31 janvier 2007

Appel Politique Commun - Janvier 2007

POUR UN PROGRAMME DE DEFENSE DES TRAVAILLEURS ET DE LA JEUNESSE
POUR UN GOUVERNEMENT REPRESENTANT REELLEMENT LES TRAVAILLEURS
IL FAUT COMMENCER PAR BATTRE SARKOZY
ET CHASSER LES DEPUTES UMP-UDF

Depuis 2003 avec la mobilisation en défense des retraites des salariés du public et contre la décentralisation, jusqu’à celle du printemps 2006 contre le CPE, en passant par les élections régionales de 2004 et la victoire du Non au référendum de 2005, la classe ouvrière et la jeunesse ont montré qu'elles voulaient chasser Chirac, Sarkozy, Villepin et consorts du pouvoir, chasser leurs députés aux ordres et en finir ainsi avec leur politique au service du capital.

A chaque fois les dirigeants du PS, du PCF, des centrales syndicales ont refusé tout combat sur cette perspective en renvoyant la question aux élections présidentielles de 2007.

Celles-ci vont avoir lieu en avril mai 2007. Elles seront suivies d’élections législatives.

Chacun comprend l’importance de la bataille qui s’annonce :
Comment battre Sarkozy, candidat du capital, dont le programme déclaré signifie des coups redoublés contre les salariés, les chômeurs, les jeunes, les immigrés, et barrer la route aux partis du patronat ?

Mais comment aussi empêcher, si Sarkozy est battu, qu'un gouvernement présidé par S.Royal garde toutes les lois réactionnaires contre lesquelles nous avons combattu ces dernières années et tente de poursuivre, comme l’a fait la « gauche plurielle », la même politique anti-sociale ?


EST-IL POSSIBLE AUJOURD’HUI…
• de sortir de la misère des millions de travailleurs,
• d’empêcher tous les licenciements, les fermetures d’usines et les délocalisations qui organisent la concurrence entre les travailleurs du monde entier,
• d’augmenter les salaires pour vivre correctement, de recréer les dizaines de milliers de postes supprimés pour faire fonctionner les écoles, les hôpitaux, les services publics,
• de donner un travail décent aux millions de chômeurs, aux jeunes des banlieues, aux étudiants diplômés voués par dizaines de milliers aux petits boulots et à la déqualification,
• de loger les familles à la rue,
• d’en finir avec le saccage quotidien de notre environnement etc., etc.

…SI L’ON NE PREND PAS DES MESURES
QUI S’OPPOSENT RADICALEMENT AU CAPITALISME ET LE COMBATTENT ?

Les capitalistes trouveront toujours tous les arguments pour justifier au nom du profit et de la compétitivité indispensables que les attaques les plus dures soient portées contre les salariés et les jeunes.

On ne peut l’empêcher sans rompre avec ces principes, c’est à dire avec ce système, ses lois et l’État qui le défend.


POUR CE FAIRE, IL EST INDISPENSABLE DE COMMENCER PAR BATTRE SARKOZY, SON PARTI ET SA MAJORITE UMP A L'ASSEMBLEE.
COMMENT ?

Il est légitime pour chacun de se présenter pour défendre son programme, mais tous les partis issus du combat historique du mouvement ouvrier (PS, PCF, LO, LCR, PT ) et même tous les syndicats puisque les revendications des travailleurs se heurtent chaque jour au gouvernement, doivent dès aujourd’hui annoncer clairement la couleur : tout faire pour battre Sarkozy et la majorité UMP de l'Assemblée !

POUR CELA
• Au premier tour vote pour le candidat du parti de son choix issu du mouvement ouvrier.
• Au second tour, on fait bloc derrière le candidat du parti le mieux placé, contre le candidat du patronat. Pas une voix ne devra manquer.
• Aux législatives, même démarche.

La candidate du PS, vraisemblablement la mieux placée pour figurer au second tour, affiche clairement sa volonté de garder les lois réactionnaires et donc de poursuivre, et même d’aggraver, l’orientation qui fut celle des gouvernements Mitterrand, Jospin, en allant jusqu’à reprendre certaines des idées de Sarkozy.


ALORS QUE FAIRE ?

S’organiser dès maintenant en vue de la mobilisation de la classe ouvrière et de la jeunesse pour un programme de défense des salariés, des jeunes, des couches populaires (y compris les petits artisans, paysans, commerçants, dont le sort leur est étroitement lié).

Quel que soit le résultat des élections, cette défense exigera en effet :
• L’abrogation des lois Balladur, Juppé, Fillon, Douste-Blazy contre la Sécu et les retraites, des lois Raffarin de décentralisation, des lois anti-immigrés de Sarkozy, de la LOLF ... de tous les dispositifs, mesures et lois réactionnaires prises par les précédents gouvernements sur les retraites, la Sécurité sociale, le Code du travail, l’Ecole, les privatisations, les immigrés, etc.

• Le rattrapage de la perte du pouvoir d’achat et indexation des salaires sur l’évolution des prix ; l’arrêt des licenciements, des "plans sociaux", des délocalisations ; l’ouverture massive de places aux concours de la fonction publique ; des crédits pour l'instruction publique autant que de besoin, la réouverture des classes et des postes nécessaires, l’abrogation des lois anti-laïques ; la réquisition des logements vides et le blocage des loyers ; la régularisation massive des sans-papiers ; le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, du Liban, d'Afrique noire ; le rejet de toutes les mesures, directives, lois et traités de l’Europe des capitalistes.


Satisfaire ces revendications exige :
UN GOUVERNEMENT REPRESENTATIF DES TRAVAILLEURS,
DONC UN GOUVERNEMENT DES SEULS PARTIS ET ORGANISATIONS ISSUS DU MOUVEMENT OUVRIER ET CONTROLE PAR LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS ET DES JEUNES.

Satisfaire ces revendications met en même temps à l’ordre du jour l’exigence pour ce gouvernement d’un programme de rupture avec le système capitaliste, sur la base de :
• l’expropriation des grands groupes industriels, financiers et bancaires ;
• le contrôle par les travailleurs eux mêmes des comptes des entreprises et des mouvements bancaires des capitalistes ;
• l’organisation et le contrôle démocratique d’un plan de production permettant à la fois de répondre aux besoins sociaux, en travail et en consommation, et une gestion consciente et rationnelle de l’environnement, seul remède aux dégâts engendrés par le système de profit ;
• le soutien actif des travailleurs et exploités du monde entier dans leurs luttes et l’appel à l’unification de notre combat commun contre l’oppression, le pillage et la barbarie du système impérialiste.


ORGANISONS NOUS DÈS MAINTENANT
POUR UN TEL GOUVERNEMENT
ET ENGAGEONS LA DISCUSSION SUR SON PROGRAMME !

Premiers Signataires :
CLSRD - Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie
Le Militant
CCI(T) - Comité Communiste Internationaliste (Trotskiste)


Le bulletin APS appelle tous ses lecteurs et amis à se joindre à cet appel et à le mettre en pratique en regroupant le maximum de militants et de travailleurs sur cette orientation. A cette fin, prenez contact avec les groupes initiateurs de cet appel.

23 janvier 2007

Sur l'abbé Pierre

L'abbé Pierre.

Aujourd'hui même l'abbé Pierre est décédé. Au risque de choquer, disons nettement que cette forte personnalité n'était pas des nôtres et ne l'a jamais été. Non pas en soi parce qu'il était catholique : il y a des militants ouvriers catholiques (ou adeptes d'autres religions), et aussi des combattants démocratiques et humanistes sincères mus entre autres par leur catholicisme, comme François-Xavier Verschave, inlassable dénonciateur de l'ordre post-colonial et de la responsabilité de la France et du ... Vatican dans le génocide commis au Ruanda, que nous pouvons considérer comme « des nôtres », ce « nôtre » étant le camp, le monde, la sphère, de ceux qui dans la lutte des classes se situent parmi ou avec les exploités, pour renverser les exploiteurs et abolir l'exploitation.

En ce sens, l'abbé Pierre n'était pas des nôtres car son combat reposait sur une pensée politique et religieuse cohérente et ancienne qui s'oppose clairement, et consciemment, à la lutte des classes : la doctrine sociale de l'église qu'il défendit d'abord comme député démocrate-chrétien dés 1946 puis, de manière plus efficace, comme défenseur des sans-abri et fondateur de l'association Emmaüs à partir de 1954.

L'abbé Pierre était un frère capucin, un ordre de « frères mineurs » se réclamant de François d'Assise, dit « saint » François. François d'Assise aurait pu, au début du XIII° siècle, être brûlé comme hérétique, mais un pape intelligent, Innocent III, le récupéra pour l'église : les thèmes de la communion universelle des créatures et l 'apologie de la pauvreté constituaient l'axe de sa prédication, et le pape en fit une milice -c'était le terme consacré- de conversion et d'encadrement des pauvres des villes montantes, et au besoin de répression des hérésies par l'Inquisition. Le mouvement franciscain occupe une place fondamentale dans l'histoire du catholicisme. De l'avis de l'historien Georges Duby, si l'Italie urbaine médiévale n'avait pas été sauvée pour l'Eglise et pour l'ordre féodal et marchand par les franciscains, elle serait toute entière devenue cathare et républicaine. L'ordre franciscain pour assumer son rôle de flanc-garde et de soupape (c'est le cas de le dire !) fut souvent aux lisières de l'hérésie et de la contestation sociale. Les capucins de l'abbé Pierre sont une aile franciscaine constituée au XVI° siècle après que le courant soit une fois de plus en grande partie passée aux hérétiques, en l'occurrence protestants. L'apologie de la pauvreté et sa pratique ostentatoire par les prédicateurs a pour fonction sociale et symbolique de leur donner l'autorité nécessaire pour encadrer les pauvres et moraliser les riches, de façon à ce que tous vivent ensemble dans une société réconciliée à l'image du corps mystique du Christ, les riches restant riches et les pauvres restant pauvres.

