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21 juin 2009

Iran ! Révolution ! Solidarité !

MILITANT- supplément du 21 juin 2009

Le samedi 20 juin 2009 restera comme une journée historique, qui n'est pas finie et dont on ignore le dénouement à l'heure où sont écrite ces lignes.

La veille, le véritable chef non élu de la "République islamique" d'Iran, Ali Khamenei, a déclaré la guerre au peuple, traitant d'agents de l'étranger, de l'Amérique et d'Israël la majorité des Iraniens. A l'interdiction déjà en vigueur des manifestations, qui ne suffit plus, s'est ajoutée la menace ouverte de la violence de masse : celle des nervis de l'appareil d'Etat et celle des bandes lumpens de voleurs et de violeurs, les fameux Bassidjis.

En réponse à cette déclaration de guerre, la classe ouvrière en tant que telle a commencé à réagir sur son terrain et avec ses méthodes : la grève, l'auto-organisation, aidée, nous n'en doutons pas, par les militants formés à l'école de la révolution iranienne de 1979, syndicalistes, révolutionnaires de diverses tendances, communistes hekmatistes, fedayins. Les ouvriers d'Iran Khodro (industrie automobile), le syndicat des chauffeurs de bus Vahed de l'agglomération de Téhéran, réunis en assemblées générales, ont dénoncé Khamenei, appelé à la résistance, organisé des débrayages à intervalles réguliers, ce qui signifie qu'ils se disposent à lutter, préparent leurs forces, et s'organisent.

Dans la nuit qui a suivi, Téhéran et les villes du pays ont vu, pendant que les bandes de Bassidjis cherchaient à semer le désordre et à traquer les isolés dans les rues, le peuple s'exprimer aux fenêtres, sur les toits et les balcons par des concerts de casseroles et le cri régulier de "Allah Akbar", dont il faut bien comprendre que, dans la conscience collective, il signifie que le peuple renoue avec la révolution de 1979 contre le chah.

Un militant ouvrier iranien (du PCOI) publie d'ailleurs sur le site http://iranenlutte.wordpress.com/ une évocation de la journée du même 20 juin 1981, quand la République islamique lança la grande campagne de répression contre les acteurs de la révolution de 1979, kidnappant des dizaines de milliers de militants pour les faire disparaître dans ses caves. Ce camarade écrit :

"En mémoire à ces précieuses vies perdues, nous promettons de finir le travail : de renverser la barbare République islamique d'Iran."

Oui, c'est ce langage qu'il faut parler, c'est là le seul langage des révolutionnaires, des communistes, des socialistes, des militants ouvriers !

Pas d'états d'âmes sur les manœuvres américaines : le plus surpris et gêné par la situation est Obama. Jamais la terreur islamiste n'a été un barrage contre l'impérialisme protégeant les travailleurs et les peuples, au contraire. Ne soyons pas comme Chavez : soyons dans le camp de la classe ouvrière !

Il y a 6 ans au lieu que ce soit les peuples, c'était l'armée US qui renversait Saddam Hussein en Irak et les conséquences en furent tragiques. La victoire des masses iraniennes sur la République islamique serait le plus grand des encouragements à la résistance anti-impérialiste des peuples d'Irak et d'Afghanistan comme aux combats de libération nationale du peuple palestinien et du peuple kurde.

Bien au delà, ce serait l'ouverture d'une nouvelle période, à l'échelle mondiale : celle de l'intervention directe des peuples, des exploités, des opprimés, pour maîtriser leur destinée contre le capitalisme en crise !

Voila pourquoi cette révolution est NOTRE révolution.

En ce 20 juin 2009, donc, Moussavi, les autres opposants officiels, l'ensemble des organisations en Iran et dans la diaspora qui se situent sur le terrain d'une transition pacifique sauvant le régime islamique et donc l'État bourgeois en accord avec l'impérialisme, ont appelé à ne pas manifester.

Ce sont les organisations ouvrières, étudiantes, communistes et révolutionnaires qui ont appelé. Les médias ici n'ont relayé que l'appel des premiers (sans nous dire, y compris sur TF1 et Antenne 2, que les images de manifestations et d'affrontements qu'ils diffusent proviennent généralement des blogs et sites des seconds ! ).

Les masses dans leur corps et dans leur conscience, jeunes et vieux, se protégeant et coude à coude, ont décidé de manifester, sachant le danger, en mémoire des morts, de ceux de 1979, ceux du 20 juin 1981, ceux des guerres inutiles, ceux de ces derniers jours, pour la liberté, pour la démocratie, pour la vie, mus par la force collective de la conscience qui monte.

