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02 juin 2007

Intergroupe : déclarations communes - Mai 2007

Notre perspective : défaire Sarkozy.

Suite à l’élection présidentielle, nous avons sous Sarkozy un gouvernement de combat contre la classe ouvrière, contre la jeunesse, contre les droits démocratiques. Ce gouvernement toutefois n'est en mesure d'engager ses attaques qu'en raison de la participation des dirigeants syndicaux à la "concertation" avec lui et de l'orientation des dirigeants politiques des partis issus du mouvement ouvrier (PS et PCF notamment, mais aussi l'extrême - gauche), qui déjà a provoqué leur défaite à la présidentielle.


La classe ouvrière et la jeunesse, eux, ne sont en rien responsables de cette situation. La perspective dont ils ont besoin, c'est le regroupement pour défaire Sarkozy, et imposer un gouvernement qui nous représente réellement, sans représentants des intérêts de la bourgeoisie et mette en oeuvre un programme d'urgence n'hésitant pas à rompre avec le capitalisme.


Les courants politiques membres de l'Intergroupe (Le Militant, le Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste), la Commune, le Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie) entendent tout faire pour aider notre classe à défaire Sarkozy, approfondir et amplifier le débat entre nous et avec les travailleurs sur le programme et la stratégie politique visant à la victoire, pour avancer vers la construction d'un parti représentant réellement la classe ouvrière et l'avènement d'un gouvernement à son service.




Sur la répression.


Sitôt apprise l'élection de Sarkozy, des milliers de jeunes, spontanément ou en réponse à des provocations policières, ont manifesté à plusieurs reprises dans de nombreuses villes de France. Fait sans précédent dans l'histoire de la V° République, la légitimité du président était ainsi contesté immédiatement par des secteurs de la jeunesse, dont on sait qu'elle l'a majoritairement rejeté dans ces élections.

La réaction de ces secteurs de la jeunesse anticipe sur celle de toute la classe ouvrière. Loin de les condamner, il ne faut pas les laisser seuls, en proie aux provocations et au risque de l'isolement.

Des peines souvent lourdes sont venus accompagner les violences policières, tendant à introduire une jurisprudence nouvelle qui relève de l'état d'exception : si vous êtes pris à manifester ouvertement contre Sarkozy, la peine sera ferme et sans sursis.

Aucun militant ouvrier, aucun défenseur réel de la démocratie, ne peut accepter cela.

La responsabilité des organisations syndicales, des partis issus du mouvement ouvrier, des organisations de jeunesse, des organisations de défense des droits et libertés démocratiques, est de prendre position contre ces condamnations et de prendre des mesures pour assurer la défense de ces jeunes.

L'intergroupe appelle les militants à intervenir dans leurs syndicats pour cela, à collecter et centraliser les informations pour assurer cette défense.


Note :
L'Intergroupe est constitué par le Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie, le Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste), La Commune, Le Militant.

27 avril 2007

BARRONS LA ROUTE A SARKOZY !

Après les résultats du 1er tour, rien n’est encore joué.

Aucune voix de bourgeois, aucune voix de patron ne va manquer pour faire élire le candidat Sarkozy, pour porter les coups les plus durs aux salariés, à la jeunesse, aux chômeurs, aux immigrés. Aucune de leur voix ne va manquer pour organiser le renforcement de la police et la restriction des libertés publiques en vue de l’affrontement contre la classe ouvrière.

En face, aucune voix de salarié, de jeune, de tous ceux que la crise du capitalisme entraîne dans la misère ne doit manquer pour barrer la route à Sarkozy.

Pour cela, tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier, tous les syndicats, toutes les organisations défendant les droits et libertés publiques doivent appeler clairement, sans hésitation et dans l’unité à la mobilisation générale et au vote pour la candidate du Parti Socialiste.

Ce n’est pas en passant des accords avec l’UDF, en donnant des garanties à la bourgeoisie, mais en dressant le front uni de tous les travailleurs, de toute la jeunesse, avec leurs organisations, que l’on pourra l’emporter.

Malgré l’orientation et malgré le programme défendus par Ségolène Royal, battre Sarkozy signifiera le rejet clair et net de la politique de la bourgeoisie par la classe ouvrière et la jeunesse.

Battre Sarkozy signifiera la volonté de la classe ouvrière, de la jeunesse et de larges couches de la population d'arrêter les attaques et d'obtenir satisfaction sur toutes les revendications.

Parce qu'aucune de ces revendications ne pourra être durablement satisfaite, aucun problème ne sera réglé tant que toute la société sera gérée dans l'intérêt d'une minorité amassant les profits capitalistes contre l'intérêt de la majorité, satisfaire ces revendications exige de s’attaquer au capitalisme qui nous conduit à la misère.

Seul un gouvernement qui représente réellement la classe ouvrière pourra le faire, contrôlé et appuyé par la mobilisation des travailleurs et des jeunes.

POUR UN PROGRAMME DE DEFENSE DES TRAVAILLEURS ET DE LA JEUNESSE !
POUR UN GOUVERNEMENT QUI S’ATTAQUE AU CAPITALISME !

TOUS DANS LA RUE LE 1ER MAI :
A BAS SARKOZY !


Comité Communiste Internationaliste (trotskiste)

Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie

Le Militant

Le 26 avril 2007

15 avril 2007

22 avril,vote pour battre Sarkozy-Bayrou-Le Pen !