Tel fut bien le combat de toute sa vie de l'abbé Pierre. Des militants ouvriers pouvaient se retrouver avec lui sur l'exigence immédiate de loger des sans-abri, pas sur ses objectifs fondamentaux qui se sont toujours situés aux antipodes de tout combat émancipateur. Le fond d'antisémitisme qui produisit, voici quelques années, une chute de sa popularité, est en cohérence avec cette vision doctrinale dans laquelle la « bonté » est avec les « pauvres » et où de méchants « riches » font du mal aux chrétiens : les Juifs !

La trame franciscaine -et la logistique de l'ordre- se retrouve encore derrière le Forum Social Mondial qui se déroule en ce moment même à Nairobi. L'apologie de la pauvreté, réélaborée en termes de « libération » par le franciscain brésilien Frei Betto et l'intellectuel Leonardo Boff, fournit la trame idéologique de la « théologie de la libération » dont on oublie toujours qu'elle empêche bien des mouvements latino-américains, dont dernièrement les sandinistes vainqueurs des élections au Nicaragua, ou comme une partie de la direction du PSOL brésilien, de combattre pour le droit des femmes à disposer de leurs corps, donc à l'avortement ; et dont on oublie aussi de dire qu'elle a exercé directement le pouvoir dans un pays : la république haïtienne du père Aristide ... Ce ne sont plus les « prolétaires » qui doivent s'émanciper, ce sont les « pauvres » avec lesquels il faut communier. Sous une forme sophistiquée, cette antienne franciscaine se retrouve dans les théories de l'ultra-gauchiste italien Toni Negri avec le thème faussement machiavélien de la « multitude ».

Assurément, les pauvres en Amérique latine par exemple sont nombreux et ont des revendications, mais ils sont une armée de réserve du capital mondial, et à ce titre forment la classe de ceux qui pour vivre n'ont que leur force de travail à vendre, même quand ils ne peuvent pas la vendre : les prolétaires, et c'est en tant que tels qu'ils peuvent se libérer, par la prise du pouvoir, la socialisation des moyens de production et leur union internationale. Assurément aussi, bien des militants d'inspiration chrétienne, voyant le Christ dans la classe ouvrière et ne voulant pas la catéchiser de l'extérieur, sont devenus d'authentiques militants ouvriers, ou paysans. Mais les responsables et les idéologues de l'ordre franciscain, eux, n'ont jamais perdu le Nord : la communion des pauvres est toujours restée pour eux l'alternative à la lutte des classes. A ce poste de combat prenait position Henri Groués, alias l'abbé Pierre. Pour ce combat sera orchestrée sur sa tombe l'union nationale pour la bonne cause des bonnes âmes qui font des bonnes oeuvres. Nous compatissons au vieil homme décédé, mais nous n'en sommes pas !

Article paru dans la Lettre de Liaisons Numéro 204 du 22 janvier 2007

14 janvier 2007

Mal-Logés d'Alfortville : 14 janvier 2007

Communiqué du 14 janvier 2007

ADIME (Association pour le Développement et l’Intégration des Maliens à l’Extérieur)
Représentant : Sekou Fofana
CCSA (Comité Chômeurs et Salariés d’Alfortville)
Conseiller municipal : Daniel Petri

Alfortville, le 14 janvier 2007


Cérémonie d’ouverture de la médiathèque

MAL-LOGÉS : LA VIOLENCE POUR TOUTE RÉPONSE

Des familles mal-logées de la rue Paul Vaillant-Couturier (2, 2 bis, 4) demandaient depuis le 26 décembre au Maire de recevoir leur délégation à la suite de l’incendie de l’imprimerie de ce lotissement qui a mis en danger la vie et la santé de ces familles.

Le Maire n’a pas daigné répondre à leur courrier, refusant, de fait, de recevoir leur délégation.

En l’absence de dialogue démocratique élémentaire entre la Municipalité et des familles alfortvillaises de salariés qui vivent dans des logements insalubres et dangereux, ces dernières avaient décidé de se rendre à la cérémonie d’ouverture de la médiathèque avec une banderole où il était écrit « le droit au logement, c’est ici et maintenant », pour se faire enfin entendre, pacifiquement, du maire qui officiait cette cérémonie.

Les vigiles d’une société privée commandés par la municipalité ont agressé des mal-logés et le conseiller municipal qui les accompagnait, s'’emparant de leur banderole et la déchirant.

A la suite de quoi, le Maire a fait appel à la police pour empêcher les mal-logés de s’exprimer.

Au cours de cette altercation, les partisans et adjoints de Monsieur Rouquet ne cessaient de dire aux mal-logés : « allez à Saint Maur demander des logements ». Ignoreraient-ils que pour demander des logements dans une ville, quelle qu’elle soit, encore faut-il y résider ?

Les familles mal-logées d’Alfortville ont fait leur demande de logement à Alfortville, elles veulent un toit décent, à loyer modéré et aux normes de sécurité à Alfortville, quoi de plus normal ?

En tout état de cause, c’est le maire qui sort des cadres normaux de la démocratie communale,
- en refusant de recevoir les délégations de familles mal-logées,
- en refusant de mettre à l’ordre du jour des séances du conseil municipal des questions orales réglementaires posées par le conseiller municipal qui intervient en faveur des mal-logés.

De même,
- il ne reçoit pas les habitants,
- ne tient pas de permanences,
- ne répond pas aux courriers des administrés.

De même, il ne prend pas les arrêtés de péril nécessaires pour obliger légalement les bailleurs privés des logements insalubres à garantir la sécurité des locataires mal-logés.

Il est temps que ce maire revienne à la raison, c'est-à-dire au dialogue.
Monsieur le Député-Maire doit recevoir les familles mal-logées

Le droit au logement, c’est ici et maintenant
Le droit au logement, c’est pour tous

Pour tout contact : 1 bis, rue des épinoches 94140 Alfortville.
Téléphone-fax 01 43 68 31 65
Portable : 06 81 25 12 86

09 décembre 2006

Avant la réunion nationale des collectifs anti-libéraux des 9 et 10 décembre 2006.

Au moment où les délégués des collectifs issus du mouvement pour le Non de gauche au TCE vont se réunir pour désigner leur candidat à la présidentielle, le choix du candidat importe peu dans la mesure où l’ensemble des prétendants actuellement connus (Buffet, Autain, Salesse et Bové) ont participé à l’essoufflement de ce mouvement.

Au soir du 29 mai 2005, comme au soir des régionales de mars 2004, l’illégitimité de Chirac, de son gouvernement De Villepin – Sarkozy, de leur assemblée croupion était manifeste.

Ce régime, ce gouvernement, cet exécutif n’avaient aucune légitimité à mener tranquillement leur politique anti-sociale. Comme Chirac n’avait aucune légitimité à être élu le 5 mai 2002 alors qu’il frôlait à peine la barre des 20% au soir du 21 avril.

Le rejet majoritaire du libéralisme exprimé dans le vote du 29 mai aurait du trouver son expression dans l’exigence immédiate du départ du régime et de Chirac. Il n’en a pas été ainsi car les dirigeants du Non de gauche, aussi bien ceux du PS (Fabius, Emmanuelli) que ceux du PCF, de la LCR, de LO et du PT, ont été effrayés par cette perspective.

La première conséquence de cet effroi a été le ralliement des dirigeants du Non socialiste à la synthèse au congrès du PS. Ce faisant, Emmanuelli et Fabius distribuaient les verges pour se faire battre et offraient à Hollande les moyens de circonscrire l’effet du Non socialiste, composante déterminante de la victoire du NON.

Faute d’un appel à chasser Chirac et son gouvernement, nous avons eu droit au CNE en août 2005, puis à l’isolement des grèves de Marseille et de la RTM en septembre-octobre, puis à l’explosion des banlieues qui a incarné l’impasse d’une exaspération sociale profonde dépourvue d’organisation et d’orientation.

Heureusement, le mouvement de la jeunesse du printemps 2006 a pu et su entraîner le mouvement ouvrier dans le combat pour l’abrogation du CPE. Néanmoins, chacun à leur manière, les dirigeants politiques et syndicaux de toute la gauche ont tout fait pour que l’on en reste là et qu’on ne s’attaque pas au reste de cette politique libérale et surtout à son centre organisateur, le gouvernement.

Depuis, nous avons deux candidats de l’establishment en campagne (Sarkozy et Royal) mais toujours pas de candidat anti-libéral ni de campagne menée tambour battant sur le thème de chasser la droite pour défaire toutes les mesures prises contre les jeunes et les travailleurs.

Certes les collectifs disposent d’un « programme » mais celui-ci est bien mauvais surtout quand on commence à aborder la question européenne et mondiale : point de rupture avec l’UE !

Reste en guise de plat principal, la mère de toutes les batailles, celle pour la désignation du candidat du rassemblement anti-libéral. A partir du moment où le rassemblement se veut « programmatique » et où l’objectif dérive vers l’espoir d’un groupe parlementaire significatif, la question de rassembler les travailleurs pour chasser la droite ou ceux qui font une politique de droite n’est pas au centre de la discussion. Dés lors qui choisir ?

La méthode dite du « consensus » est employée. Cette méthode a surtout le désavantage de donner un droit de veto à toute minorité de blocage et de déporter la discussion sur le choix du candidat vers les tractations de couloir …non pas entre militants à égalité de droits dans ce choix mais entre appareils et micro-appareils, au-dessus des militants.