Ils y sont allés, et ils ont remporté, malgré les coups, les morts volés à la vie par les pelotons de motocyclistes bassidjis, une grande victoire politique : contre Khamenei, contre tout l'ordre mondial, il y a eu, interdite, décrétée même inexistante par les médias occidentaux avant qu'ils ne doivent se rendre à l'évidence, il y a eu la manifestation, le rassemblement au grand jour des opprimés, et des opprimées, contre les oppresseurs, sur la place publique, à visage découvert, les portables brandis pour filmer, s'afficher tous puisque maintenant on ne peut plus, on ne doit plus se cacher, et que l'on va se battre.

L'expérience de 1979 revit, mais ce n'est pas la répétition, c'est la suite, ce n'est pas un remake, c'est un nouveau film qui commence, l'humanité soufflant sa propre forge.

Alors, Moussavi est sorti de sa cachette et les médias ici annoncent qu'il "poursuit le combat", exige toujours le recompte des votes quand ce sont des élections totalement libres dont l'exigence est à l'ordre du jour, et appelle à la grève générale alors que celle-ci a commencé et que la question que se posent, nous n'en doutons pas, les groupes de combattants à l'université, dans les quartiers, dans les usines, est celle des armes. Dés mercredi, des militaires cherchant à distribuer des armes au peuple ont été exécutés. D'autres viendront pour les venger.

Grève générale pour s'organiser et s'armer !

Mort à la République islamique !

Solidarité internationale avec la révolution iranienne !

16 mars 2008

Un site de soutien aux organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient

Middle East Workers' Solidarity

A website for activists in Britain supporting workers' organisations in Iraq, Iran, and the Middle East



Nous signalons à nos lecteurs ce site animé en Grande Bretagne par des militants voulant promouvoir une solidarité de classe avec les organisations ouvrières d'Irak, d'Iran et du Moyen-Orient.

Alors que les travailleurs iraniens cherchent à imposer leur droit à l'organisation syndicale, le pouvoir des mohlas réagit en réprimant sans relache les leaders ouvriers tels que Mansour Osanloo et Mahmoud Salehi.

Alors que Gaza subit une avalanche de feu de l'armée israélienne, les locaux syndicaux ont aussi été détruits.

Alors que l'occupation continue et que la spirale de la barbarie nourrie par les groupes réactionnaires ajoute au fardeau quotidien de la population, le mouvement ouvrier irakien survit et lutte.

Ces foyers de résistance et d'organisation ouvrières doivent être protégés, et l'information est la première phase de cette action.

APS appelle ses lecteurs à prendre toute initiative allant dans ce sens.





06 février 2008

« Sans Papiers…..et travailleurs ! »

- Pour faire face à la vague sans précédent de licenciements des travailleurs sans-papiers ;
- Pour faire respecter les droits dont doivent bénéficier tous les travailleurs avec ou sans papiers ;
- Pour répondre aux lois racistes du gouvernement ;
- Pour s’informer sur la « politique de régularisation par le travail » et la circulaire du 7 janvier 2008 ;
- Pour ne pas rester isolé face aux patrons et aux préfectures ;
- Pour affirmer l’engagement des syndicalistes aux côtés des sans-papiers

Grande réunion publique
Dimanche 10 février 2008
14 heures
Bourse du Travail de Saint Denis
9-11 rue Génin
(M° Saint Denis Porte de Paris)

Respect des droits
et régularisation de tous
les travailleurs et travailleuses sans-papiers

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue le 23 janvier à la Bourse du travail de Paris, des organisations syndicales et le collectif « Uni(e)s contre une immigration jetable » ont lancé une campagne d’information sur les droits des travailleurs Sans-Papiers et un appel à la mobilisation pour obtenir leur régularisation.

Si la grande majorité des Sans-Papiers travaillent, cotisent, paient des impôts, ils sont encore trop nombreux à penser que le droit du travail ne les concerne pas en raison de leur situation irrégulière. Pourtant, qu’il s’agisse de santé, de conditions de travail, de rémunération, de congés ou de licenciement, les travailleurs Sans-Papiers ont les mêmes droits que les autres, dès lors que la situation de travail est avérée, et même si elle n'est pas déclarée.

Un quatre pages intitulé « Sans-papiers, défendons nos droits de travailleurs ! » a déjà été réalisé pour faire connaître leurs droits aux travailleurs Sans-Papiers et les inciter à se rapprocher d’un syndicat.

Ceci est particulièrement crucial dans la période actuelle marquée par une vague de licenciements sans précédent, suite à l’obligation faite aux employeurs de saisir les préfectures avant toute nouvelle embauche, pour vérification de leur document de séjour et de travail. Les entreprises qui ont employé de manière plus ou moins consciente des Sans-Papiers s’appuient sur ce décret du 1er juillet 2007 pour procéder à leur licenciement, sans respecter leurs droits.