A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, nous vous invitons à venir débattre pour s'organiser en vue des prochains combats. Pour un gouvernement de défense des travailleurs et de la jeunesse, qui nous représente réellement, nous voulons chasser les Sarkozy, Bayrou, Le Pen... Beaucoup vont voter Royal pour infliger une première défaite à notre ennemi commun. Beaucoup vont voter Besancenot, Bové, Buffet, Laguiller, Schivardi pour marquer leur volonté d'être réellement représentés. Tous se préparent à un affrontement social central car nous connaissons le programme du patronat et nous savons qu'il tentera de le faire appliquer par le prochain gouvernement. Nous voulons un gouvernement qui combatte ce programme et applique le nôtre, celui des travailleurs, dont il nous faut discuter.

Samedi 21 avril 14h-18h réunion-débat à Paris,
AGECA, 177 rue Charonne (métro Alexandre Dumas)

28 mars 2007

De la rue Rampal à la Gare du Nord

Les faits qui se sont déroulés à une semaine d’intervalle à la sortie de l’école maternelle de la rue Rampal dans le 19ème arrondissement de Paris et à la Gare du Nord, ce mercredi soir, sont significatifs de la situation en France.

Certes au regard des plus de 60 millions d’habitants que compte ce pays, les quelques dizaines de personnes dans la rue Rampal, et les quelques centaines à la Gare du Nord sont une poignée. Néanmoins, dans ces deux cas, sans la moindre préparation, sans la moindre concertation préalable, des gens se sont opposés spontanément à l’arbitraire policier et ont provoqué un effet politique qui vise directement le pouvoir en place.

Ni les mères de famille venant chercher leur progéniture à une sortie de maternelle, ni les banlieusards harassés par une journée de boulot ne sont des révoltés par destination. Et pourtant, il a suffi d’interventions policières musclées pour provoquer des réactions spontanées de la part de gens qui, au préalable, n’étaient nullement liés par un projet commun et qui avaient bien d’autres soucis en tête en quittant leur domicile ou leur travail que d’aller s’opposer à la police.

« Laisser les grandir ici », « Sarkozy enculé », « transports gratuits », « non aux expulsions », en quelques slogans, beaucoup de la politique gouvernementale se retrouve massivement vomi par un échantillon de la population.

Malgré les dissimulations et distorsions de la grande presse, on finit par comprendre que la Gare du Nord a été le lieu d’affrontements ou d’une grande tension pendant plus de trois heures. Le candidat Schivardi, entendu sur France Inter ce jeudi soir, a dit que la Gare d’Austerlitz était anormalement bourrée de flics ce même mercredi soir, alors que, provincial, il était de passage dans la capitale.

Le reportage sonore de France Inter rapportant le passage de Sarkozy dans la même Gare du Nord ce jeudi matin, sous les huées, pour aller prendre le TGV Nord apporte un supplément à ce tableau. Le pouvoir actuel est largement, majoritairement impopulaire mais tous les partis d’opposition de gauche n’en tirent rien. Pire, les sondages donnent la gauche, tous candidats confondus, à un niveau terriblement bas.

Les déclarations de Royal, suite aux incidents de la gare du Nord, ont consisté à se lancer dans la course sécuritaire. Et la gauche hors PS se contente de dénoncer les actes du régime et de sa police mais n’appelle pas à s’en débarrasser.

Le communiqué de la LCR, paru le 28 mars, en est un exemple typique. La politique gouvernementale est stigmatisée, mais aucune issue politique n’est indiquée. Pourtant, la seule façon de mettre un coup d’arrêt aux actuelles pratiques policières consiste tout simplement à virer ce gouvernement qui est le chef de cette police.

PS, PCF, LO, LCR, PT, Collectifs anti-libéraux, chacun à leur manière, chacun dans son registre, tous ont le regard porté sur la même ligne bleu horizon du pouvoir UMP. Ligne indépassable, ligne destinée à demeurer éternellement sous nos yeux tandis que « les luttes, les luttes » se suivraient pour « résister » jusqu’à la fin des temps.

Aujourd’hui, en France, le pouvoir UMP, ses hommes, sa politique, son candidat sont discrédités mais Sarkozy ..ou Bayrou sont donnés vainqueurs au deuxième tour. Ce paradoxe doit être combattu en réunissant les conditions d’un passage de la mobilisation défensive à la recherche offensive d’une issue se fixant comme objectif conscient d’en finir avec Sarko, Bayrou, Le Pen et de Villiers, et de se débarrasser de la majorité UMP-UDF à l’assemblée.

Il faut aider ce rejet massif et spontané de cette politique et de ce régime à se transformer en une force irrésistible. A défaut, les conditions pourraient être réunies par ce pouvoir minoritaire pour museler impitoyablement toute révolte, toute opposition à sa politique. Il est encore temps d’inverser le cours des choses.

Pour discuter et s’organiser sur cette orientation, plusieurs groupes (CLSRD, Le Militant, le CCI(T), La Commune* ) appellent à une réunion le samedi 21 avril de 14h à 18H, à l’AGECA à Paris. APS invite ses lecteurs à y participer.

* La Commune n'est pas signataire de l'appel référencé ici mais cherche à poursuivre avec les trois autres groupes, comme avec tous les militants disponibles à cet effet, dans la recherche d'un débouché politique qui vise à virer la droite et aller vers un gouvernement des travailleurs.