On rappellera au passage que le PCF dispose de près de 100.000 militants (contre environ 15 à 20.000 revendiqués par les collectifs) et surtout de la capacité à offrir (ou refuser..) les 500 signatures d’élus sans lesquelles il n’y a point de candidature valide.

Dès lors, la perspective d’une sélection de Marie-Georges Buffet comme candidate du rassemblement anti-libéral a toute légitimité d’un point de vue arithmétique.

Si les initiateurs des collectifs voulaient vraiment aider au rassemblement des jeunes et des travailleurs dans le prolongement du vote du 29 mai, ils pourraient aussi solliciter Jean-Luc Mélenchon, ce qui offrirait la possibilité de réunir les militants du Non socialiste n’ayant aucune intention de rallier la campagne blairiste de Ségolène Royal, avec les autres composantes du Non de gauche.

Une telle initiative mettrait aussi bien le PCF que Mélenchon au pied du mur en ce qui concerne l’unité du regroupement pour l’un, la rupture avec la synthèse assassine de l’élan du 29 mai pour l’autre. Mais une telle perspective ne peut se concrétiser que si une volonté de battre la droite et ceux qui veulent faire la politique de la droite à la place de la droite s’imposait vraiment.

Pour l’instant, ni la campagne de Sarkozy, ni celle de Royal…ni celle du rassemblement anti-libéral ne sont à l’abri d’une nouvelle vague sociale dans les cinq mois à venir. Un tel événement permettrait aux militants comme à de larges couches de travailleurs de rappeler fermement les revendications indispensables pour l’amélioration de la vie du plus grand nombre et offrirait l’occasion de la relance d’une organisation des travailleurs à partir de la base, soumettant les sommets à la pression et à la critique de cette base.

Seule l’organisation des travailleurs et des militants permettra d’avancer vers le rejet de la droite et l’imposition d’un gouvernement des organisations qui recueillent les suffrages des travailleurs, en rupture avec les institutions existantes, pour la satisfaction des revendications et des besoins du plus grand nombre.

20 octobre 2006

Anas El Jazouli et sa famille sauvés !

Informations du 19 octobre 2006 à 22h11

Bonjour,

Veuillez trouver ci-après les dernières communications concernant l'affaire Anas El Jazouli. Restons vigilants, nous ne sommes pas à l'abri d'un mauvais coup. Nous demandons l'arrêt des envois de courriels à la préfecture de seine-et-marne. Une fête aura lieu d'ici quelques jours et toutes les personnes ayant soutenu Anas El jazouli et sa famille y seront conviées.

Salut et Fraternité

Le Comité de soutien :
Sylviane Chavany ,Conseillère régionale (PCF 77), le RESF 77 et l'UFAL 77
contact@sauvons-eljazouli.info

Anas El Jazouli et sa famille sauvés

Le tribunal administratif vient de rendre son délibéré :

Anas El Jazouli et sa famille pourront continuer à résider en France…

Nous nous réjouissons de cette victoire contre l’arbitraire sarkoziste, si bien relayé en Seine et Marne par le Préfet, qui se promettait de les renvoyer dans leur pays d’origine malgré les graves menaces qui pesaient sur la vie d’Anas El Jazouli. Il aura fallu pour cela qu’Anas E J mette sa propre vie en danger par 39 jours de grève de la faim, que toute sa famille montre sa détermination à faire triompher la justice et qu’un élan de solidarité formidable se manifeste à Montereau et dans notre région.

Je tiens à saluer toutes les personnes qui se sont rassemblées spontanément autour de la famille: les voisins, les parents d’élèves, les enseignants, infirmières et médecins, Clotilde Gauthier et les militants de Réseau Education Sans Frontières, Nicolas Pomiès de l’UFAL, la municipalité de Varennes, le maire de Vaux le Pénil, le Sénateur maire Michel Billout, Jacques Gobillot conseiller municipal de Montereau, Michèle Guzman secrétaire départementale du PCF etc…

Mais je suis informée aujourd’hui que d’autres familles résidant à Montereau sont à leur tour menacées d’être reconduites à la frontière. Il faut donc continuer à agir contre l’esprit de cette circulaire Sarkozy.

Pour quelle raisons?

Celle-ci indique par exemple qu’une famille pourra demeurer en France à condition que des enfants soient nés sur notre territoire ou soient scolarisés. En réalité lorsqu’un recours est adressé au Tribunal Administratif sur cette base, on apprend alors par le Juge que la fameuse circulaire Sarkozy n’est pas en soi attaquable puisqu’elle ne remplit pas les conditions d’une loi. Dès lors, personne ne sait plus contre qui et contre quoi se retourner. Voilà le piège dans lequel Sarkozy et ses fidèles ont voulu enfermer des milliers de familles étrangères qui pensaient avoir le droit pour elles.

En réalité toutes les familles doivent savoir que leurs droits à demeurer sur le territoire français peuvent s’appuyer, non pas sur les critères exigés par la circulaire mais sur des textes fondamentaux et notamment:

* la convention internationale des droits de l’enfant
* l’article 8 de la Convention Européenne des droits de l’Homme, qui reconnaît pour chaque être humain le droit de vivre en famille.

Je trouve que c’est une magnifique leçon qui est donnée au ministre de l’intérieur, au Préfet de Seine et Marne, que celle qui consiste à s’appuyer sur des conventions internationales édictant des droits de l’enfant et de la famille pour leur donner juridiquement tort.

Sylviane Chavany
Conseillère régionale d’ Ile de France, PCF




15 octobre 2006

La famille El Jazouli convoquée au tribunal administratif

Repris de la liste d'information et de soutien à Anas El-Jazouli et sa famille, du 14 octobre 2006 :

La famille El Jazouli a reçu une convocation pour le tribunal administratif de Melun (77). L'affaire sera traitée mardi 17 octobre 2006 à 15 h 00.

Déjà, les soutiens locaux s'organisent pour un covoiturage afin d'accompagner Mme El Jazouli au Tribunal. Elle ira sans son époux, celui-ci poursuivant la grève de la faim commencée le 11 septembre. Le corps médical, constatant son état de faiblesse grandissante ,ne l'autorisera pas à quitter l'hôpital. Tiendra-t-il jusque là?

Le préfet de Seine et Marne peut, quant à lui, revenir sur sa décision à tout moment, et décider de régulariser la famille. Les médias se sont emparés de l'affaire, c'est dire si la situation est injustement ressentie par de nombreuses personnes. Restez tous mobilisés autour de la famille, c'est le souhait d'Anas.

Débat autour du livre de Nicolas Dessaux

Résistances irakiennes. Contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme

Un débat de Quilombo, co-organisé avec Solidarité Irak

le mercredi 25 octobre à 19h45
Au Cicp - 21ter rue Voltaire - 75011 Paris
M° Nation ou Rue des Boulets

Autour du livre de Nicolas Dessaux, membre de Solidarité Irak, en présence de l'auteur.

"Résistances irakiennes. Contre l'occupation, l'islamisme et le capitalisme", coordonné par Nicolas Dessaux, Paris, Éditions l'échappée. 124 pages / 10 euros.
A paraître le 2 novembre 2006

Dans un Irak déchiré par l'occupation militaire et la guerre civile, des hommes et des femmes, arabes et kurdes, athées et croyants, sunnites et chiites, chômeurs, ouvriers, syndicalistes et féministes cherchent à sortir du chaos.

Menacés par les islamistes, persécutés par les nationalistes, emprisonnés par les troupes d'occupation, ils tentent de répondre à ces questions :
Comment combattre l'impérialisme américain sans poser de bombes ? Quelles stratégies adopter pour empêcher la guerre civile de se propager dans les quartiers ? Comment défendre les droits des femmes alors que les islamistes participent au gouvernement et tiennent la rue ? Quelles luttes sociales mener pour défendre l'égalité et les droits des salariés ?

Ce livre leur donne la parole. Ces neuf entretiens nous font découvrir cette autre résistance, résolument laïque, féministe et anticapitaliste qu'Al-Qaeda considère " plus dangereuse que le Mossad ".

*Nicolas Dessaux, archéologue, est président de l'association Solidarité Irak, qui, depuis 2003 fait connaître et soutient les luttes féministes et sociales en Irak occupé.

Les Éditions l'échappée : http://www.lechappee.org/

Solidarité Irak : http://www.solidariteirak.org/

09 octobre 2006

Anas El Jazouli, hospitalisé d'urgence le 07 octobre malgré son état continue sa grève de la faim !

Repris de la lettre d'information numero 5 du comité de soutien à Anas

Anas El Jazouli militant laïque marocain réfugié en France pour fuir une fatwa lancée par des intégristes islamistes se trouve toujours aujourd'hui sous le coup d'une invitation à quitter le territoire.

Le retour au Maroc signifiant une mort certaine, Anas El Jazouli a décidé depuis plus de 30 jours une grève de la faim qui aujourd'hui après plus de 26 kilos perdus met ses jours en périls. Énormément diminué physiquement, Anas El Jazouli a été hospitalisé d'urgence samedi 07 octobre.

Nous ne pouvons supporter ni le mutisme des autorités face à ce dossier ni les déclarations médiatiques contradictoires du Maire de Montereau et nous nous demandons qui a intérêt à laisser mourir ainsi un militant laïque.

Nous appelons avec force et vigueur les autorités française à faire preuve d'humanisme conformément aux principes républicains en choisissant de garder sur notre territoire ce militants des droits de l"homme en lui permettant d'obtenir les papiers afin de lui permettre de vivre libre dans notre République.