Ne pas rester seul, prendre conseil auprès d’un syndicat ou d’une association, c’est également la consigne à donner à tous ceux qui envisagent de se présenter en préfecture pour solliciter une régularisation par le travail dans le cadre de la circulaire du 20 décembre 2007. Le dispositif est en effet extrêmement restrictif et les risques sont importants pour ceux qui ne remplissent pas les critères. La circulaire du 20 décembre 2007 s’appuie sur une liste de 30 métiers qualifiés alors qu’en publiant une liste de 150 métiers accessibles aux nouveaux communautaires le gouvernement reconnaît des besoins de main d’œuvre beaucoup plus larges. La nouvelle mesure n’est pas seulement discriminatoire, elle est inefficace d’un point de vue économique et place les étrangers dans une situation de dépendance inacceptable vis-à-vis de leur patron.

Il est donc essentiel que les syndicats se mobilisent massivement pour défendre les droits des travailleurs Sans-Papiers et obtenir leur régularisation. Laisser perdurer les inégalités entre travailleurs c'est affaiblir l'ensemble du monde du travail.

Pour informer les travailleurs Sans-Papiers sur leurs droits et sensibiliser les syndicats à ces enjeux, la réunion publique du dimanche 10 février est organisée...


à l’initiative des syndicats
CGT (Confédération Générale du Travail)
CNT Construction et CNT nettoyage
FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
Union Syndicale Solidaires
CGT SETE (Inspection du Travail, des Transports et de l’Agriculture)
SNU TEFI (Travail-Emploi-Formation-Insertion)
Sud Travail

avec les Collectifs de sans-papiers et les autres organisations d’
Uni(e)s Contre une Immigration Jetable

MILITANT
(“association populaire d’entraide”)
18 rue Victor Massé
75009 Paris
http://www.le-militant.org

04 février 2008

Pétition pour la réintégration d'Orlando Chirino

Pour faire remonter votre signature aux initiateurs de cet appel, envoyez-la à l'adresse suivante : lacommune@lacommune.org



Pétition

A M. Rafael Ramirez

Ministre de l’Energie et du Pétrole, Président de Pétroles du Venezuela.

Et aux membres de la Direction de PDVSA

Les soussignés s’adressent à vous pour obtenir la réintégration immédiate à son poste de travail d’Orlando Chirino, coordinateur national de l’Union Nationale des Travailleurs (UNT), qui a joué un rôle déterminant contre le coup d’état d’avril 2002 et dans la défense de l’industrie pétrolière contre le lock-out patronal fomenté contre PDVSA cette même année.

Orlando Chirino a été licencié injustement de PDVSA alors qu’il est sous la protection de la Loi organique du travail concernant les droits syndicaux comme membre de la direction de Sinutrapetrol (Syndicat unique des travailleurs du pétrole), avec la responsabilité de Secrétaire à l’hygiène et à la sécurité et comme coordinateur national de l’UNT.

Pour ces raisons et en relation avec le parcours militant d’Orlando Chirino, qui depuis plus de 30 ans s’est consacré au service de la classe ouvrière vénézuelienne en tant que dirigeant syndical reconnu par des milliers de travailleurs, et indépendamment de ses positions politiques et idéologiques nous nous adressons à vous pour obtenir sa réintégration à son poste de travail.

Recevez nos salutations ouvrières et démocratiques.

Le samedi 2 février 2008

Nom, Prénom

Syndicat

ou/et Parti

Responsabilité

Ville et département

17 septembre 2007

Campagne en défense des délégués du personnel du métro de Buenos Aires


Des faits extrêmement graves se succèdent dans l’entreprise Metrovias ( le métro de Buenos Aires – Argentine) ils participent d’une offensive visant à désarticuler le combatif corps des délégués du personnel, les légitimes représentants des travailleurs.

Ces dernières semaines les faits suivants ont eu lieu :

  1. L’entreprise ne reconnaît plus les délégués du personnel et a interrompu toute négociation.
  2. La direction bureaucratique du syndicat (UTA) attaque le corps des délégués du personnel en même temps que l’entreprise embauche des « jaunes », et engage un processus de sanctions, visant à dépouiller les délégués du personnel de leurs droits.
  3. L’entreprise déploie une campagne diffamatoire contre les délégués du personnel, par le biais de communiqués de presse, de slogans sur les murs, avec l’appui des fonctionnaires du gouvernement.
  4. Intimidations, agressions physiques se succèdent et des secteurs du métro ont commencé à être militarisés avec des forces de sécurité, tandis que commencent des mises en accusation judiciaires contre les délégués du personnel.
  5. L’entreprise a envoyé un télégramme demandant la mise à pied du délégué du personnel Nestor Segovia en vue de son licenciement, et des télégrammes similaires sont prévus pour d’autres délégués du personnel.

