Affichage des articles dont le libellé est IFC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est IFC. Afficher tous les articles

21 juillet 2007

Abdulhussein Saddam a été assassiné par l'armée américaine

Repris du bulletin d'informations de Solidarité Irak du 19 juillet 2007

Abdulhussein Saddam, commandant en chef des Forces de sûreté du Congrès des libertés en Irak, a été assassiné par l’armée américaine.

Le 4 juillet, une unité de l’armée américaine, assistée de Gardes nationaux irakiens, l’a attaqué chez lui, dans le quartier d’al-Attiba à Bagdad. Ils sont ouverts le feu, le blessant mortellement et touchant sa fille. Deux jours plus tard, il a été retrouvé mort à l’hôpital de Yarmouk.

Abdulhussein Saddam avait 50 ans. Né dans une famille progressiste à Bassora, il avait été arrêté en 1997 et détenu deux ans par les services secrets de Saddam Hussein, à cause des critiques qu’il avait émises contre le régime baathiste. En novembre 2006, Abdulhussein avait rejoint les rangs du Congrès des libertés en Irak, afin de combattre pour une alternative laïque et démocratique dans ce pays victime de l’occupation et de la guerre civile.

Dès avril 2007, il rejoignait les Forces de sûreté, une organisation nouvellement formée, chargée défendre les habitants des quartiers de Bagdad contre les dangers quotidiens liés à la guerre civile, les menaces islamistes et les attentats. Deux mois plus tard, il était élu membre suppléant du conseil central du Congrès des libertés en Irak, et commandant en chef des Forces de sûreté.

Abdulhussein était une figure populaire et influence à Bassora comme à Bagdad. Tout le monde connaissait son courage, sa bravoure même lorsqu’il s’agissait de défier les milices religieuses. Tant qu’il a été à la tête des Forces de sûreté, aucun meurtre fondé sur l’identité religieuse ou ethnique n’a eu lieu dans les quartiers où l’organisation était active, en raison de la veille constante qu’elle exerçait.

C’est notamment grâce à Abdulhussein que le quartier d’al-Aiwadeh est devenu un exemple de sécurité, alors que les bombes explosent dans tout Bagdad. Lui et les autres membres des Forces de sûreté ont, sans relâche, diffusé leur slogan « Ni sunnites, ni chiites, nous sommes l’Humanité », qui enrage tant les milices religieuses et les groupes terroristes. Ils ont jour après jour dénoncé l’occupation anglo-américaine. Ils ont défendu les écoles, les locaux syndicaux et associatifs, les quartiers qui souhaitent vivre en paix et échapper à la guerre civile.

Ce meurtre perpétré par les troupes américaines contre un combattant de la liberté, de l’égalité, de la laïcité et de la démocratie, fait suite à l’attaque menée le 7 juin contre le local du Congrès des libertés en Irak à Bagdad, au cours de laquelle cinq gardes des Forces de sûreté avaient été arrêtés, puis relâchés après quelques jours de campagne internationale pour leur libération.

Cette attaque, menée conjointement par l’armée américaine et la police irakienne, semble liée à la ferme opposition menée par le Congrès des libertés en Irak à l’implantation de la milice fondamentaliste chiite l’Armée du Mahdi. Or, cette dernière contrôle de fait le ministère de l’Intérieur.

Mais au-delà, ce qui inquiète les USA, c’est que le Congrès des libertés est un front d’organisations de gauche, qui s’appuie sur une forte base syndicale, et qu’il joue un rôle croissant dans l’agitation des ouvriers du pétrole. Ce n’est certainement pas par hasard que ce crime a été commis jours après la manifestation organisée à Bagdad par le Congrès des libertés en Irak et le Front contre la loi sur le pétrole dont il fait partie, contre la nouvelle loi sur le pétrole concoctée selon les plans états-uniens. Déjà, en automne dernier, les troupes américaines avaient attaqué le Congrès des libertés lors de la grève des ouvriers du pétrole contre le gel des salaires.