31 janvier 2007

Appel Politique Commun - Janvier 2007

POUR UN PROGRAMME DE DEFENSE DES TRAVAILLEURS ET DE LA JEUNESSE
POUR UN GOUVERNEMENT REPRESENTANT REELLEMENT LES TRAVAILLEURS
IL FAUT COMMENCER PAR BATTRE SARKOZY
ET CHASSER LES DEPUTES UMP-UDF

Depuis 2003 avec la mobilisation en défense des retraites des salariés du public et contre la décentralisation, jusqu’à celle du printemps 2006 contre le CPE, en passant par les élections régionales de 2004 et la victoire du Non au référendum de 2005, la classe ouvrière et la jeunesse ont montré qu'elles voulaient chasser Chirac, Sarkozy, Villepin et consorts du pouvoir, chasser leurs députés aux ordres et en finir ainsi avec leur politique au service du capital.

A chaque fois les dirigeants du PS, du PCF, des centrales syndicales ont refusé tout combat sur cette perspective en renvoyant la question aux élections présidentielles de 2007.

Celles-ci vont avoir lieu en avril mai 2007. Elles seront suivies d’élections législatives.

Chacun comprend l’importance de la bataille qui s’annonce :
Comment battre Sarkozy, candidat du capital, dont le programme déclaré signifie des coups redoublés contre les salariés, les chômeurs, les jeunes, les immigrés, et barrer la route aux partis du patronat ?

Mais comment aussi empêcher, si Sarkozy est battu, qu'un gouvernement présidé par S.Royal garde toutes les lois réactionnaires contre lesquelles nous avons combattu ces dernières années et tente de poursuivre, comme l’a fait la « gauche plurielle », la même politique anti-sociale ?


EST-IL POSSIBLE AUJOURD’HUI…
• de sortir de la misère des millions de travailleurs,
• d’empêcher tous les licenciements, les fermetures d’usines et les délocalisations qui organisent la concurrence entre les travailleurs du monde entier,
• d’augmenter les salaires pour vivre correctement, de recréer les dizaines de milliers de postes supprimés pour faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les services publics,
• de donner un travail décent aux millions de chômeurs, aux jeunes des banlieues, aux étudiants diplômés voués par dizaines de milliers aux petits boulots et à la déqualification,
• de loger les familles à la rue,
• d’en finir avec le saccage quotidien de notre environnement etc., etc.

…SI L’ON NE PREND PAS DES MESURES
QUI S’OPPOSENT RADICALEMENT AU CAPITALISME ET LE COMBATTENT ?

Les capitalistes trouveront toujours tous les arguments pour justifier au nom du profit et de la compétitivité indispensables que les attaques les plus dures soient portées contre les salariés et les jeunes.

On ne peut l’empêcher sans rompre avec ces principes, c’est à dire avec ce système, ses lois et l’État qui le défend.


POUR CE FAIRE, IL EST INDISPENSABLE DE COMMENCER PAR BATTRE SARKOZY, SON PARTI ET SA MAJORITE UMP A L'ASSEMBLEE.
COMMENT ?

Il est légitime pour chacun de se présenter pour défendre son programme, mais tous les partis issus du combat historique du mouvement ouvrier (PS, PCF, LO, LCR, PT ) et même tous les syndicats puisque les revendications des travailleurs se heurtent chaque jour au gouvernement, doivent dès aujourd’hui annoncer clairement la couleur : tout faire pour battre Sarkozy et la majorité UMP de l'Assemblée !

POUR CELA
• Au premier tour vote pour le candidat du parti de son choix issu du mouvement ouvrier.
• Au second tour, on fait bloc derrière le candidat du parti le mieux placé, contre le candidat du patronat. Pas une voix ne devra manquer.
• Aux législatives, même démarche.

La candidate du PS, vraisemblablement la mieux placée pour figurer au second tour, affiche clairement sa volonté de garder les lois réactionnaires et donc de poursuivre, et même d’aggraver, l’orientation qui fut celle des gouvernements Mitterrand, Jospin, en allant jusqu’à reprendre certaines des idées de Sarkozy.


ALORS QUE FAIRE ?

S’organiser dès maintenant en vue de la mobilisation de la classe ouvrière et de la jeunesse pour un programme de défense des salariés, des jeunes, des couches populaires (y compris les petits artisans, paysans, commerçants, dont le sort leur est étroitement lié).

Quel que soit le résultat des élections, cette défense exigera en effet :
• L’abrogation des lois Balladur, Juppé, Fillon, Douste-Blazy contre la Sécu et les retraites, des lois Raffarin de décentralisation, des lois anti-immigrés de Sarkozy, de la LOLF ... de tous les dispositifs, mesures et lois réactionnaires prises par les précédents gouvernements sur les retraites, la Sécurité sociale, le Code du travail, l’Ecole, les privatisations, les immigrés, etc.

• Le rattrapage de la perte du pouvoir d’achat et indexation des salaires sur l’évolution des prix ; l’arrêt des licenciements, des "plans sociaux", des délocalisations ; l’ouverture massive de places aux concours de la fonction publique ; des crédits pour l'instruction publique autant que de besoin, la réouverture des classes et des postes nécessaires, l’abrogation des lois anti-laïques ; la réquisition des logements vides et le blocage des loyers ; la régularisation massive des sans-papiers ; le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, du Liban, d'Afrique noire ; le rejet de toutes les mesures, directives, lois et traités de l’Europe des capitalistes.