* Michel Billout Senateur-Maire de Nangis (77)
* Gérard Delfau Sénateur-Maire de Saint-André de Sangonis (34)
* Sylviane Chavany Conseillère régionale Ile De France
* Lydie Benoist Conseillère régionale Ile De France
* Jean Brafman Conseiller régional Ile De France
* Tarek Ben Hiba Conseiller régional Ile De France
* Daniel Guerin Conseiller régional Ile De France
* Pierre Carassus Maire de Vaux Le Pénil (77) ancien député
* Jean Mitot Maire de Varennes-Sur-Seine (77)
* Ingrid Jaurais Maire-adjointe de Savigny-Le-Temple (77)
* Alain Vacheret Maire-adjoint de Roissy-En-Brie (77)
* Michele Guzman secrétaire départementale PCF 77 membre de l'exécutif PCF
* David Charpentier Secrétaire-général PRG 77
* Maurice Pollet UDF 77
* Clothile Gautier RESF 77
* Nicolas Pomiès Secrétaire UFAL 77
* Pierre-André Taguieff Philosophe et historien des idées
* Martine Cerf Secrétaire d'Egale
* Antoine Peillon Président France Radicale
* Serge-Maximillien Jaurais Président de Fraternité Franco-Chilienne

et les 976 signataires qui le 08 octobre avaient signé la pétition sur
http://sauvons-eljazouli.info/

Contacts presse :
Sylviane Chavany Conseillère Régionale Il De France: 06 30 81 16 88
Nicolas Pomiès Secrétaire UFAL 77 : 06 27 17 26 91


--> plus que jamais de faire pression auprès du préfet de Seine-Et-Marne en transmettant chaque jour le message suivant :

Monsieur le Préfet de Seine et Marne,

Je vous prie de bien vouloir examiner avec bienveillance la situation de monsieur Anas El Jazouli, militant laïque marocain, qui risque sa vie et celle de sa famille si vous persistez dans votre refus de régularisation de ses titres de séjour dans notre République Française.

Communication@seine-et-marne.pref.gouv.fr
isabelle-herve@seine-et-marne.pref.gouv.fr

tél : 01 64 71 77 77
fax: 01 64 71 76 51

Nous demandons aussi aux signataires de la pétition étrangers à la France d'envoyer un message de protestation aux ambassades française du pays dans lequel ils se trouvent.

Sylviane Chavany a été interrogée sur l'affaire El Jazouli par Radio Orient, son témoignage est passé vendredi à plusieurs moments sur les ondes de la station

04 octobre 2006

Droit d'asile pour Anas El Jazouli !

Repris du site sauvons-eljazouli.info

Après un séjour régulier de presque 4 années (autorisation de séjour renouvelable chaque 3 mois !) en France, Anas El Jazouli, président du Mouvement Laïc Marocain, président de l'Association des Opposants Marocains à l’Etranger, membre du Mouvement pour la Défense des Minorités au Maroc, membre du Manifeste des Libertés, ayant subi des menaces de mort de la part d'extrémistes islamistes dans son pays d'origine, a reçu ainsi que sa famille une invitation par le Préfet de Seine et Marne à quitter le territoire dans un délai d’un mois, suite à une demande déposée dans le cadre de la circulaire Sarkozy.

Outre le fait que cette décision ait été motivée par les conséquences d’un pseudo entretien à la préfecture qu’aurait subi la famille Jazouli, ce qui n’a jamais été le cas, le préfet ajoute des critères d’ancienneté (alors que ceux requis sont de deux années et que la famille Jazouli est en France depuis presque 4 ans et celui de la stabilité alors que la famille réside dans la même ville à la même adresse depuis 3 ans.

Il semblerait que d’autres motifs plus politiques liés aux activités militantes d’Anas Jazouli ainsi que certaines de ses prises de positions aient contribué à fausser un traitement objectif de son dossier.

Pour mettre fin à une situation insoutenable et protester contre certains éléments hostiles à la régularisation de sa famille, Anas Jazouli est en grève de la faim depuis le 12 septembre. il est déterminé à aller jusqu’au bout. Son état de santé se dégrade rapidement, son épouse et ses enfants tous mineurs (2 et 4 ans) se trouvent plongés dans une détresse insupportable.

Le comité de soutien composé de RESF, de l'UFAL, d'élus de Seine-Et-Marne, d'enseignants ainsi que d'autres citoyens de la ville de Montereau dans laquelle il réside en appelle aux autorités françaises pour mettre fin à cette situation et régulariser cette famille en faisant preuve d’humanité.

Vous aussi manifestez votre soutien à Anas El Jazouli en déposant votre signature dans le formulaire ci-dessous. Vous serez ainsi tenus au courant de l'évolution de son dossier et de sa situation.

Premiers Signataires:
Sylviane CHAVANY (Conseillère régionale d'Ile de France (PCF 77)) , RESF 77(Réseau Education Sans Frontière de Seine et Marne) , UFAL 77(Union des FAmilles Laïques de Seine et Marne)

APS invite les lecteurs du blog à soutenir ce militant laïque et à faire connaitre cet appel de soutien. Le barrage de la solidarité peut faire la différence et sauver la vie d'un militant scandaleusement menacé d'expulsion par les services de Sarkozy

01 octobre 2006

Manif du 30 septembre 2006 : tract commun

Tract commun diffusé à 6000 exemplaires à la manifestation parisienne du samedi 30 septembre 2006

ABROGATION DE LA LOI SARKOZY
ET DE TOUTES LES LOIS ANTI-IMMIGRES

REGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS

Travail, santé, logement, école, MEMES DROITS à tous les travailleurs
A travail égal salaire égal - Un toit, un bail en HLM pour tous :
REQUISITION des 400 000 logements vides en région parisienne.

Pour tout cela :
DEHORS SARKOZY
et le gouvernement Chirac-De Villepin.

La majorité UMP-UDF de l'Assemblée nationale a voté la loi "Ceseda" de M.Sarkozy en juin 2006.

Cette loi supprime le droit à la régularisation au bout de dix ans et veut sélectionner les travailleurs et les étudiants les plus "rentables". Elle subordonne le titre de séjour au titre de travail : aux patrons de décider. Le but réel n'est pas de diminuer, mais bien d'augmenter le nombre de sans-papiers, afin qu'ils soient sans droits, pour les mettre en concurrence avec les travailleurs "en règle" et affaiblir ainsi l'ensemble des salariés.

Sarkozy et Villepin avaient annoncé qu'au 30 juin 2006 toutes les familles sans-papier avec des enfants scolarisés seraient expulsées. Alors qu'ils voulaient faire partir les charters au 30 juin, ILS N'Y SONT PAS ARRIVES.

Ils n'y sont pas arrivés, parce qu'après la victoire contre le CPE (Contrat Première Embauche), par centaines et par milliers, des parents d'élèves, des enseignants, des jeunes, des militants, se sont mobilisés avec notamment le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), écoles par écoles, collèges par collèges, lycées par lycées, préfectures par préfectures, tribunaux par tribunaux, centres de rétention par centre de rétention ... manifestant leur fermeté, leur volonté de combattre ce gouvernement, en s'engageant à protéger les jeunes, les élèves, les enfants, et à violer la "loi" si nécessaire.

Obligé de manœuvrer, Sarkozy a établi un quota, et en effet 6 924 familles seulement ont été "retenues" sur 33 538 dossiers déposés dans les Préfectures. A la défense au cas par cas, le gouvernement répond par la provocation contre tous, par l'angoisse du kidnapping policier dressé contre des milliers de familles et de travailleurs.

Par ailleurs, la place Beauvau (Ministère de l'Intérieur), en plein mois d'août, envoie ses commandos chasser de leur habitation qu'elles squattaient faute de logements décents des centaines de familles de travailleurs émigrés, à Cachan (dont la plupart ne sont absolument pas des sans-papiers). Les opérations commandos se succèdent, comme cette semaine à Aubervilliers contre des travailleurs chinois, donnant lieu à des scènes de chasse à l'homme, à la femme, à l'enfant.

Et pendant ce temps, c'est le Ministre de l'Intérieur qui, comme au temps des colonies, va signer au Sénégal un accord de trafic de main-d'œuvre et des cerveaux !

Le "cas par cas" est arrivé à ses limites. Bien sûr, il faut défendre chaque dossier, chaque famille, chaque personne, mais pour cela il faut une mobilisation centralisée contre ce gouvernement et contre Sarkozy.

Une première manifestation nationale est appelée le samedi 30 septembre par les collectifs de sans-papiers et de personnalités, la FSU, SUD, l'Union Départementale CGT de Paris, le PCF, la LCR, pour "des papiers, des logements, des écoles pour tous". Oui, il ne faut plus nous disperser, il faut centraliser notre combat, contre le gouvernement.

Pour cela ne faut-il pas l'unité de tous les travailleurs, donc de toutes les organisations ouvrières, syndicats et partis ? Face à un président et un gouvernement minoritaires, illégitimes, discrédités, et qui plus est divisés, l'unité peut et doit se réaliser.

Pourquoi les dirigeants de nos organisations n'appellent-il pas
A UNE GRANDE MANIFESTATION NATIONALE AU MINISTERE DE L'INTERIEUR ?

Nous appelons les lecteurs de ce tract à en discuter, à nous contacter et à s'organiser pour gagner.

Le Militant
La Commune (section française de l'UIT-IVeme Internationale)
Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste)
Club Liaisons Socialisme Révolution Démocratie

20 septembre 2006

A gauche du PS, c'est comme au PS !

Avec la fête de l'Huma, cette confusion au sommet vient de s'accentuer. L'impression générale en effet est maintenant, explicitement, qu'à "gauche de la gauche", hé bien ... c'est "comme au PS" !