Vous pouvez envoyez vos mail de solidarité à ifcongress@gmail.com


17 juin 2007

Nouvelles d'Irak - 1

L’armée US pillent les locaux du Congrès des libertés en Irak et arrêtent plusieurs membres de ses forces armées.

Les forces U.S. ont scandaleusement pillé les bureaux du Congrès des libertés en Irak (CLI) à Bagdad. Des membres de ses forces armées ont été arrêté et des documents importants confisqués.

Les activités grandissantes du CLI en opposition à l’occupation et à ses crimes et l’existence d’un noyau qui défend une identité unique pour les êtres humains en Irak et la perspective de chasser l’occupation ont créé la panique dans les rangs des forces occupantes, qui ont donné l’assaut à notre quartier général, défoncé les portes, arrêté cinq gardes et confisqué leurs armes.

Ces forces, qui autorisent le carnage dont souffre le peuple irakien, qui tuent et détruisent tout sur leur passage, favorisent les gangs sectaires qui envoient à la boucherie des centaines d’innocents, ne supportent aucune opposition. Elles sont incapables de faire face aux bannières du CLI, qui dit haut et fort “NON à l’occupation et ses crimes”, “Fin immédiate de l’occupation”, “L’occupation est l’ennemie de l’humanité”, etc.

Le lancement de la télévision satellite du CLI, la campagne annoncée par le CLI pour rejeter la loi sur le pétrole, les en faveur de l’unité contre les divisions ethniques, le front global de soutien au CLI qui grandit, le nombre grandissant des forces de sécurité du CLI capables de devenir une alternative pour rétablir la sécurité dans de nombreuses zones, leur sont insupportables.

Les forces d’occupation ont donc, pour la troisième fois, pillé nos bureaux, et enlevé nos bannières récentes des rues de Bagdad. Ces pratiques et ces actions des forces occupantes ne peuvent décourager le CLI et ses leaders de continuer leur lutte pour débarasser la société des méfaits de l’occupation. Ils veulent faire voler en éclat la volonté révolutionnaire des irakiens, mais nous resterons aux avant-postes de la lutte contre l’occupation et ses agents, et aucune force ne pourra nous soustraire au combat que nous avons choisi contre l’occupation et ses abominables politiques.

Nous condamnons ces politiques qui révèlent l’hypocrisie de l’administration US qui déverse des torrents de mensonge sur la démocratie pour justifier l’occupation et ses crimes, et nous intensifions notre lutte pour chasser l’occupation et mettre fin à ces politiques, pour la formation d’un gouvernement laïque et non-ethnique qui donnera aux Irakiens leur unité.

Unissons nos rangs pour virer l’occupation et construire une société humaine ! A bas les ennemis de l’humanité !

Samir Adel, président du Congrès des Libertés en Irak (Iraq Freedom Congress)
7 Juin 2007

Repris de Solidarité Irak

11 septembre 2006

Irak : Troupes US contre Congrès des libertés

Reçu de Solidarité Irak

Grève dans le pétrole en Irak : les troupes US s'acharnent sur le Congrès des Libertés

[vous pouvez faire parvenir vos message de soutien à ifcongress@gmail.com,
copie à contact@solidariteirak.org]

Ces mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2006, à deux reprises, les forces américaines ont chargé et mis à sac les locaux du Congrès des libertés en Irak (IFC) à Bagdad.

Déjà, le 12 août, les forces américaines avaient attaqué le local du Parti communiste-ouvrier d'Irak, l'un des composantes de l'IFC, à Kirkouk, en raison du rôle joué par ce parti dans les manifestations et mouvement sociaux contre le gouvernement régional du Kurdistan.

Ces assauts répétés ne sont pas le fruit du hasard. L'IFC, qui dispose d'une forte base syndicale, est à l'initiative de la grève dans le secteur pétrolier iraquien. Le Syndicat général des ouvriers du pétrole et son leader Hassan Jumaa, la Fédération générale des syndicats en Irak et la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak sont tous membres de l'IFC et soutiennent concrètement le mouvement. Le 2 août dernier, la grève a commencé à Bassora en bloquant les centres de production, mais aussi le port industriel de Bassora - principal lieu d'exportation du pétrole irakien.

