du Bureau exécutif)
    3- Mansoor Hayat Gheibi (Secrétaire de la Commission d’organisation)
    4- Gholamreza Mirzaee (Chargé des Relations publiques)
    5- Ebrahim Noroozi Gohari (Secretaire de la Commission d’arbitrage)
    6- Yaghoub Salimi (membre du Bureau exécutif)
    7- Afshin Bahrami (métallurgiste, membre du syndicat des métallos)
    8- Sattar Amini (travailleur de l’automobile de l’usine Iran Khodro).

    Mansoor Ossanlou est en prison depuis le 22 décembre 2005, il souffre de problèmes cardiaques et d’une blessure à l’œil infligée lors d’une attaque en mai dernier d’une réunion du syndicat.

    Hier, environ 200 travailleurs se sont encore une fois rassemblés au dehors de divers bureaux gouvernementaux et devant la direction de la compagnie des bus pour protester contre la poursuite du lock-out de 1000 salariés des bus. Ces travailleurs furent informés qu’une décision serait prise pour le samedi 18 mars.

    Ci après, une liste complète de 46 salariés dont les contrats ont été rompus. Elle a été publiée comme mémo de travail interne (en date du 9 mars 2006) par le service du personnel de la compagnie des bus, et fait référence à 46 lettres de notification de licenciement. Cette liste comprend cinq membres de l’exécutif du syndicat qui sont toujours en prison (ceux qui sont marqués d’une astérisque):

    1- Mohammad Ebrahim Noroozi Gohari*
    2- Hasan Karimi (Matricule no. 55643)
    3- Gholamreza Khoshmaram
    4- Hadi Kabiri
    5- Mohammad Eslamian
    6- Gholamreza Fazeli
    7- Abbas Najand Koodaki
    8- Masoud Ali Babaiee Nahavandi
    9- Hasan Mirzaee
    10- Seyed Behrooz Hosseini
    11- Abdolreza Tarazi
    12- Gholamreza Mirzaee*
    13- Nematollah Amirkhani
    14- Hossein Karimi Sabzevar
    15- Yaghoub Salimi*
    16- Habib Shami Nejad
    17- Hassan Mohammadi
    18- Hasan Karimi (Matricule no. 37513)
    19- Mohammad Na'mani Poor
    20- Soltan Ali Shekari
    21- Ata Babakhani
    22- Fazlollah Mazaheri
    23- Ahmad Moradmand
    24- Ali Akbar Pirhadi
    25- Vahaab Mohammadi Zarankesh
    26- Davoud Noroozi
    27- Saieed Torabian
    28- Amir Ghaneie
    29- Mahmoud Hozhabri
    30- Ayat Jadidi
    31- Ali Zade Hossein
    32- Gholamreza Gholamhossein
    33- Seyed Reza Nematipoor
    34- Gholamreza Khani
    35- Amir Ta'khiri
    36- Ebrahim Gholami
    37- Seyed Davoud Razavi
    38- Seyed Mohammad Hossein Dadkhah
    39- Masoud Foroghi Nejad
    40- Mohammad Sadegh Khandan
    41- Jamil Bahadori
    42- Mansoor Hayat Gheibi*
    43- Ebrahim Madadi*
    44- Seyed Hossein Rekhshat
    45- Naser Gholami
    46- Reza Shahabi Dekarba

    La campagne pour la relaxe des personnes toujours en détention, pour la réintégration des travailleurs licenciés, pour la reconnaissance légale du syndicat, pour l’ouverture de négociations collectives et le reste des revendications des travailleurs des bus continue. Les lettres de protestation doivent être envoyées au Président de la République Islamique, Mahmoud Ahmadinejad, à l’adresse dr-ahmadinejad@president.ir. Prière de nous transmettre copie pour notre information et diffusion ultérieure.

    Les travailleurs licenciés et leurs familles ont un besoin urgent de soutien financier. Le régime veut briser les travailleurs des bus et leur syndicat en les emprisonnant et en les réduisant à la misère. S’il vous plait, contribuer au Fond de Soutien des Travailleurs des Bus de Téhéran.

    Communiqué émis par le Comité de Solidarité Ouvrière Internationale du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran. Coordinateur : Shahla Daneshfar; Relations publiques : Bahram Soroush.

    Sur le web www.kargaran.org.

    13 février 2006

    Solidarité internationale avec les travailleurs des bus de Téhéran

    Nous reproduisons l'appel de l'ITF (Fédération Internationale des Travailleurs des Transports) pour la journée mondiale de protestation contre la répression qui frappe les travailleurs des bus de Téhéran de la compagnie Vahed et leur syndicat. Cette journée de protestation a été fixée au 15 février.

    Face à la réaction cléricale qui, depuis 1979, étouffe toute liberté, la solidarité ouvrière doit se faire entendre ce jour là.

    Document :

    Informations online

    Appel à une manifestation mondiale pour protester contre la détention d'agents de bus iraniens

    9 février 2006

    L'ITF prie instamment les travailleurs du transport dans le monde entier de soutenir la Journée internationale d'action en faveur de la libération de plus de 1000 syndicalistes emprisonnés en Iran.

    Cette journée d'action, qui est prévue le 15 février à l'appel du groupement Global Unions, va mobiliser les syndicats qui dénoncent les attaques dont sont victimes les militants du Sandikaye Kargarane Sherkate Vahed, le syndicat des employés de la société de bus de Téhéran. De nombreuses arrestations ont eu lieu suite aux manifestations et grèves déclenchées pour obtenir la libération du leader du syndicat, Mansour Osanloo, incarcéré le 22 décembre dernier, soi-disant pour "activité syndicale illicite" et "trouble de l'ordre public". Il est incarcéré dans une prison de Téhéran tristement célèbre pour la torture des prisonniers politiques.

    Plus de 1000 syndicalistes sont toujours en détention, certains ayant été arrêtés le 28 janvier pendant la journée de grève. Les grévistes se sont heurtés à la violente réaction des forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des bâtons, allant même jusqu'à menacer de tirer sur les manifestants. La police a aussi perquisitionné aux domiciles des membres du syndicat.

    Dans une circulaire en date du 8 février 2006, le Secrétaire général de l'ITF David Cockroft a demandé aux affiliés d'organiser des manifestations le 15 février devant les ambassades iraniennes pour réclamer la fin des répressions antisyndicales.

    Le 4 février, des représentants de l'ITF, du Congrès des syndicats britanniques TUC et de l'affilié britannique de l'ITF GMB se sont joints à des membres de la communauté iranienne en Grande-Bretagne pour protester devant l'ambassade iranienne à Londres. Un rassemblement, organisé par le Congrès du travail du Canada, avait également eu lieu à Ottawa, Canada, le 2 février.

    Dans une lettre adressée le 6 janvier au Gouvernement iranien, l'ITF a vivement condamné la répression. Le Comité des transports urbains de l'ITF a décidé également de faire du lobbying pour obtenir la libération de Mansour Osanloo.
    La Confédération internationale des syndicats libres a aussi envoyé trois lettres de protestation.

    Source :
    http://www.itfglobal.org/news-online/index.cfm/newsdetail/715

    Voir aussi sur LabourStart : http://www.labourstart.org/cgi-bin/show_news.pl?country=Iran