Satisfaire ces revendications exige :
UN GOUVERNEMENT REPRESENTATIF DES TRAVAILLEURS,
DONC UN GOUVERNEMENT DES SEULS PARTIS ET ORGANISATIONS ISSUS DU MOUVEMENT OUVRIER ET CONTROLE PAR LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS ET DES JEUNES.

Satisfaire ces revendications met en même temps à l’ordre du jour l’exigence pour ce gouvernement d’un programme de rupture avec le système capitaliste, sur la base de :
• l’expropriation des grands groupes industriels, financiers et bancaires ;
• le contrôle par les travailleurs eux mêmes des comptes des entreprises et des mouvements bancaires des capitalistes ;
• l’organisation et le contrôle démocratique d’un plan de production permettant à la fois de répondre aux besoins sociaux, en travail et en consommation, et une gestion consciente et rationnelle de l’environnement, seul remède aux dégâts engendrés par le système de profit ;
• le soutien actif des travailleurs et exploités du monde entier dans leurs luttes et l’appel à l’unification de notre combat commun contre l’oppression, le pillage et la barbarie du système impérialiste.


ORGANISONS NOUS DÈS MAINTENANT
POUR UN TEL GOUVERNEMENT
ET ENGAGEONS LA DISCUSSION SUR SON PROGRAMME !

Premiers Signataires :
CLSRD - Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
Le Militant
CCI(T) - Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste)


Le bulletin APS appelle tous ses lecteurs et amis à se joindre à cet appel et à le mettre en pratique en regroupant le maximum de militants et de travailleurs sur cette orientation. A cette fin, prenez contact avec les groupes initiateurs de cet appel.

01 octobre 2006

Manif du 30 septembre 2006 : tract commun

Tract commun diffusé à 6000 exemplaires à la manifestation parisienne du samedi 30 septembre 2006

ABROGATION DE LA LOI SARKOZY
ET DE TOUTES LES LOIS ANTI-IMMIGRES

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS

Travail, santé, logement, école, MEMES DROITS à tous les travailleurs
A travail égal salaire égal - Un toit, un bail en HLM pour tous :
REQUISITION des 400 000 logements vides en région parisienne.

Pour tout cela :
DEHORS SARKOZY
et le gouvernement Chirac-De Villepin.

La majorité UMP-UDF de l'Assemblée nationale a voté la loi "Ceseda" de M.Sarkozy en juin 2006.

Cette loi supprime le droit à la régularisation au bout de dix ans et veut sélectionner les travailleurs et les étudiants les plus "rentables". Elle subordonne le titre de séjour au titre de travail : aux patrons de décider. Le but réel n'est pas de diminuer, mais bien d'augmenter le nombre de sans-papiers, afin qu'ils soient sans droits, pour les mettre en concurrence avec les travailleurs "en règle" et affaiblir ainsi l'ensemble des salariés.

Sarkozy et Villepin avaient annoncé qu'au 30 juin 2006 toutes les familles sans-papier avec des enfants scolarisés seraient expulsées. Alors qu'ils voulaient faire partir les charters au 30 juin, ILS N'Y SONT PAS ARRIVES.

Ils n'y sont pas arrivés, parce qu'après la victoire contre le CPE (Contrat Première Embauche), par centaines et par milliers, des parents d'élèves, des enseignants, des jeunes, des militants, se sont mobilisés avec notamment le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), écoles par écoles, collèges par collèges, lycées par lycées, préfectures par préfectures, tribunaux par tribunaux, centres de rétention par centre de rétention ... manifestant leur fermeté, leur volonté de combattre ce gouvernement, en s'engageant à protéger les jeunes, les élèves, les enfants, et à violer la "loi" si nécessaire.

Obligé de manœuvrer, Sarkozy a établi un quota, et en effet 6 924 familles seulement ont été "retenues" sur 33 538 dossiers déposés dans les Préfectures. A la défense au cas par cas, le gouvernement répond par la provocation contre tous, par l'angoisse du kidnapping policier dressé contre des milliers de familles et de travailleurs.

Par ailleurs, la place Beauvau (Ministère de l'Intérieur), en plein mois d'août, envoie ses commandos chasser de leur habitation qu'elles squattaient faute de logements décents des centaines de familles de travailleurs émigrés, à Cachan (dont la plupart ne sont absolument pas des sans-papiers). Les opérations commandos se succèdent, comme cette semaine à Aubervilliers contre des travailleurs chinois, donnant lieu à des scènes de chasse à l'homme, à la femme, à l'enfant.

Et pendant ce temps, c'est le Ministre de l'Intérieur qui, comme au temps des colonies, va signer au Sénégal un accord de trafic de main-d'œuvre et des cerveaux !

Le "cas par cas" est arrivé à ses limites. Bien sûr, il faut défendre chaque dossier, chaque famille, chaque personne, mais pour cela il faut une mobilisation centralisée contre ce gouvernement et contre Sarkozy.