Elle s'est ensuite étendue à la région de Bagdad, où, à l'appel de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, vient de se tenir la rencontre des syndicalistes des différentes secteurs en grève (pétrole, cimenteries de Sulaymania, employés municipaux de Bagdad) et où a été discutée l'extension de la grève du pétrole.

Le Congrès des libertés en Irak (IFC), dont le slogan est « Construire une alternative démocratique, laïque et progressiste contre l'occupation US et l'Islam politique en Irak », est en train de devenir la principale force de résistance civile de gauche dans ce pays. Elle doit lancer, dans les semaines qui viennent, sa propre chaîne de télévision par satellite.

Nous attendons plus d'informations sur ce qui s'est passé, mais il y a tout lieu de penser que les forces américaines ont décidé de lancer une campagne d'intimidation contre cette force capable de bloquer la production pétrolière.

Plus d'informations :

Solidarité Irak,
www.solidariteirak.org

Congrès des libertés en Irak
www.ifcongress.com

09 juillet 2006

Le Congrès des libertés en Irak et les syndicats du pétrole appelent à la grève contre l’occupation


Communiqué repris du site de Solidarité Irak


A l’issue d’une rencontre le 1er juillet Le Congrès des libertés en Irak (IFC) et la direction du Syndicat du pétrole ont annoncé, en conclusion, que parler de sécurité n’a aucun sens tant que l’occupation et son régime fantoche continuent.

Cette rencontre a réuni Samir Adil, président, ainsi que Saeed Nima, Ali Abbas, Abdalkareem Abdalsada, Abdalzahra Abdalhassan et Ryadh Kakasheen pour le bureau exécutif du Conseil central de l’IFC, le secrétaire du Syndicat du pétrole du sud, Falih Abood et le représentant du Syndicat des ouvriers du pétrole de Basra, Abdullah Almaliki.

Les participants ont également conclu que la « réconciliation nationale » n’était été ait une initiative états-unienne pour légitimer l’occupation et son gouvernement ethno-religieux. Ils ont insisté sur l’urgence de concentrer tous leurs efforts pour en finir avec la violence et construire des Forces de sécurité capable de protéger le peuple.

La situation de la société irakienne est telle que le gouvernement actuel est incapable de restaurer la loi et la sécurité. De nombreuses entreprises ont été contraintes de fermer, d’où un taux de chômage de plus de 65%. Le congrès des libertés en Irak (IFC), dont 40% de la direction est constituée de représentants ouvriers, préconise deux stratégies contre les meurtres d’ouvriers et le bain de sang quotidien.

1) La Force de sécurité doit être organisée et instruire les ouvriers pour leur autodéfense.

2) Le pétrole est le seul secteur de l’économie Irakienne qui fonctionne encore au maximum de ses capacités. Il est le nerf de l’économie d’occupation. Une grève dans ce secteur est un coup porté au cœur de l’occupation. Elle forcera les milices armées gouvernementales pro-occupation à battre en retraite et à cesser les massacres.

La discussion a porté sur l’organisation de la grève, son impact politique et social, et la logistique nécessaire. Les participants ont unanimement voté en faveur de la grève et demandé au Congrès des libertés en Irak (IFC) de mobiliser pour la grève.

Le bureau exécutif a aussitôt demandé aux organisations du Congrès et aux membres individuels de soutenir la grève par tous les moyens.

IFC Media Centre, 1er juillet 2006


Reproduction autorisée et bienvenue - Solidarité Irak, 99 rue du Molinel 59000 Lille - 03 28 36 41 86 - www.solidariteirak.org - contact@solidariteirak.org

01 mars 2006

Iraqi Freedom Congress : deux déclarations du 22 et 23 février 2006

Résister à la haine


Un groupe armé a fait exploser l’un des lieux les plus sacrés de l’islam chiite en Irak, entraînant des réactions furieuses. A Bagdad, un autre groupe a attaqué au moins cinq mosquées sunnites, puis incendié de nombreux véhicules appartenant au ministère de l’intérieur, au cours d’un raid de représailles. D’autres heurts ont été signalés dans plusieurs villes. Ces violences ont aggravé le climat de peurs et de tensions, dans un pays où tout le monde craint une guerre civile entre sunnites et chiites.