Cette impression est fondée, mais il est important de comprendre sur quoi. A gauche de la gauche comme au PS, après le 29 mai 2005, on a tout dit sauf que MM. Chirac, De Villepin et Sarkozy étaient illégitimes, devaient partir, et que le moment d'organiser la mobilisation pour les chasser et pour changer de régime, mobilisation possible comme l'ont montré le 29 mai et la lutte contre le CPE, mobilisation nécessaire car on ne fera pas l'économie d'une crise et d'une rupture, oui, dans le sens inverse de celui préconisé par M. Sarkozy. Tout sauf ça, telle a été l'orientation commune des ténors du Oui et de ceux du Non, des dirigeants du PS aux théoriciens du "jamais avec le PS". C'est cette acceptation du régime de la V° République et de ses règles qui conduit à la situation présente.

Sinon, la méthode théoriquement la meilleure pour aborder les élections était connue : que les travailleurs, les jeunes anti-CPE, les militants, se réunissent partout pour élaborer leur programme et désigner leurs candidats aux législatives, puis s'unissent pour chasser Sarkozy, Chirac, De Villepin ...

Au PCF, dans les "comités du Non" qui n'ont plus grand chose à voir avec le mouvement de fond de 2005, sans parler des convulsions bureaucratiques d'ATTAC, c'est donc "comme au PS", finalement. Voila qui ne peut que pousser les uns et les autres à résoudre les choses tous ensemble. Dans les "comités du Non", une pression militante s'exerce pour que le ou la candidat(e) qu'ils soutiendraient, et qui devraient avoir le soutien, estiment-ils, du PCF et de la LCR, soient désignés sur la base d'un programme et non pas pré-désigné par les appareils en place. Cette réaction est tardive et manifeste un sentiment d'urgence. Nous reproduisons ci-dessous l'appel issu de leur réunion du 10 septembre.

Mais de tout façon, tout ne sera que des mots, si, pour commencer, maintenant et ici, l'on n'engage pas la bataille pour stopper la politique gouvernementale.

Ce n'est pas en faisant l'éloge de la politique étrangère de Chirac qui ne serait pas, lui, un "caniche de Bush", ni en espérant un réflexe gaullien pour sauver GDF, que l'on mènera ce combat. Le dit réflexe gaullien avait déjà été manipulé par Sarkozy en 2003, on a vu ce qu'il en a été. En fait, c'est beaucoup plus simple.

Tiré de la Lettre de Liaisons Numéro 191 du 19 septembre 2006

11 septembre 2006

Irak : Troupes US contre Congrès des libertés

Reçu de Solidarité Irak

Grève dans le pétrole en Irak : les troupes US s'acharnent sur le Congrès des Libertés

[vous pouvez faire parvenir vos message de soutien à ifcongress@gmail.com,
copie à contact@solidariteirak.org]

Ces mercredi 6 et jeudi 7 septembre 2006, à deux reprises, les forces américaines ont chargé et mis à sac les locaux du Congrès des libertés en Irak (IFC) à Bagdad.

Déjà, le 12 août, les forces américaines avaient attaqué le local du Parti communiste-ouvrier d'Irak, l'un des composantes de l'IFC, à Kirkouk, en raison du rôle joué par ce parti dans les manifestations et mouvement sociaux contre le gouvernement régional du Kurdistan.

Ces assauts répétés ne sont pas le fruit du hasard. L'IFC, qui dispose d'une forte base syndicale, est à l'initiative de la grève dans le secteur pétrolier iraquien. Le Syndicat général des ouvriers du pétrole et son leader Hassan Jumaa, la Fédération générale des syndicats en Irak et la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak sont tous membres de l'IFC et soutiennent concrètement le mouvement. Le 2 août dernier, la grève a commencé à Bassora en bloquant les centres de production, mais aussi le port industriel de Bassora - principal lieu d'exportation du pétrole irakien.

Elle s'est ensuite étendue à la région de Bagdad, où, à l'appel de la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak, vient de se tenir la rencontre des syndicalistes des différentes secteurs en grève (pétrole, cimenteries de Sulaymania, employés municipaux de Bagdad) et où a été discutée l'extension de la grève du pétrole.

Le Congrès des libertés en Irak (IFC), dont le slogan est « Construire une alternative démocratique, laïque et progressiste contre l'occupation US et l'Islam politique en Irak », est en train de devenir la principale force de résistance civile de gauche dans ce pays. Elle doit lancer, dans les semaines qui viennent, sa propre chaîne de télévision par satellite.

Nous attendons plus d'informations sur ce qui s'est passé, mais il y a tout lieu de penser que les forces américaines ont décidé de lancer une campagne d'intimidation contre cette force capable de bloquer la production pétrolière.

Plus d'informations :

Solidarité Irak,
www.solidariteirak.org

Congrès des libertés en Irak
www.ifcongress.com

29 août 2006

AWL : Comment unifier les prolétaires arabes et juifs

Présentation :
la publication de notre précédent billet intitulé "de droles de marxistes" a provoqué, ces drniers jours, sur le Forum des Amis de LO, des réactions de militants ahuris par les faits rapportés et d'autres présentant les camarades de l'AWL comme des "trotsko-sionistes". Afin de pouvoir donner à nos lecteurs la possibilité de juger de cette caractérisation, nous reproduisons un texte de l'AWL présentant leur position sur le conflit Israël/Palestine et l'orientation à développer pour unifier les travailleurs juifs et arabes dans la région.

Nous reviendrons ultérieurement sur certains points de ce texte.
La rédaction d'APS

Comment unifier les prolétaires arabes et juifs
Alliance for Workers Liberty

Pour les militants de la classe ouvrière, la question de la Palestine est déterminée par les principaux éléments suivants :

a) En 1948, des immigrés originaires d’Europe, d’Amérique et des pays arabes ont créé un nouvel État juif, Israël. Le noyau de ces immigrés était constitué par des réfugiés qui fuyaient l’antisémitisme européen, y compris par des hommes et des femmes qui avaient survécu au pire crime raciste commis jusqu’alors, le massacre hitlérien de six millions de Juifs.

L’État juif dépend fortement de subventions financières extérieures, et il joue aujourd’hui le rôle d’un État satellite de l’impérialisme américain, bien qu’il ait ses propres intérêts et des projets autonomes.

b) La majorité des Palestiniens ont été victimes de déplacements forcés. Une partie d’entre eux sont devenus des réfugiés et souvent des apatrides, en dehors de Palestine. Le reste est constitué par une minorité opprimée qui vit soit dans les frontières de l’État d’Israël avant 1967, soit sous occupation militaire israélienne en Cisjordanie et à Gaza.

c) Il existe un conflit national chronique entre le prolétariat juif israélien et le prolétariat arabe dans la région, ainsi qu’entre les travailleurs juifs et arabes en Israël et dans les Territoires occupés. Cet antagonisme paralyse la classe ouvrière dans toute la région depuis des dizaines d’années.

d) Notre tâche est d’expliquer et d’analyser ces différents facteurs, et nous demander quel programme les révolutionnaires doivent-ils proposer pour résoudre le conflit judéo-arabe en Palestine et dans la région.

Il faut rejeter la théorie des « bonnes » et des « mauvaises » nations Assimilant totalement le sionisme à l’impérialisme, la plus grande partie de l’extrême gauche considère le projet sioniste comme le fruit d’un « complot ». La condamnation absolue du « sionisme » et des « sionistes » implique que ces militants ne reconnaissent aucun droit aux « sionistes » en Palestine, sauf peut-être des droits individuels.

À une analyse de classe, ils substituent donc une analyse en termes de nation et de communauté. Certes, l’extrême gauche admet généralement que les classes dirigeantes arabes ont maintes et maintes fois massacré les Palestiniens et qu’elles les condamnent délibérément à être des pions sur l’échiquier politique du Moyen-Orient, mais elle tient également les États arabes pour des forces « progressistes ». L’extrême gauche considère souvent le conflit judéo-arabe comme partie prenante d’une lutte mondiale entre les camps « progressiste » et réactionnaire, entre le bien et le mal, et elle le réduit quasiment à un conflit entre les « bons » et les « méchants » peuples. À ce type d’analyse, nous opposons les principes marxistes fondamentaux. Les conflits de classes sont pour nous décisifs. Nous abordons toutes les questions des conflits nationaux et communautaires du point de vue de la lutte des classes et du programme prolétarien qui entend résoudre de tels conflits par la démocratie intégrale.

Une nation juive existe en Palestine

Les Arabes palestiniens sont cruellement opprimés, mais une nation juive existe en Palestine. Les Juifs israéliens ne sont pas une caste exploiteuse, comme les Blancs d’Afrique du Sud, mais une nation à part entière. La classe ouvrière israélienne est principalement juive. La plupart des Juifs israéliens habitent le pays parce qu’ils y sont nés. On ne peut leur nier ni leur droit de rester là-bas, ni leur droit de s’estimer une nation, ni le droit de cette nation à une existence nationale, c’est-à-dire à un territoire national. Nous soutenons la lutte des Arabes palestiniens contre l’oppression et contre tout déplacement de population, mais nous nous opposons à toute atteinte, implicite ou explicite, aux droits des Juifs. Nous préconisons des compensations financières pour les Palestiniens, la division des territoires que se disputent les protagonistes du conflit, et la conciliation entre les deux peuples. Nous soutenons la création immédiate d’un État arabe palestinien aux côtés d’un État juif-israélien (une version modifiée d’Israël). Nous appelons à mettre fin à toute discrimination contre les Arabes vivant sous autorité israélienne. Nous exigeons l’égalité totale des droits civiques pour les Arabes palestiniens d’Israël et soutenons le droit pour les régions à majorité arabe en Israël de faire sécession.