Une première manifestation nationale est appelée le samedi 30 septembre par les collectifs de sans-papiers et de personnalités, la FSU, SUD, l'Union Départementale CGT de Paris, le PCF, la LCR, pour "des papiers, des logements, des écoles pour tous". Oui, il ne faut plus nous disperser, il faut centraliser notre combat, contre le gouvernement.

Pour cela ne faut-il pas l'unité de tous les travailleurs, donc de toutes les organisations ouvrières, syndicats et partis ? Face à un président et un gouvernement minoritaires, illégitimes, discrédités, et qui plus est divisés, l'unité peut et doit se réaliser.

Pourquoi les dirigeants de nos organisations n'appellent-il pas
A UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE DE L'INTERIEUR ?

Nous appelons les lecteurs de ce tract à en discuter, à nous contacter et à s'organiser pour gagner.

Le Militant
La Commune (section française de l'UIT-IVeme Internationale)
Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste)
Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie

26 mai 2006

Echos de la réunion du 29 avril 2006

Le compte-rendu sous forme de PV de la réunion commune du 29 avril dernier, organisée par Liaisons/CLSRD, Le Militant, La Commune et le CCI(T) est disponible sur le site des camarades du Militant à l'adresse http://www.le-militant.org/mouvement/PV290406.htm .

Nous signalons au passage l'article "Regrouper un pôle anticapitaliste " de Raymond Debord, animateur du site Le Militant à l'adresse
http://www.le-militant.org/mouvement/reflexions.htm

24 avril 2006

Réunion publique - samedi 29 avril 20 H

Réunion publique samedi 29 avril 2006, 20h,
Salles AGECA 177, rue Charonne - Paris
(Métro Alexandre Dumas).


La mobilisation de la jeunesse, l’unité syndicale imposée sur le mot d’ordre de retrait du CPE, la menace de la grève générale, ont infligé une défaite politique à Chirac, De Villepin, Sarkozy, à la majorité UMP de l’Assemblée nationale, au MEDEF : ils ont du retirer le CPE.

Et maintenant ?

Entrons-nous dans une phase uniquement dominée par la préparation (et par l’attente) des élections présidentielles ? Nous ne le pensons pas.

Pourquoi ?

Parce que, du côté des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à l’offensive et à la discussion.

Et parce que, du côté du pouvoir et du patronat, tous leurs objectifs sont inchangés, le CNE est maintenu, et la préparation de la présidentielle pour eux ne saurait être neutre sur le terrain des luttes sociales : elle exige pour eux qu’ils reprennent l’offensive, en appliquant le CNE, en « sécurisant les parcours professionnels », en associant les syndicats contre l’unité pour le retrait du CPE telle qu’elle a existé pendant 2 mois.

Il n’y aura donc aucun « fleuve tranquille » entre maintenant et les présidentielles. Les questions posées aux travailleurs, aux jeunes, à la majorité, aux militants socialistes, communistes, syndicalistes, sont :

Chasser Chirac, De Villepin, Sarkozy et le plus tôt sera le mieux !

Quel régime, quel gouvernement, quelle société, satisfera les revendications et stoppera définitivement l’offensive contre le travail et contre les droits ?

Voilà ce sur quoi nos groupements politiques, qui ont pour point commun d’avoir pris part au combat pour le retrait du CPE en défendant la perspective de la grève générale et d’une manifestation centrale unitaire contre le pouvoir, appellent à débattre dans la fraternité et la démocratie ouvrière.

Groupes signataires :

Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
Le Militant
La Commune
Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste)

Liste non limitative

05 avril 2006

Chirac, chef du camp du CPE, ne cède pas, mais il vacille

L’unité est réalisée : pour vaincre, il faut passer des journées d’action tous les mardis à la grève générale !

Chirac, chef du camp du CPE, ne cède pas, mais il vacille.

Vaincre le CPE et le CNE, c’est chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy.


Avec une rapidité rarement vue dans toute l’histoire de la V ème république, la loi sur « l’égalité des chances » et son article 8 concernant le CPE vient d’être publiée, un dimanche matin 2 avril au Journal Officiel !

Chirac n'a pas reculé : il promulgue. Mais il est éclopé, le gouvernement est affaibli des coups que lui ont porté les 3 millions de manifestants et les grévistes du 28 mars, la crise de régime s’ouvre : alors il promulgue … en disant que la loi ne sera pas appliquée !

Se comportant en véritable maquignon, il sous-traite à l’Assemblée nationale, c’est-à-dire à la majorité de députés UMP minoritaires dans le pays, la rédaction d’une nouvelle loi qui maintiendrait le CPE en ramenant la période d’essai à un an et en introduisant une information des licenciés sur le « motif » de leur licenciement, qui n’enlèverait rien au droit patronal illimité de licencier.

LA PRÉCARITE ET L’ARBITRAIRE NE SONT NI AMENDABLES, NI NEGOCIABLES !

RETRAIT DU CPE, DU CNE ET DE TOUTE LA LOI
« EGALITE DES CHANCES ».


L'heure n'est pas à la préparation de projets de loi dont on sait que l'assemblée UMP ne tirera rien de bon !

Comment gagner ?
De mardi en mardi, les travailleurs et la jeunesse sont sceptiques sur la multiplication des journées d’action et autres « temps forts » dont on se rappelle qu’elle a permis en fait au gouvernement de faire passer sa contre-réforme des retraites en 2003.