Face à ces faits, au-delà du soutien accordé aux décisions démocratiquement prises par les travailleurs du métro, nous engageons une campagne de manière urgente nationale et internationale, en demandant des prises de position réclamant la cessation de ces attaques qui violent les droits syndicaux et les droits du travail. Nous vous demandons d’envoyer ces prises de position – ci- dessous un modèle de texte - aux adresses indiquées :

« Face aux plaintes déposées par les travailleurs de « Metrovias », par l’intermédiaire du corps des délégués du personnel, concernant l’absence de maintenance dans les services du métro, malgré les millions de subventions reçus par l’entreprise, nous soussignés, exprimons notre solidarité active avec les délégués du personnel, représentants légitimes des travailleurs, face à toutes les diffamations publiques, aux intimidations, aux attaques physiques, aux demandes de mise à pied et aux licenciements. Nous exigeons la cessation de ces actions antidémocratiques et le respect de la liberté d’action syndicale et des droits constitutionnels en vigueur. »

Envoyer les prises de position par mail à :

info@metrovias.com.ar (entreprise Metrovias)

rinstitucionales@trabajo.gov.ar (Ministère du Travail)

nrial@trabajo.gov.ar (Secrétariat du Travail)

gremiales@fedcam.org.ar (CGT)

Ambassade Argentine en France : 6, rue Cimarosa – 75116 Paris .Fax : 01.45.53.46.33


Envoyer copie à :

solidaridadsubte@gmail.com.ar

prensa@metrodelegados.com.ar

17 juin 2007

Appel pour la libération de Farooq Tariq et autres détenus au Pakistan

Pour la libération immédiate de Farooq Tariq et des autres détenus après la vague de répression du mouvement démocratique au Pakistan

[Cet appel sera bientôt traduit en anglais et espagnol. Vu son urgence, n’attendez pas pour envoyer de premières signatures, avec lesquelles il sera diffusé plus largement avant d’être envoyé aux autorités pakistanaises]

Farooq Tariq, secrétaire général du Labour Party Pakistan (LPP), a été arrêté sans mandat le 5 juin 2007 dans sa résidence, à Lahore. A posteriori, le ministère de l’Intérieur a émis contre lui un ordre de détention de trois mois. Pour mieux l’isoler, il a été transféré à la prison de Bahawalpur. Toute visite lui est interdite, sauf accord préalable du ministère de l’Intérieur.

Plusieurs centaines de personnes ont été préventivement arrêtées les 5 et 6 juin et beaucoup d’autres sont soumises à des procédures judiciaires. Le pouvoir cherche à briser par la force les mobilisations démocratiques qui ont suivi la suspension, le 9 mars dernier, du président de la Cour suprême, le juge Iftikhar Mohammed Chaudry. Des centaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre cette mesure arbitraire. La répression a déjà fait 41 morts et de nombreux blessés à Karachi, les 12 et 13 mai. Le président Pervez Musharraf a failli décréter l’état d’urgence et nul ne sait jusqu’où le régime militaire est prêt à aller pour étouffer la contestation démocratique.

Farooq Tariq a été arrêté parce qu’il s’est pleinement engagé dans ces mobilisations et, en particulier, dans le soutien au Mouvement des avocats constitué après la suspension du juge Chaudry. Farooq Tariq est aussi connu pour ses engagements solidaires sur le plan international. Il a contribué à l’organisation du Forum social mondial de Karachi en 2006. Il a activement participé à d’autres forums mondiaux, comme ceux de Mumbai (Inde) et Nairobi (Kenya), ainsi qu’à des forums européens, dont le dernier à Athènes (Grèce). Il est, de même, un militant du mouvement antiguerre international.

La situation est d’autant plus inquiétante que le pouvoir n’hésite pas à utiliser contre Farooq Tariq et d’autres détenus des mesures intolérables : pressions psychologiques, conditions de détention inhumaines (cellules surpeuplées par très grandes chaleurs, manque d’eau et de sanitaires…), interdiction des visites...

Nous appelons au respect des droits humains et des libertés au Pakistan.

Nous exigeons la libération immédiate de Farooq Tariq et des autres détenus incarcérés pour avoir participé aux mobilisations démocratiques.

Envoyez vos signatures à : Pierre. Rousset@ras.eu.org
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Pierre Rousset
Europe solidaire sans frontières (ESSF)
http://www.europe-solidaire.org

13 mai 2007

Les travailleurs irakiens du pétrole en grève contre la loi de privatisation

Le plus grand des syndicats des travailleurs du secteur pétrolier d’Irak appelle à la grève pour ce jeudi 10 mai afin de protester contre la loi controversée sur le pétrole qui vient en discussion au parlement irakien.