Les militants révolutionnaires doivent aborder la question des deux points de vue en même temps, et fusionner ces deux perspectives en une seule. Nous luttons contre le chauvinisme et l’exclusivisme national partout, que ce soit en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord, ou en Palestine ; or, les Juifs israéliens sont effectivement chauvins et veulent bénéficier de droits exclusifs en Palestine. Nous soutenons donc tous ceux qui, en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, luttent pour l’égalité entre Arabes et Juifs. Mais les droits des Juifs en Palestine ne peuvent être soumis à aucune condition préalable : on ne peut leur demander notamment de se débarrasser immédiatement de tout chauvinisme et de tout exclusivisme national. Les Juifs ont droit à une portion de territoire national en Palestine parce qu’ils y habitent et que la majorité d’entre eux y sont nés. Leurs droits ne peuvent dépendre de leur conduite dans ce territoire. De même que toute nation a le droit d’exister, quelles que soient les politiques racistes ou discriminatoires de son gouvernement.

Nous affirmons le droit à l’autodétermination des Juifs israéliens ; nous soutenons ceux qui, en Israël, luttent contre le chauvinisme et l’exclusivisme et pour l’égalité totale des droits des citoyens juifs et arabes ; nous souhaitons que le maximum de biens et de terres soient restitués aux Arabes palestiniens, à condition que ne soient pas niés les droits des Juifs, c’est-à-dire nous soutenons leur droit à jouir d’un État palestinien indépendant. Tous ces éléments doivent être intégrés dans un point de vue cohérent, socialiste et prolétarien.

La formule d’une Palestine unie, démocratique et laïque ne marche pas

1. Nous sommes généralement pour les Palestiniens opprimés contre l’État oppresseur : Israël. Nous souhaitons une solution qui donne aux Arabes palestiniens et aux Juifs israéliens le droit à une vie nationale.

2. La proposition (avancée dans les années soixante par l’OLP et largement reprise par l’extrême gauche) d’unifier les deux nations palestiniennes, les Arabes et les Juifs, dans un État unique, laïc et démocratique, est malheureusement utopique. Une telle fédération est impossible dans l’immédiat.

3. On ne peut pas escamoter les problèmes posés par l’identité nationale, et encore moins par l’oppression nationale et les conflits nationaux. On ne peut fusionner, de façon administrative, deux nations hostiles. Là où règne l’oppression nationale, l’exigence d’ « oublier les différences nationales » est généralement une façon déguisée pour l’oppresseur de faire valoir sa volonté. Dans un futur proche, une Palestine unie qui se créerait sans intervention extérieure serait un État dans lequel les Juifs israéliens opprimeraient les Arabes palestiniens : en clair, un Grand Israël. Inversement, les amis des Palestiniens qui proposent une « Palestine laïque et démocratique » souhaitent en réalité que les États arabes conquièrent les territoires où habitent actuellement les Juifs israéliens. Quelle que soit la sincérité des partisans de ce slogan mis en avant par la propagande nationaliste arabe, sa mise en œuvre ne représenterait pas une solution démocratique. Elle n’aboutirait, au mieux, qu’à inverser la situation actuelle, à transformer les Juifs israéliens d’oppresseurs en opprimés.

La revendication d’une « Palestine laïque et démocratique » ne répond pas au problème national immédiat. Elle représente une perspective souhaitable, dans un avenir forcément lointain, lorsque la question nationale aura commencé à disparaître, car elle aura été résolue par d’autres moyens, quand les préjugés nationaux et les identités nationales auront commencé à disparaître définitivement.

En ce qui concerne l’oppression dont sont actuellement victimes les Palestiniens, ce slogan ne leur propose aucune perspective progressiste. Dans sa version utopique, il leur demande de rejeter tous leurs préjugés nationaux, et ensuite de convaincre leurs oppresseurs de faire la même chose.

Dans sa version nationaliste arabe, il leur propose, en termes codés, d’attendre l’élimination des Juifs israéliens par les États arabes. La Cisjordanie, la Bande de Gaza et les Arabes en Israël

4. Dans l’immédiat, nous exigeons la création d’un État palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza, en conformité avec le droit à l’autodétermination du peuple de ces territoires.

5. Un « mini-État » en Cisjordanie et à Gaza pourrait certes alléger un peu la situation, mais le conflit national entre les Arabes palestiniens et les Juifs israéliens perdurerait. La solution définitive de ce conflit exige un programme de bien plus grande envergure.

Pour un territoire national abritant quatre millions et demi de Palestiniens, la grandeur et les ressources de ces zones situées aux marges de l’État israélien sont très limitées. Elles ne peuvent offrir aux Palestiniens une patrie aux dimensions suffisantes.

6. En même temps, 600 à 700 000 Arabes continueraient à vivre sous la férule de l’État israélien. Les Arabes israéliens estiment - avec raison - qu’ils appartiennent à la nation arabe palestinienne. Ils pensent qu’ils ont des droits dans les zones où ils habitent (et ont habité depuis des siècles), et que le territoire d’Israël ne peut être la propriété exclusive des Juifs. La question des Arabes israéliens n’est pas une question séparée qui ne concernerait qu’une « minorité » ; elle fait partie intégrante du conflit judéo-arabe global. Les zones majoritairement arabes d’Israël doivent donc pouvoir se séparer d’Israël et se joindre à un État arabe palestinien.

Plus d’un million de Palestiniens vivent en Jordanie, où ils forment au moins la moitié de la population. Ils sont soumis à l’autorité d’une monarchie artificiellement créée par l’impérialisme britannique, puis soutenue militairement et financièrement par la Grande-Bretagne, les États-Unis et les pétro-monarchies. Nous prônons le renversement de la monarchie jordanienne et la création d’une fédération, ou bien la fusion, entre le mini-État palestinien et une Jordanie démocratique.


Une fédération socialiste

7. S’il est possible de l’instaurer, une relation fédérale (forcément symbolique au départ) entre un État arabe palestinien et un Israël modifié - ou une fédération plus large - fondée sur des accords garantissant les droits de la minorité et des travailleurs arabes en Israël, serait une meilleure solution qu’un repartage complet.

a) Actuellement, les deux nations sont fortement entremêlées. Beaucoup d’Arabes vivent en Israël, et de nombreux habitants de Cisjordanie et de Gaza travaillent en Israël. L’intégration complète des deux nations n’est pas possible à court terme, à cause de l’hostilité entre les deux nations. Pourtant nous devons essayer de réduire au minimum la période de séparation.

b) Économiquement, nous préférerions évidemment une unité plus grande entre les deux nations. L’isolement économique actuel d’Israël par rapport aux pays voisins est irrationnel d’un point de vue économique. Il conduit Israël à dépendre politiquement des États-Unis, etc. De façon plus générale, la division du Moyen-Orient en plusieurs États-nations, surtout de petite taille, intensifie l’étroitesse nationale et communautaire, le sous-développement économique et les risques de manipulation impérialiste. Un État combinant la Cisjordanie et Gaza, voire un État unifiant la Cisjordanie et la Bande de Gaza avec la Jordanie (où la moitié de la population est d’origine palestinienne), serait économiquement très faible et donc forcément dépendant d’États comme Israël (principal employeur des travailleurs de la Cisjordanie et de Gaza) ou l’Arabie Saoudite (patron de l’État jordanien actuel). Nous sommes favorables à une fédération socialiste du Moyen-Orient qui garantira l’autodétermination à toutes les minorités nationales (Juifs israéliens, Kurdes, etc.). Mais cela ne doit pas nous empêcher de soutenir la création de fédérations plus petites, comme dans le cas de la Palestine.


Sionisme et antisémitisme

Le sionisme historique, de 1897 (début du mouvement sioniste en Europe) à 1948 (création de l’État d’Israël) n’a absolument pas pris en compte les conséquences de la création d’un État juif pour le peuple arabe palestinien qui habitait déjà sur les territoires choisis pour fonder l’État juif. Ces conséquences se sont révélées catastrophiques. Pourtant, ni le sionisme historique ni le sionisme d’aujourd’hui (l’attachement des Juifs pour Israël, quelle que soit la forme qu’il prenne) ne peuvent être identifiés au racisme. L’État d’Israël est un État qui mène une politique raciste et s’est fondé sur des institutions racistes. Mais il n’est pas le produit, ni hier ni aujourd’hui, d’un complot raciste ; il résulte plutôt des efforts du peuple juif opprimé pour se défendre par des moyens nationalistes dans le monde de l’Holocauste, de l’impérialisme, de la guerre et des conflits nationaux.

On ne peut pas non plus tracer un trait d’égalité entre sionisme et impérialisme. Les sionistes ont créé l’État d’Israêl pour des raisons qui leur étaient propres (et parfaitement compréhensibles après l’Holocauste), et grâce à leurs propres efforts.

Ils se sont alliés à l’impérialisme britannique pendant une époque, mais l’ont ensuite combattu ; ils sont aujourd’hui les alliés des États-Unis, mais à l’époque de la guerre de 1948 c’est l’URSS, par l’intermédiaire de la Tchécoslovaquie, qui leur a fourni des armes. Certains groupes d’extrême gauche, en Grande-Bretagne, ont proposé d’ « interdire les organisations sionistes » (ou d’instaurer un embargo contre Israël), mais cela reviendrait à interdire le nationalisme spontané des masses juives - et ce serait donc une position antijuive. Au nationalisme juif israélien nous opposons l’internationalisme, au sectarisme religieux et à l’idéologie de la suprématie juive en Israël (ou dans tout autre État juif qui pourrait apparaître à la suite d’un repartage) nous opposons la démocratie. En Israël (aujourd’hui comme demain) nous défendons :

- l’égalité totale des droits individuels pour tous et le respect des droits de la minorité nationale arabe,
- l’emploi sans restriction des travailleurs arabes dans toutes les grandes industries,
- la cessation de l’alliance avec l’impérialisme américain et de la fourniture d’armes à l’Afrique du Sud, aux dictatures d’Amérique centrale, etc.
- la séparation entre la religion et l’État,
- la suppression des aspects spécifiquement « sionistes » de l’État, notamment la dissolution des organisations quasi étatiques comme l’Agence Juive et le Fonds National Juif, qui fournissent des fonds et des services exclusivement aux Juifs,
- la création d’un mouvement ouvrier indépendant à la fois de l’État et du patronat.