La voie de la victoire, c’est celle qui ne recule pas devant le renversement de Chirac, De Villepin, Sarkozy et leur régime. Les étudiants et les lycéens, en manifestant le 23 mars en direction de l'Assemblée et de Matignon l'ont indiquée. Les jeunes et les moins jeunes qui, vendredi soir, ont esquissé une marche sur l'Élysée l'ont indiquée. Les centaines de milliers de grévistes du 28 mars l'ont indiquée. Les unions syndicales locales qui appellent à la grève tous ensemble public et privé et cherchent à organiser des assemblées générales sur les lieux de travail et à envisager la reconduction de la grève, l'indiquent.

A ce jour, l’unité syndicale pour le retrait du CPE est maintenue et c’est un point d’appui. Alors il faut passer des « journées d’action » à autre chose. Il faut écouter la coordination étudiante qui a lancé, ce samedi 1° avril, à nouveau un appel à la grève générale jusqu’au retrait total. La généralisation de la grève et une manifestation nationale contre l'Elysée, Matignon et l'assemblée UMP, voila la voie du débouché.

Il nous faut donc ce 4 avril nous organiser, multiplier les assemblées générales sur les lieux de travail, reconduire la grève et surtout réunir jeunes, entreprises et services publics dans le combat.


Partout, assemblées générales sur les lieux de travail et discussion sur la généralisation et la reconduction de la grève.


Signataires :
Le Militant
( http://www.le-militant.org/ )
Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
( http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/index.html )
La Commune
( http://www.lacommune.org )


(liste non limitative – texte achevé le 3 avril 2006 en soirée ).

27 mars 2006

tract du 27 mars 2006 du CLSRD et du Militant

TOUS ENSEMBLE.

CPE, CNE, Chirac, De Villepin, Sarko :
RETRAIT !


Ce mardi 28 mars la majorité de la population sera soit en grève, soit solidaire de la grève.

Jeudi dernier 23 mars, étudiants et lycéens se sont mobilisés dans toute la France et, à Paris, ils ont manifesté en direction et contre les lieux du pouvoir : l'Assemblée nationale, Matignon.

Parce que les centrales syndicales n'ont pas répondu à leur appel, qui était (depuis leur coordination nationale du 11 mars), de faire grève et de manifester centralement avec eux, ils ont pu être l'objet de provocations, de manipulations de jeunes venus des banlieues et d'agressions directement organisées soit par les flics en civil, soit par des gangs, soit par les deux ensemble.

Leurs parents, les salariés, actifs, chômeurs et retraités, ont vu cela, et ne veulent pas que cela se reproduise. Une seule solution : en grève avec les jeunes !

Simultanément, M. De Villepin annonçait qu'il était prêt à recevoir les syndicats pour parler de tout, sauf du retrait du CPE et du CNE. Les cinq confédérations y sont allé, n'ont naturellement rien obtenu, saut que les organisations étudiantes et lycéennes soient reçues aussi de la même manière, mais celles-ci ont à juste titre refusé.

Le front commun des travailleurs et de la jeunesse n'a donc pas été ébréché. Le mouvement, dans les lycées généraux, technologiques, professionnels et agricoles, se renforce encore dans toute la France, avec la méthode des piquets de grève qui est celle de la classe ouvrière.

La coordination étudiante et lycéenne réunie ce week-end à Aix-en-Provence a exigé la démission du gouvernement en le caractérisant comme responsable des provocations, des blessés et de l'état entre la vie et la mort dans lequel se trouve un syndicaliste de SUD-PTT depuis lundi dernier.

Cette exigence est, en effet, une exigence élémentaire de justice et de démocratie. Ils sont illégitimes, ces provocateurs, ces nervis. Qu'ils partent :

CPE, CNE, Chirac, De Villepin, Sarkozy : RETRAIT !

Mais la coordination, sans doute en raison de l'avortement de la première grande tentative de manifestation nationale centrale faite jeudi, n'a envisagé comme perspective au delà de la grève générale de mardi qu'une "installation dans la durée", ce que signifient de fait les propositions de journée de blocage des axes de transport jeudi 30 et d'une nouvelle journée de grève le mardi 4 avril.

Plus que jamais, c'est en fait la question de la généralisation et de la centralisation du mouvement qui est posée si nous voulons GAGNER.

Sa généralisation : s'il est nécessaire d'appeler explicitement à la GREVE tous les secteurs professionnels -ce que les centrales syndicales ne font pas, nationalement, pour le 28- il faut aussi discuter et d'organiser la manière dont les usines, les centres de productions, les zones industrielles et d'activité, peuvent entrer dans la bagarre. Dans beaucoup de petites et moyennes entreprises, les salariés discutent de la grève, et un leitmotiv revient : "Si on doit y aller c'est forcément tous ensemble."

Sa centralisation : oui, une vraie manifestation nationale contre l'Assemblée et le gouvernement, contre Chirac, De Villepin et Sarkozy, pour le retrait du CPE et du CNE, celle que les étudiants ont tentée jeudi dernier, reste nécessaire. Une manifestation construite par la grève, protégée des casseurs et de l'Etat par un service d'ordre unitaire des travailleurs et des jeunes eux-mêmes !