Piquet de protestation organisé par Hands Off Iraqi Oil (Bas les pattes du pétrole irakien !) lors de l’assemblée générale annuelle des actionnaires de Shell : Mardi 15 mai 2007 de 8h30 à midi à l’hotel London-West et Convention Centre, 1 Shortlands, Hammersmith, London W6 8DR.

Le projet de loi sur le pétrole propose de donner aux compagnies multinationales le premier rôle dans l’exploitation des importants champs pétroliers jusque là non forés, avec des contrats d’une durée pouvant aller jusqu’à 30 ans. La production de pétrole en Irak, comme dans la plupart des pays du Moyen Orient, a été dans le secteur public depuis les années 70.

Le syndicat qui représente 26.000 travailleurs du secteur pétrolier, a lancé précédemment 3 grèves depuis 2003, coupant à chaque fois les exportations jusqu’à 2 jours consécutifs. L’annonce de cette nouvelle grève a relancé les négociations avec le Ministère du pétrole, qui sont toujours en cours.

Imad Abdul-Hussain, président délégué de la Fédération IFOU a déclaré : “Le gouvernement central [de l’Irak] doit être propriétaire en totalité et avoir la maîtrise complète de la production et de l’exportation du pétrole ».

Il a mis en garde contre les très controversés Production Sharing Agreements (Accords de Partage de la Production), très appréciés par les compagnies étrangères, indiquant que d’autres formes de coopération avec des firmes étrangères pouvaient être acceptables mais pas à ce niveau de contrôle et de profitabilité tel qu’indiqué par la présente loi sur le pétrole.

Hassan Jumaa Awad al Assadi, président de la Fédération, a déclaré : « La loi sur le pétrole ne représente pas les aspirations du peuple irakien. Elle abandonnera le secteur pétrolier aux compagnies étrangères et entérinera la privatisation sous couvert des soit disants Accords de Partage de la Production. La Fédération appelle au retrait de cette loi sur le pétrole, parce qu’elle ne sert pas les intérêts du peuple irakien ».

Le syndicat n’est pas seul dans sa condamnation de cette loi sur le pétrole. Les opposants à cette loi comprennent aussi tous les autres syndicats d’Irak, un certain nombre de partis politiques et un groupe d’une soixantaine d’experts irakiens confirmés de l’industrie pétrolière.

Hassan Jumaa a ajouté : “La Fédération appelle tous les syndicats dans le monde à soutenir nos revendications et à mettre la pression sur les gouvernements et les compagnies pétrolières pour ne pas mettre les pieds sur les champs pétroliers irakiens ».

Les membres du syndicat réclament aussi une amélioration de la grille salariale et une distribution de terrains pour la construction de logements pour les travailleurs.

Ewa Jasiewicz of Naftana, représentante du Comité de soutien britannique à l’IFOU [Iraqi Federation of Oil Unions], a déclaré :

« L’IFOU, comme n’importe quel syndicat, a le droit de s’engager dans des négociations collectives sur toute questions importantes pour ses adhérents. Dans le cas présent, l’enjeu est de savoir qui va contrôler le pétrole d’Irak et l’avenir économique du pays est une question importante pour tous les Irakiens. Le syndicat a appelé à plusieurs reprises à la prise en compte de la société civile dans la rédaction de la loi sur le pétrole et ces demandes ont été ignorées. Le syndicat va maintenant affirmer le droit d’avoir son mot à dire dans le processus de prise de décision concernant son secteur industriel et le développement économique futur de l’Irak. Leur courage et leur engagement pour la démocratie doivent être soutenus ».

Au lieu de recevoir un accueil favorable à la participation syndicale, les dirigeants syndicaux ont été accusés de fragiliser la sécurité et sont menacés de poursuites judiciaires.

Farouq Al-Asadi, le secrétaire de la Fédération, a déclaré : “Le Ministre du pétrole choisit d’oublier que le droit de grève est garanti par la Constitution, nous avons choisi de suivre la voie légale”.

Les dirigeants syndicaux ont déjà reçu nombre de menaces de mort qu’ils prennent au sérieux. « Aussitôt que la Fédération appelle à la grève, de nombreux syndiqués et militants sont menacés physiquement par des partis politiques actifs dans ce processus, dans le but de déjouer la grève et de saper le message des organisateurs de la grève ».

Communiqué par Ewa Jasiewicz, Naftana UK Support Group for the IFOU and Hands Off Iraqi Oil Campaign Contact : 0044 7749 421 576 ou freelance@mailworks.org

Site web : www.handsoffiraqioil.org

TELL SHELL - HANDS OFF IRAQI OIL!