Le « droit au retour » des Palestiniens

Nous demandons que les États-Unis et Israël versent des compensations aux réfugiés pour assurer l’installation des Arabes palestiniens dans leur futur État. Il est aujourd’hui impossible que les Arabes palestiniens récupèrent la totalité de la Palestine sans réprimer le peuple juif. Et les droits nationaux des Juifs israéliens ne peuvent dépendre ni de la disparition de l’idéologie « sioniste » chez les Juifs, ni de leur acceptation d’un retour de tous les Arabes palestiniens dans toute la Palestine. Cependant, en Israël nous sommes favorables à des lois sur l’immigration permettant aux Arabes d’entrer et sortir librement d’Israël, ou d’aller y habiter s’ils le veulent. L’établissement de conditions d’entrée très souples pour les Arabes serait une contribution essentielle à la réconciliation nationale et à l’unité des travailleurs.

c) Nous expliquons aux Juifs israéliens qu’une nation qui en opprime une autre ne peut être libre ni vivre en sécurité. Si les Juifs israéliens veulent jouir de la paix, de la liberté et de la sécurité, ils ne pourront y parvenir qu’en ayant une attitude démocratique face aux peuples arabes.

De même nous expliquons aux Arabes palestiniens que toute solution qui aboutirait à réprimer les Juifs israéliens serait régressive et réactionnaire.

Israël et les États arabes

8. Bien que les États arabes aient été victimes d’attaques prédatrices de la part d’Israël, ce sont des États bourgeois ou bourgeois-féodaux et ils ont des ambitions expansionnistes et prédatrices. Ils ont cruellement opprimé et massacré les Arabes palestiniens plus d’une fois. Bien que nous nous rangions parfois aux côtés des États arabes lorsqu’ils sont attaqués par Israël, nous ne soutenons pas la destruction d’Israël par les forces militaires des États arabes.

Alliance for Workers Liberty


Traduction réalisée par Sans Patrie Nie Frontière
(
http://mondialisme.org/)

23 août 2006

Soutien à la grève des travailleurs du pétrole de Bassorah !

Sous la direction du syndicat du pétrole du Sud, les travailleurs de la Oil Pipes Company à Shoayba dans la ville du sud de l’Irak, Bassorah, ont commencé une grève générale le 22 août 2006 à 8 heures du matin. Cette grève a complètement paralysé tout pompage du pétrole dans tous les ports irakiens à Bassorah.

Cette grève survient après des mois de protestation des travailleurs contre la détérioration de leurs conditions de travail et contre les bas salaires. Les revendications des travailleurs sont les suivantes :
1. Les salaires doivent être payés en temps et en heure.
2. Les heures supplémentaires doivent être payées.
3. Augmentation des allocations sociales des travailleurs.
4. Fourniture d’ambulance sur les lieux de travail pour le transfert à l’hôpital des salariés malades.

Le gouvernement et son administration ont fermé les yeux devant ces revendications des salariés depuis des mois. Aussi, les travailleurs ont été contraints de faire usage de l’arme de la grève pour imposer leurs revendications au gouvernement et à la South Oil Company.

Nous exprimons notre soutien aux travailleurs et à leurs revendications. Nous demandons que le gouvernement et son administration satisfassent immédiatement ces revendications. Nous tenons les forces d’occupation et le gouvernement installé par celles-ci comme responsables des conséquences de cette grève.

Nous appelons toutes les organisations ouvrières, syndicats et tous les amoureux de la liberté à soutenir cette grève et à exercer une pression sur le gouvernement irakien pour que celui-ci satisfasse les revendications des travailleurs du pétrole de Bassorah.

Organisation à l’étranger du Worker-communist Party of Iraq.

21 août 2006

Défendons Ahmed Batebi !

Brève du 19 Août, 2006 - 15:18
Repris du site de l’AWL ( http://www.workersliberty.org/node/6796 )

Durant le soulévement étudiant de 1999 contre la République Islamique, le jeune Ahmed Batebi, âgé de 21 ans, fit la une du magazine The Economist et devint un symbole du mouvement pour la démocratie en Iran. A la suite de cela, il fut arrêté et soumis à une longue période de tortures dont ont résulté des nombreuses complications médicales. La conférence annuelle du NUS (National Union of Students – Syndicat National des Etudiants) de Grande Bretagne l’avait élu Vice-Président Honoraire en solidarité avec l’opposition étudiante à la dictature iranienne.

Ahmed a été relaché en janvier dernier puis ré-arrêté en juillet. Il est maintenant en grève de la faim pour protester contre son arrestation et les mauvais traitements. Le militant étudiant Akbar Mohammadi a été récemment tué dans la prison d’Evin, de sinistre réputation. Seule une pression massive militante de solidarité peut prévenir le meurtre d’Ahmed par la République Islamique.

Depuis que nous avons lance la campagne ENS (Education is Not for Sale), celle-ci a pris position fermement en solidarité avec les étudaints, les travailleurs et femmes d’Iran, à la fois contre les bruits de botte US et contre la dictature théocratique d’Iran. Depuis l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmedinejad, cette tache est urgente que jamais. Rejoignez la campagne de défense de Ahmed Batebi !

Envoyez vos mails de protestation à consulate@iran-embassy.org.uk et adressez nous une copie à sofie.buckland@nus.org.uk

25 juillet 2006

5000 manifestants à Tel-Aviv contre la guerre

Source : http://zope.gush-shalom.org/home/en

Le mouvement pacifiste israélien Gush Shalom annonce :

« Ils sont venus de tout le pays, Juifs et Arabes, des abris anti-aériens de Haifa et de Nazareth comme des banlieues encore sures de la métropole de Tel-Aviv. La troisième manifestation contre la guerre au Liban a attiré un nombre plus grand que les premières. Tandis que la première a compté 100 participants, et que la seconde a atteint environ 1000, cette fois –ci ( 22 juillet 2006) quelques 5000 ont défilé »

Lire le récit complet et voir les photos ici

22 juillet 2006

la Palestine aux côtés d’Israël ! Israël Hors des Territoires Occupés !

Comité pour 2 Etats : la Palestine aux côtés d’Israël
Israël Hors des Territoires Occupés !


Nous appelons les syndicalistes et autres militants à soutenir l’appel ci-dessous, à travailler avec le Comité pour 2 Etats, et à faire entendre la revendication de « Deux Etats : Israël hors des Territoires Occupés ! » au sein de vos propres organisations.

S’il vous plait : signer cette déclaration et rejoignez le Comité pour 2 Etats. Faites signer cette déclaration et retournez les signatures au Comité pour 2 Etats à l’adresse : PO Box 823, London SE15 4NA.
Tel : 07950 978083. Web : www.links-not-boycott.org.uk.

• Nous dénonçons à la brutalité de l’occupation israélienne dans les Territoires occupés.

• Nous nous opposons à la destruction de la vie économique et politique dans les Territoires occupés.

• Nous voulons le retrait immédiat de l’Etat israélien des Territoires occupés.

• Nous sommes opposés au ciblage et au meurtre de citoyens israéliens innocents par des militants palestiniens.

• Nous sommes opposés aux commandos-suicides islamistes qui se tuent en tuant des civils juifs, nous nous opposons politiquement au Hamas et au Djihad Islamique qui ne combattent pas seulement l’occupation israélienne mais qui visent la destruction d’Israël et l’instauration d’un état théocratique.

• Nous nous prononçons en faveur d’un Etat palestinien complètement indépendant sur la Rive Ouest, à Gaza et à Jérusalem Est, aux côtés d’Israël.

• Nous sommes en faveur d’un traitement généreux d’Israël envers les réfugiés palestiniens, basé sur un accord commun et un compromis entre les deux peuples.

• Nous sommes contre la vision communément répandue dans la gauche britannique qui tente de présenter comme un argument « raisonnable » la destruction d’Israël par la création d’un seul « Etat démocratique et laïque » (en fait arabe).

• Un tel Etat ne peut être créé que par la soumission forcée des Juifs israéliens. Ce qui n’est ni souhaitable, ni raisonnable.

• Un futur commun de ces nations, au sein d’une future fédération démocratique de toute la région, est à désirer. Mais de telles relations ne peuvent s’établir qu’au moyen d’un accord volontaire des peuples concernés. C’est à dire sur la base de la reconnaissance que tous les peuples ont droit à leur propre Etat et le droit de ne pas être incorporé de force dans un autre Etat.

• Nous sommes en faveur de deux Etats pour ces deux peuples car c’est la solution la meilleure et la plus équitable, la solution la plus démocratique possible. C’est le seul compromis concevable pouvant mener à la fin du conflit entre les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens.

• Nous sommes pour la paix, la réconciliation et le compromis. Nous sommes contre le chauvinisme et la bigoterie.

• Nous sommes contre l’antisémitisme et la haine anti-musulmane. Rejoignez le Comité et aidez-nous !


Comité pour 2 Etats : www.links-not-boycott.org.uk.


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WAC : Arrêtez cette guerre destructrice !

Arrêtez cette guerre destructrice !
Ce sont les travailleurs de chaque côté qui en paient le prix !
Une déclaration du Centre de soutien aux travailleurs en Israël.

Une déclaration du Centre de soutien aux travailleurs (WAC, Workers Advice Center) en Israël sur l’attaque israélienne au Liban.