Pour aller dans cette direction, puisque nous sommes maintenant des centaines de milliers qui avons appris de l'expérience du 23 mars, il nous faut nous organiser. Des assemblées générales dans les lycées, les administrations, les entreprises, voila le but. Des assemblées interprofessionnelles à l'issue des manifestations peuvent aider à aller dans cette voie. Des intersyndicales élargies aux représentants des jeunes et des principales entreprises peuvent et doivent commencer à se réunir.

En construisant l'organisation commune à tous les niveaux, l'organisation du combat contre le CPE et le CNE, nous consoliderons l'unité réalisée contre les tentatives de provocation ou de pseudo-"dialogue", et nous avancerons concrètement vers la grève générale et le retrait du CPE, du CNE et de leurs auteurs.
Le 27 mars 2006

Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie

Le Militant

Nota : tract rédigé dans l'urgence, signé à cette heure par le CLSRD et Le Militant, ouvert à la signature de tous, à diffuser sans modération, à reproduire, à discuter.

16 mars 2006

C’EST LE MOMENT.

Les étudiants sont en grève générale, le mouvement est majoritaire, les AG provinciales massives. Les lycéens commencent à s’organiser. 400 000 manifestants le 7 février, 1 million le 7 mars, sans appels à la grève interprofessionnels clairs, sans grève des transports, et pourtant des centaines et des centaines de milliers, dans les entreprises et dans la Fonction publique, ont fait grève pour manifester. Sans oublier les sondages qui, à leur tour, disent que l’immense majorité rejette l’arbitraire patronal et veulent la fin de la précarité et le retrait du CPE et du CNE.

Comment pourrait-on dire que les travailleurs, actifs, chômeurs, retraités, en formation, ne sont pas prêts à la grève générale interprofessionnelle et à une montée massive à Paris contre le pouvoir qui veut nous imposer le CPE et le CNE ? Pour gagner, et sans craindre de chasser le pouvoir, alors la grève générale jusqu'au retrait des CPE et CNE est possible et nécessaire.

La Coordination étudiante réunie à Poitiers le 11 mars a proposé aux directions nationales des centrales syndicales d’organiser une grève générale interprofessionnelle le 23 mars pour permettre la montée massive à Paris de la jeunesse et des travailleurs. Comment se fait-il que syndicats de salariés et partis de gauche ne leurs aient pas répondu ?

La question qui nous est posée est celle de la victoire. Oui, on peut gagner, si l'on n'a pas peur de chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy ! Car en effet, une grève générale interprofessionnelle avec montée massive à Paris, pas pour aller se promener, mais pour affronter le pouvoir, en dénoncer l’illégitimité totale, montrer la force de la majorité, c’est ouvrir la voie à leur chute, à leur départ « anticipé ». Et alors ? Ne serait-ce pas conforme au voeu de la majorité réelle, conforme donc à la démocratie ? Qui représente donc l’Assemblée qui a voté le CPE ? La majorité ? Allons donc !

Et peut-on indéfiniment laisser les jeunes affronter le pouvoir, aux risques de la répression et de la provocation ?

Non, C’EST LE MOMENT ! Le moment de la généralisation et de la concentration pour gagner, le moment où ce qui est possible devient un objectif : grève générale jusqu'à satisfaction, centralisation de la lutte contre le gouvernement.

Réunissons-nous partout en assemblée générale pour organiser la grève générale et la montée sur Paris. Qu’un maximum d’assemblées générales (comme celle des étudiants de Clermont-Ferrand le lundi 13 mars) et de sections syndicales, d’unions locales, de fédérations, appellent à réaliser cette généralisation et cette concentration de notre mouvement avant fin mars : pour gagner, parce que c’est trop important, parce qu’il en va de l’avenir de tous les jeunes, imposons la volonté majoritaire.

Ce tract a été réalisé par les groupes membres du collectif pour le retrait du CPE, pour une manifestation nationale centrale, pour chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy. Ils vous invitent à le reproduire, le faire circuler, le discuter, et à entrer en contact.

Le 16 mars 2006.

Club Liaison Socialisme Révolution Démocratie
(http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/ ),

Club République Sociale
(http://www.republiquesociale.fr/ ),

La Commune (http://www.lacommune.org/ ),
Le Militant (http://www.le-militant.org/),
Groupe de Rocles - section de Montluçon.

11 février 2006

Collectif pour une manifestation nationale centrale pour le retrait du CPE, pour chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy.



Pour une manifestation nationale centrale pour le retrait du CPE, pour chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy.


Qu’est-ce que le « CPE » ? (« Contrat Première Embauche ») ?
C’est le droit, dans toutes les entreprises, de licencier un moins de 26 ans à tout moment pendant 2 ans SANS MOTIF.

L’ensemble des organisations syndicales de salariés et d’étudiants, des organisations de jeunesse et des organisations politiques de gauche ont été amenées à prendre position pour le RETRAIT du CPE.

Alors pourquoi pas tous ensemble, le même jour, et au même endroit : contre le pouvoir qui décide ?

S’il s’agit de gagner, il faut y aller Tous ensemble et arrêter avec les journées d’action dans tous les sens auxquelles les travailleurs d’ailleurs ne veulent plus participer.

Tous ensemble dans la grève.
Tous ensemble le même jour contre le gouvernement, contre Chirac, contre l’Assemblée nationale minoritaire, contre le MEDEF.

Pourquoi les directions des syndicats ne font-elles rien pour centraliser la lutte, ne pas l’émietter ? Qu’attendent-elles pour appeler au Tous ensemble au même moment ? Les salariés, les jeunes, la population, les chômeurs, ne peuvent pas attendre !