Source : http://www.workersliberty.org/node/8409

25 avril 2007

Paris : appel à la grande marche de l'amitié...

CONTRE SARKOZY, CONTRE LA GUERRE ENVERS LES ETRANGERS, LES JEUNES ET LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES

TOUS A LA GRANDE MARCHE POUR L’AMITIE AVEC LES ETRANGERS ET LES GENS DES CITES


Paris - Samedi 28 avril 2007 à 15 h métro Belleville

Voir le tract d'appel de l'Association d'Entraide Populaire

28 mars 2007

Un nouveau blog en soutien aux travailleurs d'Irak

Allez visiter et mettez dans vos favoris le site suivant :

IRAQ UNION SOLIDARITY SCOTLAND

Ce blog est réalisé par la campagne écossaise de soutien aux travailleurs et aux syndicalistes irakiens en butte à l'occupation impérialiste et aux attaques des forces réactionnaires islamistes (aussi bien gouvernementales que de "résistance").

20 avril 2006

Costa Rica : un dirigeant syndical menacé de 60 ans de prison !

Orlando Barrantes, dirigeant du syndicat des ouvriers de la banane CONATRAB, sera jugé les 20 et 21 avril 2006. Il est accusé d’avoir organisé, voilà 5 ans, la séquestration de 4 policiers et le procureur demande à son encontre une peine de 60 ans de prison. Dans la réalité, lors d’une intervention de la police anti-émeute contre une manifestation pacifique d’ouvriers des plantations de bananes, plusieurs policiers ont été retenus par les manifestants, puis libérés. C’est cet acte, dans lequel l’implication de Barrantes n’est même pas prouvée, que le procureur a qualifié de séquestration pour étayer des poursuites criminelles. Ivàn Angulo, employé municipal, est poursuivi pour les mêmes motifs.

Orlando Barrantes dérange ; il remet en cause de puissants intérêts. Avec le syndicat CONATRAB, il a organisé des milliers d’ouvriers agricoles et d’anciens travailleurs des plantations qui ont été exposés dans les années 70 à un puissant pesticide, le Nemagon (DBCP). Ce produit très toxique a continué d’être utilisé en Amérique Centrale bien après que son usage ait été interdit aux USA. Les ouvriers qui le manipulaient n’ont jamais été informés du danger, ni munis de tenues de protection. Or ce pesticide est responsable d’avortements et de stérilité. Il provoque des troubles de la vue et attaque la peau. Il est à l’origine de cancers du foie et de l’appareil digestif.

Les travailleurs victimes du pesticide se sont organisés pour intenter des procès aux trusts de la chimie qui l’ont produit et commercialisé même après que sa nocivité ait été reconnue par l’OMC. Ils attaquent également en justice les grandes compagnies bananières Standart Fruit, Del Monte et Chiquita Brand, qui ont délibérément mis en danger des centaines de milliers d’ouvriers agricoles. Plus de 1600 dossiers ont déjà été transmis à la justice nord américaine, et cela pour le seul Costa Rica, car une douzaine de pays sont concernés.

Rien d’étonnant à ce qu’on veuille faire taire ceux qui demandent réparation. Des intérêts financiers considérables sont en jeu : déjà des ouvriers agricoles du Nicaragua ont obtenu une indemnisation devant la justice des USA. Les trusts de la chimie et les grandes compagnies bananières redoutent des condamnations en série et de devoir payer des centaines de millions de dollars. Au Honduras, le dirigeant syndical Medardo Garcia, engagé dans le même combat, a été assassiné par des tueurs à gages. Orlando Barrantes a lui même été agressé et menacé de mort.

Il y a urgence à intervenir pour exiger :

· Non à la criminalisation des luttes populaires
· Arrêt des poursuites contre Orlando Barrantes et Ivàn Angulo
· Justice et réparation pour les victimes du NEMAGON


Auprès de la justice du Costa Rica : ins_judicial@poder.judicial.go.cr

Auprès de l’ambassade du Costa Rica, 78 avenue Emile Zola 75015 Paris
Fax : 01 45 78 99 66

Envoyer vos messages de solidarité et prises de position à : conatrab@hotmail.com
Transmis par la CGT de l'ONIC

15 avril 2006

Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran

Message de congratulation et de solidarité du Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération sur la victoire des travailleurs, des étudiants et du peuple de France.

Ces dernières semaines, le peuple d’Iran, le peuple travailleur, les étudiants et notre syndicat ont suivi avec beaucoup d’intérêt les nouvelles en provenance de France, espérant de tout notre cœur la victoire du juste mouvement mené par les grands syndicats de salariés et d’étudiants et par le peuple de France.