Depuis le 12 juillet, Israël mène une guerre meurtrière et disproportionnée au Liban. Il a tué des centaines de civils innocents, dont des familles entières. Il a détruit la plupart des infrastructures au sud du Liban, créant un désastre humanitaire. Ceux qui souffrent le plus de cette situation sont les travailleurs et les pauvres. En même temps, les IDF (Forces de Défense Israéliennes) continuent de matraquer Gaza, tuant ici aussi des civils innocents. Le but au-delà de toutes ces destructions est de restaurer un pouvoir de dissuasion pour ce pays. Il a besoin de ce pouvoir afin de pouvoir continuer à se comporter de manière unilatérale, sans concessions vis-à-vis des Palestiniens ou des Syriens.

Mais dans la guerre présente, Israël aussi a souffert de pertes civiles, des morts et des blessés, parmi le demi million d’habitants qui vit dans les localités juives ou arabes du nord. Les travailleurs de tous les camps de ce conflit n’ont rien à gagner à cette guerre, qu’elle qu’en soit l’issue.

Concernant les milices palestiniennes et libanaises, le WAC, qui représente les travailleurs progressistes arabes et juifs en Israël, ne voit aucune justification à leurs actions militaires, qu’elles ont entrepris sans consulter leur peuple, et qui donnent à Israël le prétexte tant désiré pour une démonstration de force tout en exploitant les divisions au sein du camp arabe.

Nous sommes inquiets de la passivité manifestée par la communauté internationale qui accepte l’usage inconsidéré de la force par les IDF. Nous appelons les partis et les organisations des travailleurs dont les syndicats du monde entier, à exiger un cessez-le-feu et le retrait des forces israéliennes en deçà de la frontière internationale.

Israël justifie ses destructions massives en arguant qu’il a été attaqué en premier. Mais s’il était vraiment intéressé par la paix, il aurait pu arriver à un traité depuis des années avec la Syrie, avec le Liban et, plus important encore, avec le peuple palestinien. Tout ce dont il avait besoin aurait été de se retirer des zones qu’il a conquises en 1967 et de reconnaître les droits légitimes de ces peuples.

Sans un tel retrait israélien, il n’y aura ni paix, ni stabilité. Il est temps d’arrêter les combats et de commencer les négociations sur la base de principes qui garantissent l’indépendance et le développement pour tous les peuples de la région.

Visitez le site www.workersadvicecenter.org

AWL : Arrêtez l'assaut israélien contre Gaza et le Liban !

Israël hors des territoires occupés ! Deux nations, deux Etats ! Laissez les Palestiniens avoir leur propre État indépendant aux côtés d’Israël !

Une fois encore, des actions de guérilla, provocatrices et insensées, à petite échelle, par les milices du Hamas et du Hezbollah contre Israël, ont déclenché une réponse énormément disproportionnée. A Gaza et au Liban, Israël a déployé des attaques militaires brutales entraînant des pertes civiles considérables.

Le gouvernement israélien agit comme s’il voulait rendre impossible tout règlement négocié. Il espère obtenir par la force ce qu’il ne pourrait obtenir par des négociations : l’annexion d’une partie non négligeable du territoire qu’il a conquis lors de la guerre provoquée par l’Égypte et d’autres pays en 1967 et la réduction de tout futur État palestinien à une collection de territoires morcelés.

Le gouvernement israélien tente d’exploiter l’opportunité qui lui a été donnée par la victoire du Hamas lors des élections palestiniennes. L’escalade israélienne a commencé peu après que le Hamas ai à moitié reconnu Israël, faisant marche arrière face à la proposition du président palestinien Mahmoud Abbas de tenir un référendum dans les territoires occupés sur la reconnaissance d’Israël et pour une politique de « Deux États ». Est-ce que le gouvernement israélien craignait que le succès d’Abbas le mette sous pression pour négocier?

Le gouvernement israélien veut agir unilatéralement pour réduire tout « État palestinien » à une série de bouts de territoires entourés par des positions militaires israéliennes – pour rendre impossible un État palestinien indépendant. Inversement, le Hamas ne pouvait que se douter de la réaction qu’il provoquerait par la capture d’un soldat israélien. Mais le Hamas préfère jouer avec la vie des Palestiniens plutôt que de poursuivre la réalisation d’un État palestinien. Pourquoi? Parce que le but explicite à long terme du Hamas est de détruire Israël et d’établir un État islamique gouverné par la loi de la Sharia. Ce but réactionnaire et absurde, s’il est réalisé grace à un pouvoir suffisant, signifierait le génocide des Juifs israéliens.

Le Hezbollah, le mouvement islamiste au Liban, est venu appuyer les purs et durs du Hamas en kidnappant des soldats israéliens. Une fois encore le gouvernement israélien a répondu avec un assaut extrêmement disproportionné contre le Liban, avec des pertes civiles nombreuses et considérables parmi la population libanaise en général.

Les victimes de cette offensive ont été jusqu’à maintenant le peuple du Liban et de Gaza, la classe ouvrière israélienne et la population de la Cisjordanie occupée qui voit le risque accru d’un dépeçage israélien imposé sur son territoire.

La Syrie et l’Iran ont battu les tambours en appui au Hezbollah et se sont révélés eux-mêmes comme les impérialistes régionaux qu’ils sont. Mais ici le pouvoir décisif de détruire, ou de préserver, les possibilités de paix est entre les mains du gouvernement israélien.

Nous appuyons le mouvement pour la paix en Israël et ses manifestations contre cette nouvelle guerre. Nous appuyons les forces laïques et démocratiques dans les territoires occupés et au Liban qui résistent aux attaques israéliennes au nom d’un règlement qui garantirait à chaque nation dans la région – les Arabes palestiniens comme les Juifs israéliens – le droit à l’autodétermination dans la paix.


  • Pour la fin des attaques contre Gaza et le Liban !
  • Non à la réoccupation du Sud Liban !
  • Pour un État palestinien libre et indépendant aux côtés d’Israël !

Alliance for Workers'Liberty, 21 juillet 2006

16 juillet 2006

Guerre au Moyen Orient, un point de vue irakien

Arrêt immédiat des attaques terroristes !

Transmis par Solidarité Irak

Les attaques israéliennes sur le Liban sont un dangereux développement de la guerre entre les deux camps du terrorisme international.

Dans une grave escalade militaire au Moyen-Orient, l'aviation israélienne a, aujourd'hui, jeudi 13 juillet 2006, bombardé la ville de Beyrouth, causant ainsi des dizaines de morts et de blessés parmi les civils et la destruction de routes, de ponts, et de l'aéroport international de la capitale.

Cette escalade militaire se dit être une réponse à l'enlèvement de deux soldats israéliens par les milices paramilitaires du Hezbollah dans le Nord d'Israël et ses tirs de roquettes sur les villes et zones résidentielles. Israël et le Hezbollah continuent mutuellement et de façon barbare de prendre pour cible des villes et des zones d'habitation.

Cette événement dangereux coïncide avec l'invasion de Gaza qui a causé d'énormes destructions et des souffrances humaines, en particulier chez les femmes et les enfants, tout comme avec la terrible détérioration de la sécurité et le cercle vicieux de la guerre sectaire en Irak.

L'actuelle escalade militaire israélienne contre les peuples de Palestine et du Liban est le résultat du nouvel ordre mondial des USA et de sa guerre en Irak. C'est un nouveau front dans la guerre qui fait rage entre les deux pôles du terrorisme : le terrorisme d'Etat des USA et son allié local, l'Etat d'Israël, d'un côté, et les forces de l'Islam Politique du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, de l'autre.

Le terrorisme de l'Etat d'Israël contre les peuples du Liban et de Palestine n'a que faire de sa volonté affichée de libérer les soldats israéliens kidnappés. Son but est de terroriser le peuple de la région par le biais de la politique ignoble des attaques aériennes, semant ainsi la terreur pour des millions de gens, une politique qui a fréquemment été utilisée par l'infâme armée israélienne.

De l'autre côté, les milices et gangs de l'Islam Politique, soutenues par les régimes islamistes ultra-réactionnaires d'Iran et d'Arabie Saoudite, perpétuent leurs actions criminelles au nom du Djihad, de la résistance islamique, de la lutte contre les Juifs et tout l'arsenal idéologique hypocrite de l'Islam Politique afin de se justifier, de reproduire leur mouvement réactionnaire et de renforcer leur main mise sur les sociétés musulmanes par la terreur et le viol des droits humains élémentaires, des libertés et de l'égalité de millions de gens.

Notre parti condamne fermement ses agressions israéliennes et demande qu'elles soient immédiatement arrêtées. Nous condamnons aussi les actions militaires des milices islamistes contre des cibles civiles en Israël. Nous appelons à l'arrêt immédiat de la guerre et au cessez-le-feu. Nous rappelons notre position politique pour résoudre la crise du Moyen-Orient à propos de la question palestinienne, c'est-à-dire la nécessité urgente d'établir un Etat palestinien indépendant, laïque et non-nationaliste avec égalité des droits aux côtés de l'Etat d'Israël.

Nous appelons le peuple du Liban, de Palestine et d'Israël, tous les amis de la liberté, les laïques et progressistes du Moyen-Orient et du monde, à se lever fermement contre les actes terroristes des deux belligérants de ce conflit. Nous rappelons notre position que seul le camp de l'humanité, le troisième camp, peut stopper ce déchaînement de barbaries, résister à ces deux pôles du terrorisme international et les rejeter aux marges de la société.

A bas le terrorisme de l'Etat d'Israël !
A bas le terrorisme islamique !
Pour un Etat palestinien laïque et non-nationaliste !

Parti Communiste-ouvrier de Gauche en Irak, 13 juillet 2006