Ce qui arrive aujourd’hui en Irak, le carnage organisé par des gangs sectaires, est le produit de la politique des forces d’occupation. Elles ont imposée une division ethnique et religieuse à la population irakienne, par le biais des gouvernements qui se sont succédés et de la nouvelle constitution.

Les meurtres à caractère ethnique ou religieux, les attaques de mosquées ou d’églises, font partie d’une stratégie politique, menée par des gangs sectaires qui profitent de la situation actuelle pour propager la guerre civile. La présence des troupes d’occupation leur donne le prétexte pour le faire.

Le Congrès des libertés en Irak condamne fermement l’attaque de lieux consacrés de quelque religion que ce soit. Il appelle la population irakienne à ne pas se laisser piéger par la dynamique sectaire. Ce conflit n’a rien à voir avec les véritables intérêts du peuple. Seuls des innocents en payeront le prix.

Pour retrouver le bien-être, la sûreté et la liberté, il faut que les troupes d’occupation s’en aillent, et qu’un gouvernement non-ethnique et non-religieux soit établi. C’est pour cela que le Congrès des libertés en Irak appelle la population irakienne à le rejoindre et à proclamer, non pas son identité sunnite ou chiite, mais son identité humaine.

Congrès des libertés en Irak (IFC), le 22 février 2006



Ni identité Chiite… Ni identité Sunnite…Mais l’identité humaine !

Avec ce slogan, nous espérons défaire la vague de haine et de violence et arrêter les gangs sectaires qui détruisent notre sûreté et notre sécurité.

Nous sommes entraînés dans une guerre sectaire. En brûlant des mosquées et des églises, ces actions visent à précipiter l’Irak dans une guerre civile dont nos familles et nos enfants seront les victimes. Ces émeutes ont surgi en réponse à l’occupation. Mais elles constituent une réponse fausse. Si elles réussissent, elles vont détruire la possibilité de bâtir une société viable pour les décennies à venir.

Rappelons-nous les tragédies du Liban…l’horreur du Kosovo…le génocide du Rwanda. Avec ces guerres, les gangs sectaires et ethnicistes se sont partagés le pouvoir et la richesse au sein de leur société, tandis que les peuples ne recevaient rien d’autre que des balles, des destructions, la souffrance et la mort.

Les dirigeants des partis et groupes sectaires sont en train d’empoisonner l’ambiance et d’enflammer les passions afin d’accroître les tensions. Durant les trois dernières années, nous avons subi une détérioration de nos vies. Ce que ces groupes font rendra les choses encore pires en entraînant l’Iraq dans les horreurs de la guerre civile.

Nous avons vécu ensemble pendant des siècles, partageant les joies et les peines, nous entraidant et prenant plaisir à voir nos enfants jouer ensemble. En ces temps-là, nous vivions dans une seule grande famille, partageant les mêmes aspirations. Nous devons prémunir la famille irakienne d’être précipitée dans la guerre civile déclenchée par des groupes et des individus à l’esprit borné. Nous n’avons jamais eu de crainte à propos de nos identités de groupe respectives. Nous ne devons pas laisser ces gangs détruire notre humanité et nous imposer maintenant leur fausse identité.

Nous devons nous unir pour nous protéger par nous même. S’il vous plait, rejoignez nous dans le Congrès des Libertés en Irak (CLI). Ne laissez pas les gangs vous entraîner dans leurs visées destructrices. Ouvrez des bureaux du CLI dans vos quartiers. Déclarez ouvertement et fièrement que tous les Irakiens ont le droit de vivre en paix et en toute sécurité, sans discrimination.

Que flotte le drapeau du CLI et chantons tous ensemble : Ni identité Chiite…Ni identité Sunnite …Mais l’identité humaine.

Samir Adil,
Président du Congrès des Libertés en Irak
23 février 2006

http://www.ifcongress.com/