Les nouvelles concernant ce mouvement ont été une source d’inspiration et d’exaltation pour les militants syndicalistes emprisonnés en Iran. Le Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération étend ses congratulations et sa solidarité pour cette victoire au peuple de France et en particulier aux syndicats des salariés et à ceux des étudiants.

Nous espérons que, comme ils le sont dans votre pays, les droits des salariés pour la défense de leurs intérêts en accord avec la convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) seront pleinement réalisés dans notre pays aussi vite que possible.

Dans l’espoir de ce jour !
Avec nos chaleureuses salutations et souhaits pour un monde meilleur !

Syndicat des Travailleurs de la Compagnie des Bus de Téhéran et agglomération.

Traduit en anglais par la Commission de solidarité internationale des travailleurs du Parti communiste –ouvrier d’Iran

15 mars 2006

46 chauffeurs de bus de Téhéran virés

Mardi 14 mars 2006 :
46 chauffeurs de bus de Téhéran virés alors que les protestations continuent.


Des travailleurs des bus qui protestaient contre le licenciement de centaines de leurs collègues à la suite de la grève du 28 janvier dernier ont établi une liste de 46 cas confirmés de licenciements. Cette liste comporte cinq membres du comité exécutif du syndicat qui sont toujours en prison.

La compagnie, propriété de l’Etat (Sherkat e Vahed), déclare que les ordres sont venus des autorités gouvernementales. Plus tôt, on a déclaré à des travailleurs qu’un « comité disciplinaire » avait été établi, qui travaillait sur la base d’une longue liste de salariés qui devaient être licenciés pour leur participation à la grève. Environ un millier de travailleurs des bus, détenus puis relâchés récemment à la suite des protestations internationales, ont été lock-outés de leurs lieux de travail. Ils sont sans paie depuis les six dernières semaines.

Six membres de l’exécutif du syndicat des travailleurs des bus (le Syndicat des Travailleurs de la Compagnie Unifiée des bus de Téhéran et de son agglomération) et deux militants ouvriers qui avaient exprimé leur soutien aux grévistes des bus sont toujours détenus en quartier de haute sécurité à la prison d’Evin sans avoir été formellement inculpés et sans pouvoir bénéficier d’un avocat :
1- Mansoor Ossanlou (Président du Bureau exécutif)
2- Ebrahim Madadi (Délégué du Bureau exécutif)
3- Mansoor Hayat Gheibi (Secrétaire de la Commission d’organisation)
4- Gholamreza Mirzaee (Chargé des Relations publiques)
5- Ebrahim Noroozi Gohari (Secretaire de la Commission d’arbitrage)
6- Yaghoub Salimi (membre du Bureau exécutif)
7- Afshin Bahrami (métallurgiste, membre du syndicat des métallos)
8- Sattar Amini (travailleur de l’automobile de l’usine Iran Khodro).

Mansoor Ossanlou est en prison depuis le 22 décembre 2005, il souffre de problèmes cardiaques et d’une blessure à l’œil infligée lors d’une attaque en mai dernier d’une réunion du syndicat.

Hier, environ 200 travailleurs se sont encore une fois rassemblés au dehors de divers bureaux gouvernementaux et devant la direction de la compagnie des bus pour protester contre la poursuite du lock-out de 1000 salariés des bus. Ces travailleurs furent informés qu’une décision serait prise pour le samedi 18 mars.

Ci après, une liste complète de 46 salariés dont les contrats ont été rompus. Elle a été publiée comme mémo de travail interne (en date du 9 mars 2006) par le service du personnel de la compagnie des bus, et fait référence à 46 lettres de notification de licenciement. Cette liste comprend cinq membres de l’exécutif du syndicat qui sont toujours en prison (ceux qui sont marqués d’une astérisque):

1- Mohammad Ebrahim Noroozi Gohari*
2- Hasan Karimi (Matricule no. 55643)
3- Gholamreza Khoshmaram
4- Hadi Kabiri
5- Mohammad Eslamian
6- Gholamreza Fazeli
7- Abbas Najand Koodaki
8- Masoud Ali Babaiee Nahavandi
9- Hasan Mirzaee
10- Seyed Behrooz Hosseini
11- Abdolreza Tarazi
12- Gholamreza Mirzaee*
13- Nematollah Amirkhani
14- Hossein Karimi Sabzevar
15- Yaghoub Salimi*
16- Habib Shami Nejad
17- Hassan Mohammadi
18- Hasan Karimi (Matricule no. 37513)
19- Mohammad Na'mani Poor
20- Soltan Ali Shekari
21- Ata Babakhani
22- Fazlollah Mazaheri
23- Ahmad Moradmand
24- Ali Akbar Pirhadi
25- Vahaab Mohammadi Zarankesh
26- Davoud Noroozi
27- Saieed Torabian
28- Amir Ghaneie
29- Mahmoud Hozhabri
30- Ayat Jadidi
31- Ali Zade Hossein
32- Gholamreza Gholamhossein
33- Seyed Reza Nematipoor
34- Gholamreza Khani
35- Amir Ta'khiri
36- Ebrahim Gholami
37- Seyed Davoud Razavi
38- Seyed Mohammad Hossein Dadkhah
39- Masoud Foroghi Nejad
40- Mohammad Sadegh Khandan
41- Jamil Bahadori
42- Mansoor Hayat Gheibi*
43- Ebrahim Madadi*
44- Seyed Hossein Rekhshat
45- Naser Gholami
46- Reza Shahabi Dekarba