En y allant tous ensemble, nous serons victorieux : Chirac, De Villepin, Sarkozy, seront chassés.

La question d’une issue démocratique, par le pouvoir de la majorité, le pouvoir des travailleurs, serait ouverte.

Cela doit cesser. ORGANISONS-NOUS en comités pour le retrait du CPE, pour une manifestation nationale centrale contre le gouvernement, pour chasser Chirac, De Villepin et Sarkozy.

Les groupes, associations, militants soussignés appellent à constituer dans tout le pays de tels comités.

Club Liaison Socialisme Révolution Démocratie, Club République Sociale, La Commune, Le Militant ….

Commentaires :
cet appel a été adopté par les groupes signataires lors du meeting du 4 février 2006, à Paris.

11 janvier 2006

France : initiative politique pour chasser Chirac-Sarko-Villepin

DEHORS Chirac - de Villepin - Sarkozy

En votant le 29 mai contre Chirac et la "constitution européenne", malgré et contre la propagande de l'Etat, des partis de droite, de la direction du PS, du MEDEF et des médias, la majorité des travailleurs a signifié :

Ca suffit !

La politique antisociale du gouvernement et de la Commission européenne, le maintien de Chirac, de son gouvernement et de son assemblée n'ont aucune légitimité. La démocratie exige qu'ils soient chassés et que soit abrogé tout l'arsenal antisocial instauré depuis 1983 et avant.

Dans toute l'Europe, la politique des traités de Rome, Maastricht, Amsterdam et Nice, les circulaires Bolkestein et autres, doivent être abrogés. Dans toute l'Europe, la volonté sociale majoritaire doit s'imposer et non pas des alliances comme celle du Parti social-démocrate allemand avec la droite ! Le régime français aux abois s'affirme plus que jamais comme le régime des coups de force et de la violence contre les salariés, les chômeurs, les immigrés, la jeunesse.

Pendant ses "100 jours" (qui furent déjà 100 jours de trop) de Villepin a aggravé, par ordonnances, la politique rejetée par la majorité. Il a créé contre les jeunes et les chômeurs un contrat de travailleurs journaliers qui s’assoit sur le Code du travail.

Sarkozy avec son idéologie extrémiste a répondu à la mort de dizaines de mal-logés dans des incendies par la systématisation des expulsions et instauré de véritables rafles d’ouvriers sans-papiers, pour ensuite aller jouer les gros bras dans les banlieues. Dans le but de provoquer et d'user de la force, n'apportant évidemment aucune sécurité aux habitants, tout au contraire. On en voit aujourd'hui le résultat.
Chirac - de Villepin - Sarkozy sont illégitimes, et la première exigence, la plus élémentaire, est la levée de leur "état d'urgence" et la libération de tous les jeunes emprisonnés.


Un vrai travail, un vrai salaire, un vrai logement, retrait de l'état d'urgence !

Ce gouvernement minoritaire et divisé utilise la violence et la provocation pour réaliser sa politique anti-sociale. Le Tribunal de Grande Instance de Marseille déclare "politiques", et donc "illégales", les grèves contre les privatisations et contre les délégations de services public au privé. Deux jours plus tard, de Villepin proclame au nom de l' "apprentissage" la fin de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans et la volonté de liquider l'enseignement professionnel public et laïque !

Il faut arrêter le massacre !

Grève des traminots de Marseille, grève des ouvriers des raffineries, grèves pour les salaires, grèves contre les suppressions d'emplois, grèves pour défendre le service public sont évidemment des grèves politiques ! Ces grèves signifient :

Ca suffit ! Dehors ce gouvernement! Place à la démocratie !

La démocratie implique que les grévistes contrôlent leurs grèves et ne restent pas isolés. Les travailleurs sont prêts à faire de leur résistance une offensive contre le gouvernement Chirac - Villepin - Sarkozy.

Après le 4 octobre, un appel à faire grève et manifester pour soutenir les marins de la SNCM aurait été massivement suivi. Après les provocations de Sarkozy dans le 93, un appel à manifester à Paris contre le gouvernement aurait été massivement suivi. Il y a urgence, pour les arrêter, à faire ce à quoi s'opposent systématiquement les dirigeants nationaux des organisations syndicales et des partis de gauche qui ne pensent qu'à 2007 : combattre pour la centralisation des grèves et de la révolte contre le pouvoir, pour une manifestation centrale contre le gouvernement Chirac -Villepin - Sarkozy.

MEETING


Samedi 4 Février 2006 à 15h
AGECA 77 rue de Charonne à Paris
(métro Alexandre Dumas )

Les groupes initiateurs de cet appel vous invitent à le signer, à le diffuser, à le discuter, à rédiger vos exigences, à l'enrichir localement. Il est nécessaire de nous associer, nous coordonner, nous fédérer, pour, sans attendre 2007, donner corps à ce que nous savons être un sentiment majoritaire, mais auquel il manque expression et organisation. Le meeting que nous proposons devra donc être un meeting de discussion, mais aussi d'action pour aller vers une manifestation, à la hauteur de ce qu'exige la situation.

Club Liaison Socialisme Révolution Démocratie, le Militant, Club République Sociale, la Commune, les Amis de l'Egalité.