La campagne pour la relaxe des personnes toujours en détention, pour la réintégration des travailleurs licenciés, pour la reconnaissance légale du syndicat, pour l’ouverture de négociations collectives et le reste des revendications des travailleurs des bus continue. Les lettres de protestation doivent être envoyées au Président de la République Islamique, Mahmoud Ahmadinejad, à l’adresse dr-ahmadinejad@president.ir. Prière de nous transmettre copie pour notre information et diffusion ultérieure.

Les travailleurs licenciés et leurs familles ont un besoin urgent de soutien financier. Le régime veut briser les travailleurs des bus et leur syndicat en les emprisonnant et en les réduisant à la misère. S’il vous plait, contribuer au Fond de Soutien des Travailleurs des Bus de Téhéran.

Communiqué émis par le Comité de Solidarité Ouvrière Internationale du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran. Coordinateur : Shahla Daneshfar; Relations publiques : Bahram Soroush.

Sur le web www.kargaran.org.

13 février 2006

Solidarité internationale avec les travailleurs des bus de Téhéran

Nous reproduisons l'appel de l'ITF (Fédération Internationale des Travailleurs des Transports) pour la journée mondiale de protestation contre la répression qui frappe les travailleurs des bus de Téhéran de la compagnie Vahed et leur syndicat. Cette journée de protestation a été fixée au 15 février.

Face à la réaction cléricale qui, depuis 1979, étouffe toute liberté, la solidarité ouvrière doit se faire entendre ce jour là.

Document :

Informations online

Appel à une manifestation mondiale pour protester contre la détention d'agents de bus iraniens

9 février 2006

L'ITF prie instamment les travailleurs du transport dans le monde entier de soutenir la Journée internationale d'action en faveur de la libération de plus de 1000 syndicalistes emprisonnés en Iran.

Cette journée d'action, qui est prévue le 15 février à l'appel du groupement Global Unions, va mobiliser les syndicats qui dénoncent les attaques dont sont victimes les militants du Sandikaye Kargarane Sherkate Vahed, le syndicat des employés de la société de bus de Téhéran. De nombreuses arrestations ont eu lieu suite aux manifestations et grèves déclenchées pour obtenir la libération du leader du syndicat, Mansour Osanloo, incarcéré le 22 décembre dernier, soi-disant pour "activité syndicale illicite" et "trouble de l'ordre public". Il est incarcéré dans une prison de Téhéran tristement célèbre pour la torture des prisonniers politiques.

Plus de 1000 syndicalistes sont toujours en détention, certains ayant été arrêtés le 28 janvier pendant la journée de grève. Les grévistes se sont heurtés à la violente réaction des forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des bâtons, allant même jusqu'à menacer de tirer sur les manifestants. La police a aussi perquisitionné aux domiciles des membres du syndicat.

Dans une circulaire en date du 8 février 2006, le Secrétaire général de l'ITF David Cockroft a demandé aux affiliés d'organiser des manifestations le 15 février devant les ambassades iraniennes pour réclamer la fin des répressions antisyndicales.

Le 4 février, des représentants de l'ITF, du Congrès des syndicats britanniques TUC et de l'affilié britannique de l'ITF GMB se sont joints à des membres de la communauté iranienne en Grande-Bretagne pour protester devant l'ambassade iranienne à Londres. Un rassemblement, organisé par le Congrès du travail du Canada, avait également eu lieu à Ottawa, Canada, le 2 février.

Dans une lettre adressée le 6 janvier au Gouvernement iranien, l'ITF a vivement condamné la répression. Le Comité des transports urbains de l'ITF a décidé également de faire du lobbying pour obtenir la libération de Mansour Osanloo.
La Confédération internationale des syndicats libres a aussi envoyé trois lettres de protestation.

Source :
http://www.itfglobal.org/news-online/index.cfm/newsdetail/715

Voir aussi sur LabourStart : http://www.labourstart.org/cgi-bin/show_news.pl?country=Iran